The Future Sound of London – Dead Cities (1996)

The Future Sound of London - Dead Cities (1996) dans CD / Divers 41N4VHX110L._AA240_Acheter ce produit sur Amazon.fr 5etoiles.gif Un disque vivant ! La musique de The Future sound of London (FSOL) est particulière dans sa rythmique : elle se fait pressante, puis d’un coup, elle s’efface par instants pour laisser place à des ambiances crépusculaires. Comme dans la musique de Jarre, les morceaux du duo anglais sont liés entre eux pour des transitions fluides, sauf que ceux-ci se situe généralement au milieu même des morceaux, ajoutant à la complexité de l’ensemble. Inutile d’encombrer votre esprit avec les étiquettes Trip-hop, Ambient ou Ambient Dub, mettez votre casque et acceptez une musique à nulle autre pareil. Je vous présente chaque morceau individuellement, car présenter l’album d’une manière trop général réduirai les aspects particuliers et gommerait les multiples influences de ce groupe pour ce disque majeur de la scène électro. Avec Lifeforms, c’est le meilleur disque de ce groupe.

1. Herd Killing : (2:37) Un démarrage nerveux, ponctuée de riffs de sons de guitare à cocotte et de kaléidoscope de batterie echevelée.

2. Dead Cities : (6:37) Ambiance plus sourde: nappes profondes « I killed a man, a man who looked like me » qui tourney sur quatre accords. Un son de flûtes réverbées qui ne sont pas sans évoquer les Tangerine Dream des débuts. Sous cette mélodie bitumeuse, un chant d’oiseau ou une voix d’enfant fait luire un rayon d’optimiste.

3. We face forms in summertime : (5:38) Une guitare californienne nous introduit dans un nouvel univers, où une sorte de contrebasse le dispute à de multiples bruissements électroniques.

4. We have explosive : (6:19) Une mélopée de voix féminine annonce le programme big-beat qui va suivre : Des sons échappés du sampler des années Brian Eno, puis bientôt son élucidation « We have explosive » surmultipliés par l’écho,  se calent sur une batterie « garage », avec une mélodie qui s’enroule autour de deux accords. Le morceau se conclue sur de curieux bruits de cochon.

5. Everyone in the world is doing something without me : (4:10) Démarrant sur des samples de voix humaines extra-bas façon Ethnicolor, le morceau s’éloigne dans une direction de chorale New Age inattendue.

6. My kingdom : (5:47) Une sorte de flûte des Andes se promène sur une crête de batterie qui évoque Massive Attack. Un sample de Blade Runner « Rachel’s Song » conclue le morceau.

7. Max : (2:48) Court et intense moment de piano solo, ornementé de nappes luxuriantes.

8. Antique Toy : (5:43) Un synthétiseur vient se poser sur une ligne rythmique qui évoquera instantanément le R’N’B (il faut se rappeler que le disque est enregistré bien avant, en 1996). Le morceau s’achève dans des atterrissages de soucoupes volantes et autres perturbations électromagnétiques.

9. Quagmire : (6:57) Sons crispants en ouverture, puis succession de collages sonores entre univers télévisuels et musique concrète. Le tout se termine en clapotis dans un entrecroisement de boucles électroniques rapides. Le titre le plus édifiant de cet album, à nul doute.

10. In a state of Permanent Abyss : (5:38) Une mélodie légèrement désaccordée se ramifie en quatre parties, avant de se dissocier en bruit « tordus ». La rythmique funk, sur des bases très lentes, recollent chacun des éléments les uns avec les autres. Des éléments orientalisants viennent rompre ce début d’équilibre trouvé.

11. Glass : (7:32) Le morceau le plus long de cet album. Quelques sifflements d’oiseaux surplombent des nappes qui s’écrasent telles des vagues contre un rocher. Retour des voix mentionnés pour nous tirer de la rêverie, avant qu’une basse pointue ne marque une pulsation lente et divers éléments psychédéliques ne revisite les années 60 (Le générique Amicalement vôtre a toujours été un motif d’émerveillement pour nombre d’artistes électroniques) avec flutes, sitar et cris orgasmiques.

12. Yage : (5:32) Une basse synthétique enjambe de lents arpèges répétitifs, tandis que plusieurs mélodies tentent successivement d’émerger de ce magma d’effets sonores. Une sorte de boîte de musique accélère d’un coup le rythme de l’ensemble et nous porte, au-delà de quelques cartes postales sonores (rires d’enfants), vers un univers curieusement assez pop (guitare / piano).

13. Vit Drowning : (4:45) Débute sur un thème balancé assez sèchement sur le clavier, puis intervient une atmosphère assez voisine de Révolutions industrielle, part 3, de Jarre. Chut ! La fin de l’album réserve une surprise…

Pour me résumer, Dead Cities est un disque indispensable à tout amateur de musique électronique qui se respecte, par la variété de ses paysages sonores et l’originalité de ses compositions. Une vraie bande originale de film qu’il vous faudra imaginer !

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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