Vangelis et le synthétiseur

Vangelis Vangelis a vécu plusieurs vies. D’abord avec Aphrodite’s Child, un groupe rock psyché (avec comme membre éminent l’autre grec, Demis Roussos), puis en tant que pionnier de la musique électronique, et ensuite comme un des plus grands compositeurs pour le cinéma. Il y aurait beaucoup à dire, d’autant que j’ai écouté Vangelis autant que Jarre quantitativement. Le premier disque que j’ai écouté était L’Apocalypse des animaux. Vangelis aime apporter une couleur acoustique à ses parties rythmiques. Il n’est pas rare de croiser sur le sentier de ses disques tambourins, grosse caisse ou cymbales. Si vous parcourez la discographie de Vangelis, vous constaterez que ses premiers disques sont très rapprochés (deux disques par an), et que depuis 1998, il a espacé ses sorties à telle enseigne qu’il s’est maintenant calé sur le rythme de Jarre, un disque tous les trois ans à peu près.Les thésards se pencheront peut-être en toute objectivité dans quelques années sur les mérites comparés de ces deux monstres sacrés de la musique électronique. Dans l’immédiat, ce dont je me contente, c’est de dire que Papathanassíou a fait de grands albums, par ordre de préférence : Albedo 0.39, Blade Runner, Direct et Heaven and Hell, plus sa collaboration avec Jon Anderson (Private collection, Page of Life).
Deux autres de ses disques moins souvent cités provoquent l’émoi : China (1979) et Mask (1985).
Sur une si longue carrière, il ne faut pas s’étonner qu’il tombe parfois dans la recette (stupéfiante décalque de Voices sur le thème de 1492), la grandiloquence (Mythodea) ou la paresse (le disque hautement surestimé The City ou le tumultueux Oceanic).Vangelis a un talent de mélodiste rare (le thème de Blade Runner évoque incidemment celui d’Oxygène 7), et son apport à la musique est important et ne se restreint pas qu’aux B.O. (Voir les disques cités plus hauts).

 

 

 


> Se laisser guider par l’intuition 

Vangelis et le synthétiseur dans Musiciens grecs pictovangelisIl est l’exemple accompli du musicien autodidacte, qui brusque ses claviers jusqu’à obtenir le choc déclencheur d’un morceau (ou, le cas échéant, tout en visionnant un film). Reste que l’aspect moderniste de son oeuvre (pionnier du synthé qu’il est) est altérée par le moindre intérêt qu’il manifeste pour le développement de nouvelles sonorités. J’ai regroupé ici toutes mes critiques de disques en fonction de ceux que j’avais écouté de manière approfondie, mais à la faveur d’emprunt à ma médiathèque, je creuserais davantage sa discographie, puisque nombreux sont ceux qui l’ont préféré dans le sondage maison.

> Discographie (très) sélective

1973 : L’Apocalypse des animaux [B.O. du film], 1975 : Heaven and Hell(avec un duo avec le chanteur de Yes, Jon Anderson) , 1976 : Albedo 0.39 , 1977 : Spiral , 1978 : Beaubourg, 1979 : China , 1979 : Opéra sauvage [B.O. du film], 1981 : The Friends of Mr. Cairo (avec Jon Anderson) , 1981 : Les Chariots de feu [B.O. du film], 1982 : Blade Runner [B.O. du film], 1983 : Antarctica [B.O. du film], 1985 : Mask , 1988 : Direct  , 1989 : De Nuremberg à Nuremberg [B.O. du film], 1991 : Page of Life(avec Jon Anderson) , 1992 : Mille quatre cent quatre-vingt douze, Christophe Colomb [B.O. du film], 1995 : Voices , 1996 : Oceanic , 2001 : Mythodea , 2004 : Alexandre [B.O. du film], 2007 : Blade Runner 2007 (3 CD dont des inédits).

> Ressources médias

Portrait de référence de Vangelis dans Musiques au coeur par Eve Ruggieri :
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21 commentaires

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  1. Th. G.V. dit :

    Bonjour, j’écoute Vangelis depuis la sortie de l’album Albedo 0.39 qui est pour moi un de ses meilleurs. La talent de Vangelis est aussi de faire de si belles compositions grâce en partie à la subtile combinaison des sons qu’il emploie avec les mélodies et arrangements, tout le monde ici sait celà je pense et c’est déjà dit plus haut.
    Je crois que par nature ce style de musique électronique est une musique de « climat », d’ambiance comme on dit, une musique à voyager, sans artifice ni substance, elle se suffit à elle même.
    Dans un répertoire aussi grand il y a forcément des moments différents et peut être moins fort que d’autres.
    Pour donner mon avis sur Soil Festivities, c’est un album à avoir et à écouter plusieurs fois avant d’en percevoir certaines choses, c’est du moins ce que j’ai vécu avec ces titres qui sont sans doute plus répétitifs, un peu comme ont fait Tangerine Dream. un documentaire les volcanologues Katia et Maurice Krafft est magnifiquement embellit par un de ses titres.
    Je comprends que l’on écoute moins cet album qu’un autre, c’est aussi mon cas.
    Je possède 27 albums en CD de Vangelis, je dois me procurer 1492 et tous ceux qui me manquent encore… en CD si possible.
    Ici, c’est souvent Albedo 0.39, See You Later, Spiral, Direct, Voices et d’autres encore qui reviennent souvent dans le lecteur.
    Pour les passionnés du synthétiseur Yamaha CS80, on retrouve certains sons dans les presets du Yamaha moXF6, dont je viens de faire l’acquisition, et c’est magique d’avoir ça à portée de main ! :)

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