Archive pour 4 septembre, 2006

Aero – Album studio – 2004

Aero - Les Yeux d'Anne Parillaud La cinquième dimension. Ce CD, qui est doublé d’un DVD au son format 5.1, est le premier disque à offrir tous les standards de Jean-Michel Jarre au son 5.1. Cela signifie que chaque morceau a été enregistré dans l’esprit de l’enregistrement de l’époque, mais en prenant en compte la 3D du son surround propre au DVD. En ce qui concerne l’interactivité du DVD justement, elle est proche de zéro puisque l’objet principal de la partie vidéo est un gros plan sur les yeux d’Anne Parillaud, qui certes sont beaux, mais qui finissent par se faire fermer les miens. La CD a été mixé en super-stéréo pour ne pas léser les pauvres qui comme moi, n’ont pas de home-cinéma (écoutez Aero au casque, vous aurez une perception troublante de flottaison). Le son est au-delà des qualificatifs. Le disque s´enchaîne dune manière Aero - Album studio - 2004 dans Albums studios / Jarre jarre-poster-1impeccable, avec des transitions insolites entre chaque morceau (notamment le bruit gélatineux d´un oeuf au plat !).

 


> Un travail de mise en volume


Le choix des morceaux est astucieux, mélangeant moments calmes et spasmes électroniques. À mon grand plaisir, c´est la très éthérée et belle valse d´Equinoxe III qui a été préférée aux standards parties IV et V. Quant aux trois morceaux supplémentaires, ils sont un peu pâles au milieu d´airs déjà familiers. Dans cette catégorie, Aerozone tire son épingle du jeu. C’est une belle construction rythmique faite d’accélération et de décélération. Cela dit, la très belle orchestration de Souvenir de Chine et l´explosivité de Rendez-vous gomme toute retenue. Plus musclé et plus soigné que ses best-of, Aero est la rétrospective jarresque la plus ouverte sur l’avenir qui soit. Côté musique, que des bonnes choses. Les titres importants comme «Oxygène IV» ou «Souvenir de Chine» sont magistralement ré-interprétés, et certains morceaux comme «Oxygène II» ou «Champs Magnétiques I » font l’objet d’une rallonge dans le temps avec des intros toutes nouvelles, souvent réussies. La partition de saxophone a été entièrement repensé dans le «dernier rendez-vous» , l’un de mes morceaux préférés de Jean-Michel Jarre.


> Trois nouveaux morceaux


Pour couronner le tout, 3 titres, tous nouveaux, s’invitent sur le CD. Passons-les en revue rapidement. Le titre «Aero» est assez faible, il n’est qu’une redite du titre «Je me souviens», présent sur l’album «Métamorphoses». Cela nous ramène à la dream music incarnée par Robert Miles. Le titre «aerology» est un peu mieux, cela ressemble beaucoup à «Bells» sauf que la cloche pourrait avoir été remplacée par une guitare qui sonne comme celle des Shadows. Rien de vraiment exceptionnel. Enfin, le titre «aerozone» est le plus réussi des trois : on craint le pire quand le morceau démarre avec ce qui paraît d’emblée être une sonnerie de portable. Mais plus avant dans le morceau, l’ensemble se complexifie suffisamment pour nous faire oublier cet écueil initial.En bonus, il y a une version live de Rendez-vous IV qui est franchement très bien interprété avec l’aide d’un DJ.


Voici ce que Jean Michel déclarait en 2007 au sujet du 5.1 :

Je pense avoir défriché le terrain dans la manière d’utiliser le 5.1. Non pas comme des gens qui l’approchent pour le cinéma, ce qui a été fait jusqu’à maintenant, mais comme quelqu’un qui s’en sert vraiment pour la musique. Et, on s’aperçoit aujourd’hui que c’est pas très répandu, que le 5.1 pour le cinéma est très répandu, mais que le 5.1 pour la musique ne l’est pas beaucoup. Donc, effectivement, je pense avoir pas mal expérimenté dans ce domaine [depuis Aero, NDLR]. Maintenant [2007], on arrive à maturité, ce serait prétentieux de le dire, je pense que c’est un travail en continuité et en progrès qu’il faut faire.

 


> Titres de Aero sur le CD audio


1. Aero Opening (0:50) 2 sur 5
2. Oxygene 2 (7:41) 4 sur 5
3. Aero (3:09) 2 sur 5
4. Equinoxe 8 (1:24) 3 sur 5
5. Oxygene 4 (5:05) 4 sur 5
6. Souvenir de Chine (4:46) 4 sur 5
7. Aerology (3:40) 3 sur 5 
(Extrait promotionnel) Sous le titre « Organique et électronique »,Jarre nous dévoile un couplet et un refarin de son album révolutionnaire Aero, au son 5.1. Image de prévisualisation YouTube
8. Equinoxe 3 (6:33) 5 sur 5
9. Equinoxe 4 (6:46) 4 sur 5
10. Last Rendez-Vous (5:08) 5 sur 5
11. Zoolookologie (3:54) 3 sur 5
12. Aerozone (4:56) 4 sur 5
13. Magnetic Fields 1 (5:59) 2 sur 5
14. Chronology 6 (6:10) 4 sur 5
15. Rendez-Vous 4 (Live) (7:34) 4 sur 5


> Le saviez vous ?


 

  • La version live du quatrième rendez-vous est accompagné par le groupe Safri duo, un groupe danois de percussions, composé de Fuzzy (Jens Wilhelm Pedersen) et Anders Koppel. Cette prestation a été enregistrée lors du concert Aero à Aalborg, Danemark, en 2002.

 

 

Le son le plus bizzare : Parmi toutes les transitions spécialement conçus sur ce projet, il y en a un qui m’amuse beaucoup : le bruit d’un oeuf au plat, qui introduit une mini-reprise rouillée du refrain d’Equinoxe V.

 


> Ressources sur l’album


 

 

 

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Metamorphoses – Album studio – 2000

Métamorphoses - Photographie de François RousseauAngoisse de fin de siècle. Metamorphoses, c’est l’album du renouveau pour Jean-Michel Jarre. Il propose pour moitié des morceaux conçus pour le formatage radio, avec une foule de collaboratrices de talent, et pour moitié de morceaux planants instrumentaux. Et pour la première fois, des chansons en bonne et due forme (les voix ont été passées à la moulinette électronique). Le résultat est étonnant. Il se dégage de certains titres une émotion particulière. Le rapprochement avec le groupe «Air» tourne vite court quand on se penche sur l’extraordinaire richesse du matériau sonore proposé ici. À deux-trois morceaux insipides («Tout est bleu») ou besogneux («Give me a sign» et le très New Agien «Miss Moon») près, je ne doute pas que ce disque pourra être écouté avec plaisir dans dix ou quinze ans comme un sommet d‘originalité dans la discographie de Jean-Michel Jarre.

 


> Un parfum de Revolutions…


 À mon avis, c’est une manière de concrétiser l’essai raté dans le décevant album Revolutions. Il y a d’ailleurs une foule de similitudes avec cet album. Tout d’abord, le duo avec Natacha Atlas, la chanteuse égyptienne. Ce duo formidable fait beaucoup mieux que Revolutions, car il n’y a plus de partage entre le synthé et le chant. Tout cela se mêle très bien. Ensuite vient, dans mon ordre de préférence, «Hey Gagarin» , qui est très enlevé, avec une section de cordes synthétiques et «Gloria Lonely boy» , qui emprunte le son des années 90, mais avec un supplément d’âme. On sent aussi que Jarre tente de rattraper en marche le mouvement French Touch, en signant quelques titres où domine le vocoder. Pour ceux que l’irruption du chant perturberait dans ce nouvel album, ils peuvent se rabattre sur les «Millions of star» «Miss Moon» ou «Bells» qui sont des titres conventionnel.


> …et un zeste de Zoolook


Laurie Anderson (Copyright Big Nath 1999)Une chanson hommage à George Pérec «Je me souviens» ouvre l’album, elle n’est pas inoubliable, mais en même temps, elle n’est pas sans une certaine poésie. Des textes en anglais, interprétés par Laurie Anderson (la complice du projet Zoolook) viennent se greffer sur une «pattern» de batterie déglinguée. Dans la même veine, le violon (un vrai cette fois-ci) de Sharon Corr anime le titre «Rendez-vous à Paris». Original mais pas génial. Bref, de l’expérimental, tout en restant très radio friendly. Au rayon des déceptions, «Give me a sign» est une sorte de titre disco sans inspiration, un sous-Cerrone. «Tout est bleu» m’évoque les pires heures des boys band. Comment diable Jean-Michel Jarre s’est-il laisser aller à ça ? Hormis ces deux erreurs, les 10 autres chansons ont chacune un charme particulier, sans être des insoupçonnables. Ce disque est aussi un moyen détourné de rentrer petit à petit dans la musique sans paroles, 100% électronique.


> Titres de Metamorphoses


 

  1. Je me souviens (4:25) 5 sur 5
  2. C’est la vie (7:11) 5 sur 5 L’excellent premier single extrait de l’album
    Image de prévisualisation YouTube
  3. Rendez-vous à Paris (4:19) 3 sur 5
  4. Hey Gagarin (6:20) 5 sur 5
  5. Millions of stars (5:41) 5 sur 5
  6. Tout est bleu (6:01) 1 sur 5 Le décevant deuxième single issu de l’album
  7. Love love love (4:26) 2 sur 5
  8. Bells (3:49) 3 sur 5
  9. Miss Moon (6:08) 3 sur 5
  10. Give me a sign (3:49) 1 sur 5
  11. Gloria, lonely boy (5:31) 5 sur 5
    Image de prévisualisation YouTube
  12. Silhouette (2:29) 4 sur 5

 


Le saviez vous ?


 

  • Nous sommes en 2000. Les clips de Sting (un autre de mes artistes préférés) et Jarre ont eu la même idée à quelques mois d’intervalle. Un duo avec Cheb mami pour l’un,  »Desert Rose », l’autre accompagnant Natasha Atlas aux synthés, « C’est la vie ». Et, dans chacun des clips, nos deux gentlemen de prendre des poses sérieuses à l’arrière d’une voiture, muni chacun d’une caméra DV. Comme j’aime beaucoup ces deux artistes, cela me ferait trop de peine de devoir attribuer la paternité du concept à l’un ou à l’autre. Match nul donc, messieurs.
  • Pour parvenir aux 12 titres finalement contenus sur la galette, Jean Michel a écarté pas moins de vingt autres chansons qu’il avaient composé dans cette période fin de siècle. Nul d’autre qu’elle serviront sur les albums suivants ! Parmi celles-ci, une piste intitulée Crazy Saturday, qui sera réinterprétée sous le nom Metamorphoses au festival Global tekno, puis distribué sous le nom Body Language dans le cadre du produit Itunes « Live at the Printemps de Bourges, 2002.
  • L’album a été joué en avant première la veille de sa sortie au restaurant le Man Ray lors d’un mini-concert devant quelques centaines d’invités.

Les sons le plus bizzares : Je ne sais pas si cela avait déjà été fait avec tant de justesse, mais j‘aime bien l’utilisation d’un son qui évoque un dispositif d’arrosage automatique sur le titre Miss Moon. Et j’ajouterai le « bip-bbiip ! » de la connection 56 Ko qui sert de matrice au sublime morceau Hey gagarin.

À vous la parole !

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Ressources sur le web


 

 

 

 


 > Critiques anglophones de professionnels


 (Traduit de l’anglais)
 » Enregistré en 2000 et pas disponible aux Etats-Unis avant 2004, Métamorphoses est une autre de ces énormes productions par le maître de la musique électronique française. Offrant un éventail de chansons, Jarre et son armada de clavier – un merveilleux mélange de technologies vintage et dernier cri – plonge dans la notion de changement et d’évolution avec une efficacité remarquable en dépit du nombre pléthorique d’invités chanteuses ou instrumentistes. Ses collaborations avec Laurie Anderson (je me souviens) et Natacha Atlas (C’est la vie) sont magnifiquement réussies. Ce premier titre est un morceau conduit par une séquence dont la pulsation varie à mesure que les paroles sont articulées d’une manière syncopée dans des cadences alternantes. Le deuxième est un titre house orientalisant, avec des éléments de disco, de breakbeat, et même de jungle qui rentrent et qui sortent du mix après avoir laissé des traces d’eux-mêmes pour permettre de comprendre leur articulation. Atlas chante et soupire, suivant des séquences de rythmes brisés et baignant dans des pulsations acid-house tandis qu’un violon solitaire caresse les temps de breaks dans une orgie de tempos croissants avant un final de rythmiques trance. Les autres vocalistes sont Lisa Jacobs (Millions of stars), Deirdre Dubois (Miss Moon) et Véronique Bossa (Give me a sign). Du fait de ses nombreuses couleurs musicales, Métamorphoses est le plus aventureux enregistrement de Jarre depuis une décennie, et il articule son langage de musicalité transculturelle et son altruisme futuriste d’une manière fantastique. »

Thom Jurek, Allmusic.com / Titres sélectionnés : Je me souviens, C’est la vie, Millions of stars, Give me a sign / Note 4/5.

 

Oxygène 7-13 – Album studio – 1997

Oxygène 7-13 - Pochette de Michel Granger comme l'original de 1976. New Age. Vingt ans et quelques après Oxygène, Jean-Michel Jarre reconvoque ses premiers synthétiseurs et fait découvrir à une nouvelle génération un son chaleureux et enveloppant sur des orchestrations plus contemporaines. Certes, on «flotte» beaucoup moins en apesanteur dans cet «Oxygène»-là, mais tout de même, c’est un sacré voyage dans le temps. Bémol de taille pour ce nouvel opus, les mélodies ne sont pas aussi accrocheuses que de par le passé. Et pourtant, la partie 8 peut s‘écouter en boucle sans problème. Avec quelques outils en plus et à quelques redites près, cet album n’a pas trop à rougir de son illustre aîné.
Parfois, le piège de la musique techno semble se refermer sur Jarre mais il parvient à s’en détacher pour créer ses atmosphères si singulières.
C’est un achat sans risque pour qui ne sacralise pas trop l’œuvre originale.

 


 > Revue de détail


La partie 7 est très atmosphérique, très minimaliste, à force de l’écouter elle a fini par me lasser quelque peu.
La partie 8, le plat de résistance, est un titre calibré pour les boîtes de nuit. Jean-Michel Jarre a beau se défendre de faire la musique techno à proprement parler, ce titre est ce qui s’en rapproche le plus à ce jour. Quant à la mélodie, elle est juste-ce-qu‘il faut, bien dans l’esprit du morceau original (Je veux parler d’Oxygène 4). C’est d’ailleurs intéressant de comparer les refrains de ces deux tubes. Sauf qu’ici, il n’y a pas de solo en bout de course (Aaah ce solo !).
Avec la partie 9, on est encore plus dans l’original. Pas de risque d’être déçu de ce côté-là ! Les bandes d’Oxygène 1 ont été passés à l’envers et ralenties.

La partie 10 est… très différente. Selon moi, c’est un titre très réussi. Le son est vraiment très soigné, les bruitages sont bien là mais pas comme simple enjolivures. Le refrain est original, si bien que le fait qu’il n’y ai pas de rapport avec «Oxygène» n’est pas trop gênant. Oxygène 11 est un autre bon titre. Le côté «je laisse la machine jouer» de Jean-Michel Jarre est rapidement sauvé par son art unique de la composition. On avance dans ce morceau avec l’envie de connaître la fin, car il introduit petit à petit des sons de plus en plus originaux. Les grincheux pourront toujours estimer qu’un morceau très semblable figurait déjà sur le Live à Hong Kong, sous le titre «digisequencer». Disons que c’est original… sans être original.


 > On peut toujours finasser


poissono2.gifPourquoi 7 titres sur ce disque alors que l’original n’en comptait que 6 ? Selon moi, ce disque aurait été encore meilleur si «Oxygène 12» avait pu remplacer la 7. Parce que ce titre, je l’ai écouté des centaines de fois pour m’imprégner à la fois du son (déplacement du grave vers l’aiguë) et du jeu, concis, rapide. C’est la reprise du numéro 7 de cet album, mais agrémenté à la sauce séquenceur. La transition de la piste «12» à «13» est véritablement insolite ! Il s’agit d’un son qui est à mi-chemin entre le beuglement et le couinement du cuir d’un canapé. Je vous laisse imaginer ce que cela donne. Oxygène 13 s’inspire de la dernière partie de l’«Oxygène» de 1976, et franchement, je n’échangerai pas ce 6 contre ce 13-là (souvenez-vous, le bruit de la mer qui monte et qui descend, le son des mouettes dans le ciel…).

 


 > Conclusion, vite, vite !


Jean-Michel a composé en veillant à ne pas avoir plus de 8 parties musicales à la fois. Il a réutilisé les mêmes instruments et les mêmes pédales d’effet que sur le premier Oxygène.  Voilà, avec quelques outils en plus et à quelques redites près, cet album n’a pas trop à rougir de son illustre aîné. Je rêve néanmoins d’un monde où Jean-Michel Jarre pourrait aligner 13 bons titres sur un seul album. C’est un bon achat pour qui ne sacralise pas trop l’œuvre originale. Le mot de la fin va à Jean Michel, s’amusant des critiques autour de son projet : Il n’a jamais été question de faire « Oxygène 2″ comme on fait « Rocky 2″ ! (Keyboards, 1997) La pochette de l’album est signé du même artistes qui avait réalisé, à savoir le talentueux Michel Granger.


> Track-list d’Oxygene 7-13 


  1. Oxygene, part 7 (11:41) 5 sur 5
  2. Oxygene, part 8 (3:54) 4 sur 5
  3. Oxygene, part 9 (6:13) 4 sur 5
  4. Oxygene, part 10 (4:16) 1 sur 5
  5. Oxygene, part 11 (4:58) 3 sur 5
  6. Oxygene, part 12 (5:40) 5 sur 5
  7. Oxygene, part 13 (4:27) 5 sur 5 


    > Le saviez vous ?


  8. Cet album, suite de l’album de 1976, aurait pu s’appeler « Oxygène 2″ ! Certes, au niveau marketing, cela aurait sans doute mieux marché, mais dès lors, quelle confusion entre le nom des disques et le nom des morceaux, qui portent déjà des numéros ! Imaginons un instant Jarre devoir annoncer sur scène qu’il va jouer Oxygène 2, mais du premier album et réciproquement ! Finalement, Oxygène 7-13, c’est moins vendeur, mais c’est plus respectueux du public.
  9. Le vidéoclip d’Oxygène 8 existe en deux versions, une avec Jarre dans un univers clinique derrière des loupes, et l’autre est une animation traditionelle à vous couper le souffle.
  10. Le son le plus bizzare : Puisqu’il n’en faut qu’un, je me prononcerai pour la transition entre Oxygène 12 et 13. Il s’agit d’une espèce de son hybride entre le moelleux du cuir et un bruit de ressort usé vraiment très étrange.

> Les musiciens :

pictojeanmicheljarre.gif       pictofrancisrimbert.gifClaviers : Jean Michel Jarre / Francis Rimbert.

Instruments : VCS 3, AKS, Mellotron, Eminent, ARP 2600, Theremin, Yamaha CS-80, RMI Harmonic Keyboard, Roland TR 808, Quasimidi Raven, Clavia NordLead, Logic Audio, Kurzweil K2000, Synthex, Roland JV-90, Korg Prophecy, Roland DJ-70, Digisequencer, Akai MPC3000. Programmation : Christian Salès (certains sons d’Oxygène 8)Press Kit (partie 1) :

Image de prévisualisation YouTube

Press Kit (partie 2) :

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Press Kit (partie 3) :

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À vous la parole !

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> Ressources sur l’album

 

 

Chronologie – Album studio – 1993

Chronologie - Illustration de Michel Granger - Conception graphique Art Connexion Défier le temps. Chronologie, c’est le retour à une formule qui a fait le succès de Jean-michel Jarre, c’est-à-dire un album d’un seul tenant, et que l’on peut faire boucler car son début et sa fin se rejoignent. Comme un certain… Oxygène ! Est-ce le seul point commun avec le chef d’œuvre inaugural ? Et puis…. À peu près. Techniquement, il y a une foule de synthétiseurs qui ont vu le jour depuis 1976, mais sur ce disque, le côté Hi-Tech est totalement maîtrisé. Le tout est d’une précision diabolique, il fourmille d’une tonne de détails intéressants, il est surtout bourré de très, très bons titres.

 


 > Revue de détail


La partie I démarre sur un battement de cœur, c’est un titre qui comporte trois temps distincts, qui sont reliés par des transitions extrêmement bien réussies. Ce morceau est excellent, c’est une sorte de revival de l’ouverture d’Équinoxe, excellent morceau. La partie II est portée par un nombre d’effets sonores impressionnant. Et pourtant, il n’y en a pas un en trop ! Imaginez-vous un grand orgue qui se déhanche sur un tempo très élevé (165 bpm), bruissant d‘effluves électroniques. Au bout de deux ou trois écoutes, vos pieds ne peuvent s’empêcher de battre la mesure. Et l’interprétation live avec le final à la guitare électrique est encore plus époustouflante (sur le live de Hong Kong). Le jeu très véloce du guitariste Patrick Rondat n’est pas étranger à cette affaire. La partie III, c’est un titre plus lent, très intéressant pour le côté cristallin de la voix au premier plan et son interprétation à la guitare électrique. J’aime beaucoup la transition de la III vers la IV. La partie IV, c’est le titre-phare de l’album, ce n’est pas le titre que je préfère, mais il est remarquablement bien construit et sa mélodie vous trotte dans la tête longtemps. Le thème du temps est subtilement interprété ici. Le cliquetis d’une montre est utilisé comme une sorte de gros plan sonore, des sons sont ralentis plusieurs fois pour leur donner un aspect élastique (je pense tout de suite aux montres molles de Dali).
La partie V, c’est une descente en douceur et vers la fin, un petit couplet électro qui ne dépareillerai pas dans un album des Chemical Brothers, par exemple. Un brin hors sujet dans cet album.

(suite…)

En attendant Cousteau – Album studio – 1990

En attendant Cousteau - Image de synthèse par Pastelle Le pied de nez. En attendant Cousteau, c’est un plaidoyer pour la préservation de l’environnement. Il cohabite dans ce disque un thème réjouissant (Calypso 1) et un thème mélancolique, bien ficelé (Calypso 3). Entre les deux, une juxtaposition de sons (Calypso 2) qui fait rêver aux fonds marins ou au grand large, selon les choix. Intéressant mais uniquement vu comme un ponton entre deux morceaux plus consistants.

 


 > Le deuxième effet Cousteau


«En attendant Cousteau» est un monument de 45 minutes. Ici, de deux choses l’une. Soit vous aimez la musique relaxante et vous l’appréciez (comme moi) jusqu’à la dernière goutte, soit vous êtes hermétique à cela, ce qui se comprend très bien, et vous vous en passez. Si vous faîtes le pas, vous verrez, vous reviendrez toujours écouter ce disque avec bonheur.Calypso 1 donne envie de se chalouper. Ce morceau utilise le son des steel drums, ces instruments du pauvre, formés de bidons métalliques. C’est un air populaire, qui ne se prend pas trop la tête. La partie 2 est un exercice de design sonore qui débouche sur des rythmes électroniques assez étranges. J’ai toujours pensé que ce matériau pourrait remplacer le générique de «Thalassa», qui est hors d’âge. La partie 3 est une sorte d’hymne qui utilise des samples de la voix du Commandant Cousteau. Celle-ci est plutôt décevante et rappelle trop le final de l’album Revolutions, qui était déjà terne. C’est l’un des morceaux où l’on rentre le plus vite. L’intro se résume à 5 secondes ! Mais pour le reste, c’est bien agréable.
Dom’ et Jamie font pleurer les « synthés » dans un chassé-croisé de soli pleins d’emphase.
Dommage qu’il ne joue un morceau aussi puissant en concert depuis… À mon humble avis, cet album est à réserver aux seuls grands amateurs de musique électronique.


> Track-list d’En attendant Cousteau


1. Calypso (8:23) 5 sur 5 (videoclip) Ce clip magnifique est une version raccourcie du morceau originale au format radio.Image de prévisualisation YouTube
2. Calypso, Part 2 (7:10) 4 sur 5
3. Calypso, Part 3, Fin de Siècle (6:29) 4 sur 5
4. En attendant Cousteau (47:00) 5 sur 5

 


Le saviez vous ? 

 


  • Le titre de l’album  »En attendant Cousteau » est très énigmatique, mais initialement, il était prévu d’appeler le disque « Cousteau sur la plage », Cousteau on the beach. Alors que nous sommes en plein dans le début des tubes de l’été, le côté caraïbe et cocotier est évité et le produit fini y gagne en profondeur.
  • Le commandant Cousteau a inspiré plus d’un compositeur. On peut citer l’exemple de Vangelis, qui a composé Cousteau, ou François de Roubaix, dont les compositions n’ont pas été retenu pour illustrer un de ses reportages.

Le son le plus bizzare : Il n’y a pas de doute, pour moi, le son le plus étrange de ce disque, c’est le sample de la voix du commandant Cousteau qui semble passé à l’envers, dans Calypso 3, fin de siècle.


> Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif     pictodominiqueperrier.gifClaviers : Jean Michel Jarre / Michel GeissDominique Perrier. Détail des instruments utilisés (à compléter) : 

  • Jean Michel Jarre : synthétiseurs
  • Michel Geiss : synthétiseurs
  • Dominique Perrier : synthétiseurs
  • Guy Delacroix : basse
  • Christophe Deschamps : batterie
  • The Amoco Renegades : steel-drums

 

 

À vous de voter !

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> Ressources sur l’album

Revolutions – Album studio – 1988

Revolutions - Photo de Oliviero Toscani Tourner en rond. Le gros reproche que je ferai à ce disque c’est d’avoir utilisé des sons trop «grand public», c’est-à-dire de délaisser les recherches sur son propre son au profit de mélodies faciles et «catchy». Cet album est trop lisse, il manque cruellement d’accidents de parcours. Jean-Michel Jarre s‘est arrêté au milieu du chemin, entre quelques bonnes intentions, et beaucoup de clinquant. Pour sauver les meubles, Jean-michel a créé incongrûment un morceau clin d’œil à Oxygène, Computer Week-end, qui est agréable. Du reste, sa maison de disque a supprimée presque toute allusion à cet opus sur les Best-of et autres Live. À l’exception du morceau-titre «Revolutions», qui est un savant mélange entre orient et occident.

“Révolution” anciennement “Destination” voilà le titre que devait porter cet album qui était au départ lié au concert “destination docklands” mais aussi à un autre concert “destination Tokyo” et c’est certainement aussi pour cette raison que l’on retrouve Tokyo Kid et London Kid sur l’album. Destination Tokyo devait être un concert réalisé en partenariat avec Enki Bilal qui avait dessiné des Robots qui viendraient remplacer au fur et à mesure les musiciens sur scène (ce concept me rappel étrangement un groupe allemand pas vous ?). Malheureusement ce concert ne s’est pas fait car l’empereur du Japon était décédé quelques temps plus tôt.

 


 > Coup d’épée dans l’eau


Le prétexte de ce disque patchwork est le bicentenaire de la révolution française. Et bien, il n’y a rien de révolutionnaire là-dedans !Pendant toute la durée de «révolution industrielle», Jarre reprend le souffle épique de Rendez-vous II, en moins bien, malheureusement. Les solos de synthé virevoltants permettent de casser le rythme implacable du martèlement du D-50. Jarre défend vigoureusement Révolution industrielle, qui est devenu au fil du temps un classique de ses concerts :

Dans cet album, c’est Révolution industrielle que je préfère parce que c’est également l’une des choses les plus abouties que j’aie faites par rapport à mon travail sur la structure. Je voudrais bien arriver à ce qu’une structure de ce type s’étale un jour sur les quarante minutes d’un disque en un seul morceau. C’est quelque chose que j’ai toujours eu envie de réaliser, mais pas du tout dans un esprit linéaire. 

Quand à London Kid, il n’y a aucune émotion qui passe. Il faudra attendre Chronologie pour que la guitare se réconcilie avec les sons synthétiques de J.-M.-J. À la rigueur, le titre central «Révolutions», qui utilise des chants et des instruments moyen-orientaux (bondir, kanoun, etc.), attire quelques indulgences. Dans la version d’origine, Revolutions intégrait des flûtes turques, mais à cause de problème de droit d’auteur (un simple oubli de crédit du flûtiste sur le premier livret), ceux-ci ont été remplacé par des violons dans les éditions suivantes. Il y a aussi une incursion dans le free-jazz sous le titre Tokyo Kid qui n‘est pas très probante. Je suis très dubitatif au sujet du titre «September», qui est un pastiche de négro spiritual, avec les chœurs d‘enfants du Mali. Mon conseil : achetez plutôt Métamorphoses à la place de celui-ci.

 


 Track-list de Revolutions


1. Revolution Industrielle, ouverture (5:11) 2 sur 5
2. Revolution Industrielle, Part 1 (5:10) 3 sur 5
3. Revolution Industrielle, Part 2 (2:17) 3 sur 5
4. Revolution Industrielle, Part 3 (4:13) 3 sur 5
5. London Kid (4:28) 2 sur 5
6. Revolution, Revolutions (4:56) 5 sur 5
7. Tokyo Kid (5:23) 2 sur 5
8. Computer Weekend (4:43) 5 sur 5
9. September (4:06) 2 sur 5
10. L’Emigrant (3:57) 1 sur 5

 


Le saviez vous ?

 

  • C’est le premier disque où Jarre fait appel à un orchestre arabe pour faire le contrepoint de ses arpèges électroniques. Le titre Revolution, révolutions contient un passage sulfureux :  Derrière son vocoder, Jean Michel balance : Sex. No sex ! Ca ne passera pas dans tous les pays que Jarre traversera pour porter ce titre épique en spectacle.

Le son le plus bizzare : La trompette que l’on entend sur « Tokyo Kid ». Ce morceau est étrangement construit, avec des cassures de rythme et de longues phrases musicales.

NB : Merci à Veridis pour les infos complémentaires.

 


> Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif     pictodominiqueperrier.gifClaviers : Jean Michel Jarre / Michel GeissDominique Perrier. Détail des instruments utilisés : 

  • Jean Michel Jarre : Akai MPC-60 – Baschet Cristal Baschet – Dynacord ADD-One – Elka AMK 800 – Elka Synthex – EMS Synthi AKS – EMS Vocoder 1000 - Fairlight CMI I – Fairlight CMI II – Fairlight CMI III – MCI JH636 – Osc Oscar – Roland D-50
  • Dominique Perrier : Elka Synthex – E-mu Emulator – Ensoniq ESQ-1 – Fairlight – Osc Oscar – Roland D-50 – Roland D-550
  • Michel Geiss : ARP 2600 – Cavagnolo Midy 20 – Elka AMK-800 – Geiss Matrisequencer 250 – Kawai K5
  • Sylvain Durand : Fairlight CMI
  • Jo Hammer : batterie- Simmons SDX – Dynacord ADD-One
  • Hank Marvin : guitare électrique
  • Bruno Rossignol : direction des chœurs dans Revolution Industrielle, LondonKid et L’Emigrant
  • Kudsi Erguner : flûte turque dans Révolutions
  • Xavier Bellenger : chants turcs dans Révolutions
  • Jun Miyake : trompette dans Tokyo Kid
  • Sori Bamba : direction des chœurs dans September
  • Mireille Pombo : lead vocal dans September
  • Michel Geiss et Claude Ermelin : enregistrement et mixage de la partie 4

 


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Rendez-vous – Album studio – 1986

Rendez-vous - Pochette signée Michel Granger Trop futuriste ? Retour aux fondamentaux pour Jean-Michel Jarre : mélodies évidentes (rendez-vous IV), et compositions ambitieuses, comme la II, qui vous scotche à votre siège dès la première écoute. En fait, il s’agit d’une composition à la John Williams, qui n’est pas sans évoquer «La Guerre des Étoiles», par ses bruitages homériques. On peut détester ses chœurs numériques, mais cet album est un concept, rappelons-le. Le reste manque un peu de profondeur. C’est une chanson de Gérard Lenorman qui a été recyclé par Jarre parolier pour Jarre roi de synthé. Quand j’étais enfant et que j’écoutai la II, je m’imaginai courant dans les couloirs d’un vaisseau spatial, poursuivi par des cyborgs armés de pistolet laser. À mon humble avis, le son ne vieillira pas aussi bien que le reste des albums de J.-M.J. En revanche, Rendez-vous VI est un de mes morceaux préférés tout court : De généreuses nappes de synthés mises en valeur par une partition de saxophone impeccable, servie par Pierre Gossez. Une superbe alchimie.


> Un album bouclé en deux mois


Pas le meilleur album donc, mais de belles idées au service d‘une musique «visuelle».La partie III, après plusieurs écoutes, laisse un peu sur sa faim. Ce morceau est indescriptible, il faut l’écouter pour se faire sa propre opinion, mais il a surtout le mérite scénique de présenter la fameuse harpe laser qui a beaucoup fait pour l’image de Monsieur Jarre. La partie IV est une mélodie universelle, exécutée avec beaucoup d’intelligence. C’est un morceau qui semble avoir été conçu pour la scène, et qui accroche le public dès ses premières notes quel que soit le continent.
Une fois n’est pas coutume, les deux dernières pistes de cet opus ne sont pas les plus mauvais : Je trouve dans Rendez-vous V une certaine forme d’auto-dérision, un son un peu enfantin (comme une crécelle). Disons que ça se laisse écouter. Rendez-vous VI est un de mes morceaux préférés chez Jarre : Quelques nappes de synthés mises en valeur par un saxophone du plus bel effet. Une franche réussite.
Donc, à part les parties I et III, on ne boude pas son plaisir avec ce bon cru de J.-M.J. !

 

 


> Track-listing de Rendez-Vous


1. First Rendez-Vous (2:53)
2. Second Rendez-Vous, Part 1 (2:35) – Part 2 (3:17) -Part 3 (2:18) – Part 4 (2.42) 5 sur 5
3. Third Rendez-Vous (3:30) 4 sur 5
4. Fourth Rendez-Vous (4:02) 2 sur 5
5. Fifth Rendez-Vous, Part 1 (2:58) – Part 2 (1:12) – Part 3 (3:45) 3 sur 5
6. Last Rendez-Vous (5:47) 5 sur 5 *Connu sous le nom de Ron’s Piece

 

 


 > Le saviez vous ?

 

  • Le quatrième rendez-vous est l’air le plus connu de Jarre. Certains critiques ont formulé l’idée que sa mélodie soit inspirée de la chanson populaire « La chenille », du groupe frnaçais La Bande à Basile.
  • Rendez-vous est l’album le plus populaire de Jarre à ce jour dans le monde angloi-saxon : 20 semaines de présence continue dans les charts américains et 38 dans les charts britanniques.

Le son le plus bizzare : Il y a du choix dans cet album. Mais je pense que la tonalité extra-grave qui émerge dans le deuxième Rendez-vous remporte la palme. Il s’agit d’un son qui m’évoque une sorte de ronflement puissant d’une sorte d’ogre ou de dragon dans un conte de fées. Mais vous êtes libre d’imaginer autre chose…


> Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif     pictodominiqueperrier.gifClaviers : Jean Michel Jarre / Michel GeissDominique Perrier. Détail des instruments utilisés

  • Jean Michel Jarre : ARP 2600 – Casio CZ-5000 – Sequencial Circuits Prophet 5 - Elka SynthexEminent 310 U – EMS Synthi AKS – E-MU Emulator II – Fairlight CMI-II  – Fairlight CMI-III – Geiss Matrisequencer 250 – Harpe LASER – Linn 9000 – Moog Memorymoog - Oberheim OBX – RMI Harmonic Synthesizer – Roland JX8P – Roland TR-808 – Seiko DS 250 – Seiko DS 320 – Yamaha DX100
  • Michel Geiss : ARP 2600 – Eminent 310 U – Geiss Matrisequencer 250 – Roland TR-808
  • Dominique Perrier : claviers - Memorymoog
  • Joe Hammer : drums - E-MU Drumulator
  • Percussions – David Jarre : claviers - Korg SAS-20 Personnal Keyboard
  • Pierre Gossez : saxophone
  • Chœur de Radio France : chœurs (sous la direction de Sylvain Durand)
  • Denis Vanzetto : enregistrement et mixage des parties 1, 2, 3, 5 et 6
  • Michel Geiss et Claude Ermelin : enregistrement et mixage de la partie 4

 


> Ressources pour cet album 


À vous la parole !

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