Archive pour 6 octobre, 2007

Air – Talkie Walkie (2004)

Pochette de Talkie Walkie, du groupe AirEntre-deux. Cette musique acidulée alterne entre clavier planant et bidouillages musicaux stimulants pour l’oreille. En quatre minutes, chaque morceau effectue une exploration sonore originale. Les textes évoquent une mission de type martienne ou vénusienne. Nos deux comparses s’y brûlent-ils les ailes ? Et bien, leurs voix androgynes suscitent bien de l’émotion, mais pas à tout les coups. « Biological » est leur seul titre que je saute systématiquement. Ce qui fait basculer un morceau de Talkie walkie du quelconque au bon, c’est quand l’intonation touche sa cible, ce qui est le cas sur « Run » ou « Surfin on a rocket« . Au point de vue de l’instrumentation, il n’y a rien à redire : belle économie d’effets. C’est sobre, sans être ennuyeux. Du bel œuvre.En résumé : Un disque onirique et singulier sans être révolutionnaire, qui vaut le coup d’être découvert même par ceux qui ne connaissent pas encore ce méritoire duo.


> Track-list

  1. Venus
  2. Cherry blossom Girl
  3. Run
  4. Universal Traveler
  5. Mike Mills
  6. Surfing on a Rocket
    Image de prévisualisation YouTube
  7. Another Day
  8. Alpha Beta Gaga
  9. Biological
  10. Alone in Kyoto

Voir aussi : La page youtube officielle de Air

Brian Eno – Music for airports (1978)

Brian Eno - Music for airports (1978) dans Brian Eno 10musicforairportsPlanant. Il faut savoir que ce disque est le premier 100% Eno, et que le titre de l’album sert à définir ce que ce musicien nomme ambient music (premier opus d’une série de quatre). Eno a conçu initialement ce disque pour être diffusé en boucle dans les salles d’attente des aéroports, afin d’y installer une « ambiance » apaisée. Robert Wyatt et lui ont enregistré à Londres et à Cologne (Deux hauts lieux de la musique de cette époque). Eno récidive puisqu’il avait déjà imaginé une bande-son pour des films qui n’existent pas encore sous le titre « Music for films ».
Le cœur de l’album est donc de faire apparaitre puis disparaître diverses boucles musicales (pianos, synthétiseur ARP, voix féminines) sur un total d’une cinquantaine de minutes. Mais évidemment, pour que ces boucles forment une expérience passionnante pour l’auditeur, les boucles sont décalées dans le temps, en général de quelques secondes.


Nous en venons à l’explication du concept. Brian Eno, qui se définit comme non-musicien, a reproduit quatre histogrammes sur la pochette de l’album, qui représente les quatre pistes de l’album, et chaque son qui y figure. C’est une sorte de carnet de bord à l’usage (ou non) de l’auditeur. L’ensemble est très lent, très planant (quoi de plus normal, me direz-vous, pour un aéroport), et d’une richesse de plus en plus claire à mesure que les morceaux progressent. Une véritable expérience sensorielle à reproduire à la maison ! Brian Eno s’affranchit du carcan de la musique commerciale pour nous livrer quelque chose qui repose sur l’aléatoire et le poétique. La terme ambient, vous l’aurez compris, ne peut pas s’appliquer à n’importe quoi !


> Tracklisting


  1. « 1/1″ – 17:21
  2. « 2/1″ – 8:54
  3. « 1/2″ – 12:07
  4. « 2/2″ – 9:38

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