Archive pour 29 septembre, 2007

Tangerine Dream – Phaedra (1973)

Pochette de Phaedra..:: Critique rédigée par Etiennefroes ::..

Voici le premier des disques majeurs de Tangerine dream. Ici le synthétiseur et le premier séquenceur trouvent leurs lettres de noblesse. Phaedra doit faire partie de la discothèque de tout amateur éclairé de musique électronique.



> Petite et grande histoire de Phaedra

 


Phaedra, Phèdre en français, signifie lumière en grec ancien. Dans la  mythologie grecque, Phèdre est la fille de Minos, roi de Crète, et de Pasiphaé. C’est aussi la soeur d’Ariane qui aide Thésée a sortir du labyrinthe. Elle épouse Thésée, roi d’Athènes, qui au retour de Crète a abandonné sa sœur Ariane. Tombée amoureuse de son beau-fils, Hippolyte (que Thésée a eu avec Antiope, la reine des Amazones), elle est repoussée par celui-ci. Par vengeance, elle accuse le jeune homme d’avoir cherché à la violenter. Furieux, Thésée implore aussitôt sur son fils la malédiction de Poséidon, qui lui doit trois vœux. Poséidon emballe les chevaux du jeune homme qui périt écrasé par son char. Accablée de remords, Phèdre se suicide et Thésée apprend trop tard la vérité. 

Revenons à Tangerine Dream après cette courte digression mythologique. Phaedra est le premier disque  du groupe allemand que Virgin produit. Cet album a été réalisé en moins de trois semaines. John Peel, en le diffusant sur les ondes a contribué au véritable premier succès de Tangerine Dream. Ce disque a été classé dans le hitparade britannique pendant vingt semaines.


> Composition du disque

  1. Phaedra (17:39)
  2. Mysterious Semblance At The Strand Of Nightmares (9:55)
  3. Movements Of A Visionary (7:46)
  4. ‘Sequent C’  (2:13)

> Compositeurs et musiciens



..:: Critique rédigée par jeanbatman ::.. 3etoiles.gif Difficile à aborder pour le novice en musique électronique, «Phaedra» saura à force d’écoutes récompenser l’auditeur qui sait – au préalable – s’exalter de longs climats atmosphériques. Au même titre que le spectacle d’un lever de soleil, c’est un art contemplatif. Ni vraie mélodie, ni refrain, ni batterie, son morceau-titre. Froese, Baumann et Franke creuse dans le genre athmosphérique. Deux moitiés : d’abord immersion douce dans une syncope électronique dépouillée, puis lente progression de nappes synthétiques. La deuxième piste (10′) est comme hantée, ce sont des effets bouillonnants posés sur des plages généreuses de Mellotron (ce synthétiseur au look de machine à laver). La 3 ressemble à la deuxième moitié de la piste 1, plus courte, relevée sur la fin d’un orgue électrique. La 4 consiste dans l’écho assourdi d’un son de flûte, il n’y a rien d’autre à en dire. Pour résumer mon sentiment, sur cet album, plus le titre du morceau est long, plus il est bon. Et cette musique, qui se prête au calme dans votre esprit, s’adresse aux gens zen, essentiellement. À ceux qui seraient effrayés par la mise en garde, je vous prescrirai d’abord «Rubycon», du même labo.  

> Dans le même style
 

  • Les acheteurs de ce disque sur Amazon.fr ont aussi acheté : Mirage ~ Klaus Schulze / Voyage of the Acolyte ~ Steve Hackett / Islands ~ King Crimson

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