Archive pour 15 janvier, 2007

Kraftwerk – Radioactivity – 1975

Pochette austère de Kraftwerk - Radioactivity - 1975 dans CD / Kraftwerk 3etoiles Bon ensemble. Compte tenu des moyens embryonnaires de l’époque qui l’a vu naître à l’époque, ce disque a bien vieilli. Chaque titre a une identité propre, qui va de l’abstraction pure « Geiger Conter » et « Intermission« , au concret « News » (descendu en droite ligne du mouvement artistique Fluxus) en passant par la fantasmagorie « Uranium », et surtout le minimaliste « The Voice or Energy ». Quatre chansons, identifiables en tant que telles, se suivent ici : « Radio Activity« , son pendant « Radioland » (peut-être un peu poussif), « Airwaves » (géométrique et dansable à souhait), puis, autour de quelques plages d’expérimentations, de crépitements et de bruitages insolites (qui leur donnent, à juste titre, le statut de DJ avant tout le monde), « Antenna », leur bombe atomique, est encore un peu meilleur qu’Autobahn dans sa construction que le reste. Intéressant contraste de sons chaud et froids, neutrons et protons : « Radio Stars« , et son registre hypnotique et oppressant, que je figurerai comme une sorte d’alarme après un accident nucléaire. Avec « Transistor », on baigne au contraire dans un clapotis de sons guillerets, chantre de progrès, assez « Vangelis » sur le fond. Cohérent sur le concept et avec comme visuel un vieux poste de radio des années 30, ce disque est aussi critique vis-à-vis de l’énergie nucléaire. Radio Activity est impossible d’accès pour qui n’est pas ouvert à l’expérimentation. L’album a été enregistré en sept semaines.


> Track-list

  1. Geiger Counter
  2. Radioactivity
  3. Radioland
  4. Airwaves
  5. Intermission
  6. News
  7. The Voice Of Energy
  8. Antenna
  9. Radio Stars
  10. Uranium
  11. Transistor
  12. Ohm Sweet Ohm

Lire aussi : La biographie de Kraftwerk

Vangelis – The City – 1990

Pochette du disque 2etoiles.gif Un « moins bien » dans la ville. Le manque d’inspiration est saisissant sur ce concept-album. Surtout quand on a écouté, et souvent apprécié, les albums de Vangelis tout au long des années, comme c’est mon cas. Aussi ne vais-je pas m’étendre trop longtemps sur ce coup à l’eau. La structure des morceaux est le plus souvent bancale. Le son, sans être désagréable, verse parfois dans le gadget (boucles rythmiques anodines) ou l’imitation stricte (le son de guitare électrique de « Nerve Centre », l’affreux violoncelle synthétique de « Side Streets »). Les phrases musicales sont plus bavardes que réellement enrichissantes. Très peu d’émotions se dégage de ses machines. Un sentiment de déjà entendu (le poussif « Good to see you ») domine, les deux rhapsodies convoqués d’urgence sur les deux derniers titres, pour invoquer les succès passés, ne sauveront pas les apparences. Seul le méditatif « Twilight », qui assume la lenteur que le reste du disque refoule, vaut d’être salué.

Mon conseil : Allez plutôt déguster « Voices » ou un des Vangelis antérieurs. 

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

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