Archive pour janvier, 2007

Röyksopp – Melody A.M. – 2001

Pochette de Melody A.M. Röyksopp - Melody A.M. - 2001 dans CD / Divers 5etoiles Melody M.I.A.M. De quoi se régaler pour les amateurs de musique électronique avec ce superbe disque venu du froid. Au menu :
Entrée – Tempos ralentis pour profiter pleinement d’une belle palette de sons groovy, climats de suspension, mélodies totalement inattendues.
Plat de résistance – 3 ou 4 titres calibrés pour le dance floor, avec vocoders, lignes de basse imparables, dont un morceau qui n’est pas sans rappeler les belles heures de la disco de Cerrone. En garniture, des arpèges par grappes et nappage de synthétiseurs aux sons évanescents.
En dessert – deux morceaux qui emprunte un peu au « néo-jazz », avec une dose scandinave d’humour, tout en restant mélodieusement très pointilleux.
Vous l’aurez compris, tout est appétissant dans ce disque. Mon conseil : jetez-vous dessus, il ne vous laissera jamais sur votre faim ! Si vous voulez remettre le couvert, essayez The Understanding, moins consistant mais aussi agréable.
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> Track-list

  1. So Easy 
  2. Eple 
  3. Sparks
    Vidéo de Sparks : Image de prévisualisation YouTube
  4. In Space 
  5. Poor Leno 
  6. A Higher Place 
  7. Royksopp’s Night Out 
  8. Remind Me 
  9. She’s So 
  10. Years Back/come 

Kraftwerk – Radioactivity – 1975

Pochette austère de Kraftwerk - Radioactivity - 1975 dans CD / Kraftwerk 3etoiles Bon ensemble. Compte tenu des moyens embryonnaires de l’époque qui l’a vu naître à l’époque, ce disque a bien vieilli. Chaque titre a une identité propre, qui va de l’abstraction pure « Geiger Conter » et « Intermission« , au concret « News » (descendu en droite ligne du mouvement artistique Fluxus) en passant par la fantasmagorie « Uranium », et surtout le minimaliste « The Voice or Energy ». Quatre chansons, identifiables en tant que telles, se suivent ici : « Radio Activity« , son pendant « Radioland » (peut-être un peu poussif), « Airwaves » (géométrique et dansable à souhait), puis, autour de quelques plages d’expérimentations, de crépitements et de bruitages insolites (qui leur donnent, à juste titre, le statut de DJ avant tout le monde), « Antenna », leur bombe atomique, est encore un peu meilleur qu’Autobahn dans sa construction que le reste. Intéressant contraste de sons chaud et froids, neutrons et protons : « Radio Stars« , et son registre hypnotique et oppressant, que je figurerai comme une sorte d’alarme après un accident nucléaire. Avec « Transistor », on baigne au contraire dans un clapotis de sons guillerets, chantre de progrès, assez « Vangelis » sur le fond. Cohérent sur le concept et avec comme visuel un vieux poste de radio des années 30, ce disque est aussi critique vis-à-vis de l’énergie nucléaire. Radio Activity est impossible d’accès pour qui n’est pas ouvert à l’expérimentation. L’album a été enregistré en sept semaines.


> Track-list

  1. Geiger Counter
  2. Radioactivity
  3. Radioland
  4. Airwaves
  5. Intermission
  6. News
  7. The Voice Of Energy
  8. Antenna
  9. Radio Stars
  10. Uranium
  11. Transistor
  12. Ohm Sweet Ohm

Lire aussi : La biographie de Kraftwerk

Vangelis – The City – 1990

Pochette du disque 2etoiles.gif Un « moins bien » dans la ville. Le manque d’inspiration est saisissant sur ce concept-album. Surtout quand on a écouté, et souvent apprécié, les albums de Vangelis tout au long des années, comme c’est mon cas. Aussi ne vais-je pas m’étendre trop longtemps sur ce coup à l’eau. La structure des morceaux est le plus souvent bancale. Le son, sans être désagréable, verse parfois dans le gadget (boucles rythmiques anodines) ou l’imitation stricte (le son de guitare électrique de « Nerve Centre », l’affreux violoncelle synthétique de « Side Streets »). Les phrases musicales sont plus bavardes que réellement enrichissantes. Très peu d’émotions se dégage de ses machines. Un sentiment de déjà entendu (le poussif « Good to see you ») domine, les deux rhapsodies convoqués d’urgence sur les deux derniers titres, pour invoquer les succès passés, ne sauveront pas les apparences. Seul le méditatif « Twilight », qui assume la lenteur que le reste du disque refoule, vaut d’être salué.

Mon conseil : Allez plutôt déguster « Voices » ou un des Vangelis antérieurs. 

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

Vangelis – Mask – 1985

Pochette de Mask par Vangelis et Adam ClaydenDu synthé « monacal ». Jamais Vangelis n’est allé aussi loin dans la rencontre du chant baroque et du synthétiseur. Rien à voir avec le film du même nom, ce disque est très peu hollywoodien. Cette symphonie électrique en 6 mouvements fonctionne comme un labyrinthe avec de multiples thèmes musicaux. Voici une ébauche succincte de chaque morceau.
N°1 : Arpégiateur et choeurs classiques, très amples, avec un moment de calme à une voix entourée de deux montées très brutales.

N°2 : Lente procession de synthé, puis psalmodies, pas désagréable.

N°3 : Le morceau le plus disparate, qui démarre un peu comme un « Chariots de feu » aux sonorités plus inquiétantes. Il se développe avec de multiples rebondissements, sorte de « rhapsody in dark », entendue au sens plus Queen que Gerschwin.

N°4 : Cela devient « space » : interminable séance de psalmodies en latin (8’46), soutenue un motif répétitif et une basse acoustique. Qu’est-ce que les moines ont à voir avec le thème du masque ? C’est l’origine du titre de ce commentaire.

N°5 : commence comme le mouvement N°1 accéléré, mais ses arpèges se concluent dans un magma synthétique véritablement délirant. Il reprend au milieu un rythme plus carré et un chant soprano très agréable à l’oreille.

N°6 : Le CS80 de Vangelis effectue un crescendo auquel répond un choeur masculin, pour finalement réatterir en douceur sur le thème du mouvement N°1. C’est un des Vangelis les plus hermétiques.

Je conseille Mask aux amateurs de musique classique qui voudrait goûter au moins une fois à de la bonne musique électronique.

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

Vangelis – Spiral – 1977

Pochette de l'album par Michael PlomerDroit vers le coeur. 1977. Le prolifique Vangelis réunit comme son talent l’y amènera régulièrement par la suite ici deux mélodies (3 et 4) imparables qui feront le tour du monde. Larges improvisations, belle spatialisation des sons, rythmiques dépouillés, c’est du bon.
1) »Spiral »: une sorte de brouillon pour le thème de « Blade Runner », mélodieusement un peu court par rapport à la suite de l’album. 2) »Ballad »: Lent début processionnel, puis accélération aux sons de cloches et cymbales. Vangelis se promène du côté de la musette, ce qui contrebalance ce démarrage un peu austère. Excellent.
3) »Dervish D »: boucle rythmique efficace, d’un semblant de batterie, et larges solos qui fleurent bon l’harmonica. Bon « single ». 4) »To the unknown man »: l’archétype du tube du Grec : procession de sons bien chorégraphiée, un thème qui tient en quelques notes, une basse immuable, et un son planant aux reflets cuivrés immédiatement reconnaissable. Ce sublime morceau ne serait pas original s’il n’intégrait pas ses tambours militaires. Cette version a été raccourcie à 4-5 minutes sur la plupart de ses best of. 5) »3+3″: morceau linéaire avec arpégiateur à gogo et tambourin. Divertissant mais sans plus.
Au total, malgré quelques facilités et effets exagérément psyché, ce Vangelis-ci vaut largement le coup. Notez bien ce disque dans vos cahiers (à spirales) d’achats.

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

Un mot sur les notations

Suivant le mot de Jules Renard, je suis conscient de l’aisance de la critique et de la difficulté de l’art. La musique présentée ici est protéiforme, c’est d’ailleurs ce qui est constitutif de sa force. Il parait abstraitement impossible de mettre sur une même échelle de valeur des oeuvres qui n’ont de commun que leur compositeur. Par goût du défi, j’ai décidé de mettre progressivement en place sur les fiches des disques un système de notes.Des étoiles rouges (au bon goût de Mao) sont attribuées aux albums. Elles s’étagent de une (album rigoureusement dispensable) à cinq (un album excellent). Les morceaux des albums sont eux aussi notés, de un (un morceau que je juge mauvais) à cinq (un morceau très bon).Il peut arriver qu’une oeuvre ne se résume pas à la somme de ses composants. La moyenne des notes des morceaux d’un disque n’a pas un rapport immédiat avec la cote en étoiles. Mais avec le temps et les réclamations qui ne tarderont pas à voir le jour, je suis sûr que cet écart disparaîtra, pour atteindre le plus haut niveau de sincérité possible, à défaut de vérité. Dernier point, c’est l’exercice le plus délicat et le plus excitant à la fois : il s’agit de mettre en place un top 10 des morceaux studio et un top 10 des morceaux live. Pourquoi dix, pourquoi pas plus ? Difficile à dire. J’avais pensé vous parler des dix doigts de la main. C’est trop cliché. C’est plutôt pour augmenter le plaisir de l’internaute à découvrir les membres de ce pinacle personnel au hasard de leurs clics. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de la construction de ce top 10. Il s’agira d’expliquer pourquoi chacun morceau me plaît, et pourquoi je les réécoutent souvent.

Bienvenue dans un monde électronique

Bienvenue dans un monde électronique dans À tou(te)s mes lect(eur/rice)s logocompilLoin des sommes biographiques très complètes disponibles en ligne, je vous invite à une lecture ou relecture de l’œuvre électronique de Jean Michel Jarre à travers mes albums et concerts préférés. Ma seule ambition est de vous donner goût à sa musique, et mon principal plaisir, celui de vous lire nombreu(ses)x et de voir que vous vous saisissiez de mes très subjectifs sondages, ainsi que voter pour vos morceaux préférés. Nous aborderons aussi tous les disques de musique électronique qui apporte et auront apporté au genre, en positif comme en négatif. Bon surf !

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