Archive pour septembre, 2007

Tangerine Dream – Phaedra (1973)

Pochette de Phaedra..:: Critique rédigée par Etiennefroes ::..

Voici le premier des disques majeurs de Tangerine dream. Ici le synthétiseur et le premier séquenceur trouvent leurs lettres de noblesse. Phaedra doit faire partie de la discothèque de tout amateur éclairé de musique électronique.



> Petite et grande histoire de Phaedra

 


Phaedra, Phèdre en français, signifie lumière en grec ancien. Dans la  mythologie grecque, Phèdre est la fille de Minos, roi de Crète, et de Pasiphaé. C’est aussi la soeur d’Ariane qui aide Thésée a sortir du labyrinthe. Elle épouse Thésée, roi d’Athènes, qui au retour de Crète a abandonné sa sœur Ariane. Tombée amoureuse de son beau-fils, Hippolyte (que Thésée a eu avec Antiope, la reine des Amazones), elle est repoussée par celui-ci. Par vengeance, elle accuse le jeune homme d’avoir cherché à la violenter. Furieux, Thésée implore aussitôt sur son fils la malédiction de Poséidon, qui lui doit trois vœux. Poséidon emballe les chevaux du jeune homme qui périt écrasé par son char. Accablée de remords, Phèdre se suicide et Thésée apprend trop tard la vérité. 

Revenons à Tangerine Dream après cette courte digression mythologique. Phaedra est le premier disque  du groupe allemand que Virgin produit. Cet album a été réalisé en moins de trois semaines. John Peel, en le diffusant sur les ondes a contribué au véritable premier succès de Tangerine Dream. Ce disque a été classé dans le hitparade britannique pendant vingt semaines.


> Composition du disque

  1. Phaedra (17:39)
  2. Mysterious Semblance At The Strand Of Nightmares (9:55)
  3. Movements Of A Visionary (7:46)
  4. ‘Sequent C’  (2:13)

> Compositeurs et musiciens



..:: Critique rédigée par jeanbatman ::.. 3etoiles.gif Difficile à aborder pour le novice en musique électronique, «Phaedra» saura à force d’écoutes récompenser l’auditeur qui sait – au préalable – s’exalter de longs climats atmosphériques. Au même titre que le spectacle d’un lever de soleil, c’est un art contemplatif. Ni vraie mélodie, ni refrain, ni batterie, son morceau-titre. Froese, Baumann et Franke creuse dans le genre athmosphérique. Deux moitiés : d’abord immersion douce dans une syncope électronique dépouillée, puis lente progression de nappes synthétiques. La deuxième piste (10′) est comme hantée, ce sont des effets bouillonnants posés sur des plages généreuses de Mellotron (ce synthétiseur au look de machine à laver). La 3 ressemble à la deuxième moitié de la piste 1, plus courte, relevée sur la fin d’un orgue électrique. La 4 consiste dans l’écho assourdi d’un son de flûte, il n’y a rien d’autre à en dire. Pour résumer mon sentiment, sur cet album, plus le titre du morceau est long, plus il est bon. Et cette musique, qui se prête au calme dans votre esprit, s’adresse aux gens zen, essentiellement. À ceux qui seraient effrayés par la mise en garde, je vous prescrirai d’abord «Rubycon», du même labo.  

> Dans le même style
 

  • Les acheteurs de ce disque sur Amazon.fr ont aussi acheté : Mirage ~ Klaus Schulze / Voyage of the Acolyte ~ Steve Hackett / Islands ~ King Crimson

Mike Oldfield – Ommadawn (1975)

Mike Oldfield - Ommadawn (1975) dans CD / Oldfield ommadawn-couverture 4etoiles dans CD et Vinyles La confirmation d’un grand talent. Deux disques plus loin que Tubular Bells, Oldfield signe ce qui est selon beaucoup son meilleur disque. Court (36 :41 seulement), empruntant la même structure que son illustre aîné, c’est-à-dire 2 plages de 19 et 17 minutes. Ommadawn correspond au moment où Mike Oldfield perd sa mère, avec laquelle il a une relation très difficile. Ce disque, croisée d’émotions contradictoires, mêle influences celtiques et africaines, avec l’utilisation de nappes synthétiques. Sur Ommadawn, on rencontre nombre d’instruments traditionnels, dont la cornemuse (jouée par Paddy Moloney) et des flûtes, mais également énormément de synthétiseur.

La guitare électrique de Mike Oldfield est tour à tour rythmique et mélodique, ralentissant ou accélérant les transitions entre chaque sous-partie, qui contient son propre thème. Les percussions empruntent beaucoup aux rythmes tribaux africains. La première partie est globalement plus sereine et plus enjouée que la deuxième, elle a aussi une couleur plus psychédélique, qui débouche sur une apothéose en chorale guitare-voix à couper le souffle. La deuxième partie démarre à un tempo très lent dans une atmosphère lourde, entrecoupé de passages délicats à la guitare acoustique, à la cornemuse à la flûte.
C’est l’un des rares disques (à part le très anecdotique Heaven’s Open, de 1991) où Mike Oldfield chante, dans la partie 2, « On Horseback », un air en forme de comptine sur le thème des chevaux, sa passion récente.

Avec Ommadawn, Mike Oldfield dépasse le cadre strict du rock progressif pour défricher un nouvel univers, qu’on nommera ultérieurement la world music.

Lire aussi : Mike Oldfield et le synthétiseur.Critique rédigée par Jean-Baptiste H.

Jarre donne Oxygène… sans public !

Un petit aperçu artisanal de l'effet 3d par juxtaposition de deux images. Un DVD pour Noël ! Jean Michel Jarre a donné un concert à l’Alfcam d’Anvers mercredi soir. Peu de choses sont connues de cette prestation live, si ce n’est que Jarre avait réquisitionné une quantité impressionante de synthétiseurs analogiques. Sur scène, aux côtés du maître, se trouvaient Claude Samard, Francis Rimbert et une vieille connaissance : Dominique Perrier. Ensemble, ils ont interprété l’Oxygène de 1977 à l’occasion du trentième anniversaire de sa sortie mondiale, dans les conditions du direct. Un petit compte-rendu en anglais va vous permettre d’en savoir plus sur cet évènement qui met les fans de la planète jarre en émoi. Quand à la nouvelle maison de disque, elle a publié un compte-rendu dont j’ai fait la synthèse ici.

 


> Jarre dans les conditions du live pur

Un modèle de caméra stéréoscopiquePrise risque autant artistique que nouveauté technologique, puisque la prise de vue était faite à partir de caméras haute définition capable de restituer l’image en trois dimensions. Ci-contre un exemple de caméra qui permet de composer les images tridimensionnelles. La sortie du DVD est prévue pour le 26 novembre prochain. Ci-dessus une petite animation maison brouillone pour imaginer ce que cela pourrait donne. Je piaffe d’impatience. Un site internet va voir le jour à cette occasion : il s’agit d’Oxygene 3D. 

Dessins d’après la musique

L’expérimentation de ce mois-ci a consisté à écouté trois albums entier (Oxygène, Equinoxe et Chronologie) et à transcrire sur papier les émotions ressenties, tout en écoutant la musique. Avec un découpage préalable des cases, il a donc fallu trouver des éléments graphiques qui puissent correspondre aux images que la musique suscitait dans mon esprit. Je vous laisse juge du résultat. Profitez-en !

Live painting
Album : Live painting
Une série de dessins réalisés sur le vif, en écoutant les morceaux de musique.
3 images
Voir l'album

Concert de Francis Rimbert le 16/11/2007

Double actualité pour Francis Rimbert. Le délicieux musicien français donne un concert au profit d’Handicap International le 16 novembre à la salle Victor Hugo de Lyon. Le clavieriste de Jean Michel Jarre sort également un nouvel album, intitulé Snapshots qui devrait sortir le 3 octobre. rendez-vous sur son site officiel pour en savoir plus sur ce talentueux compositeur et interprète !

Un an déjà !

Un an déjà ! dans À tou(te)s mes lect(eur/rice)s bloga1an  Un an pour En attendant Jarre. Et oui, les amis, cela fait maintenant un an que j’ai le plaisir et l’honneur de vous servir en tant que webmaster. Votre participation me fait plaisir, ainsi qu’en atteste vos nombreux et très pertinents commentaires, ainsi que votre apport à mes différents sondages. Merci à vous. Pour cette rentrée, je vais continuer des mises à jours régulières, et explorer toujours plus de musique et d’albums.
N’hésitez pas à me demander des choses particulières si le coeur vous en dit, ou si vous souhaitez publier un article ici. Je répondrai très vite.

 

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Vangelis et le synthétiseur

Vangelis Vangelis a vécu plusieurs vies. D’abord avec Aphrodite’s Child, un groupe rock psyché (avec comme membre éminent l’autre grec, Demis Roussos), puis en tant que pionnier de la musique électronique, et ensuite comme un des plus grands compositeurs pour le cinéma. Il y aurait beaucoup à dire, d’autant que j’ai écouté Vangelis autant que Jarre quantitativement. Le premier disque que j’ai écouté était L’Apocalypse des animaux. Vangelis aime apporter une couleur acoustique à ses parties rythmiques. Il n’est pas rare de croiser sur le sentier de ses disques tambourins, grosse caisse ou cymbales. Si vous parcourez la discographie de Vangelis, vous constaterez que ses premiers disques sont très rapprochés (deux disques par an), et que depuis 1998, il a espacé ses sorties à telle enseigne qu’il s’est maintenant calé sur le rythme de Jarre, un disque tous les trois ans à peu près.Les thésards se pencheront peut-être en toute objectivité dans quelques années sur les mérites comparés de ces deux monstres sacrés de la musique électronique. Dans l’immédiat, ce dont je me contente, c’est de dire que Papathanassíou a fait de grands albums, par ordre de préférence : Albedo 0.39, Blade Runner, Direct et Heaven and Hell, plus sa collaboration avec Jon Anderson (Private collection, Page of Life).
Deux autres de ses disques moins souvent cités provoquent l’émoi : China (1979) et Mask (1985).
Sur une si longue carrière, il ne faut pas s’étonner qu’il tombe parfois dans la recette (stupéfiante décalque de Voices sur le thème de 1492), la grandiloquence (Mythodea) ou la paresse (le disque hautement surestimé The City ou le tumultueux Oceanic).Vangelis a un talent de mélodiste rare (le thème de Blade Runner évoque incidemment celui d’Oxygène 7), et son apport à la musique est important et ne se restreint pas qu’aux B.O. (Voir les disques cités plus hauts).

 

 

 


> Se laisser guider par l’intuition 

Vangelis et le synthétiseur dans Musiciens grecs pictovangelisIl est l’exemple accompli du musicien autodidacte, qui brusque ses claviers jusqu’à obtenir le choc déclencheur d’un morceau (ou, le cas échéant, tout en visionnant un film). Reste que l’aspect moderniste de son oeuvre (pionnier du synthé qu’il est) est altérée par le moindre intérêt qu’il manifeste pour le développement de nouvelles sonorités. J’ai regroupé ici toutes mes critiques de disques en fonction de ceux que j’avais écouté de manière approfondie, mais à la faveur d’emprunt à ma médiathèque, je creuserais davantage sa discographie, puisque nombreux sont ceux qui l’ont préféré dans le sondage maison.

> Discographie (très) sélective

1973 : L’Apocalypse des animaux [B.O. du film], 1975 : Heaven and Hell(avec un duo avec le chanteur de Yes, Jon Anderson) , 1976 : Albedo 0.39 , 1977 : Spiral , 1978 : Beaubourg, 1979 : China , 1979 : Opéra sauvage [B.O. du film], 1981 : The Friends of Mr. Cairo (avec Jon Anderson) , 1981 : Les Chariots de feu [B.O. du film], 1982 : Blade Runner [B.O. du film], 1983 : Antarctica [B.O. du film], 1985 : Mask , 1988 : Direct  , 1989 : De Nuremberg à Nuremberg [B.O. du film], 1991 : Page of Life(avec Jon Anderson) , 1992 : Mille quatre cent quatre-vingt douze, Christophe Colomb [B.O. du film], 1995 : Voices , 1996 : Oceanic , 2001 : Mythodea , 2004 : Alexandre [B.O. du film], 2007 : Blade Runner 2007 (3 CD dont des inédits).

> Ressources médias

Portrait de référence de Vangelis dans Musiques au coeur par Eve Ruggieri :
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