Archive pour décembre, 2007

Tangerine Dream – Discographie compacte

Tangerine DreamTangerine Dream est une formation allemande de musique électronique qui a, parmi les toutes premières, utilisé des synthétiseurs pour ses compositions. L’effectif du groupe a fortement évolué au fil du temps, avec quantité de remplacements. La particularité des groupes allemands de cette époque, que l’on qualifie souvent d’École de Berlin, tient aussi de la présence de musiciens aux profils atypiques (autodidactes ou expérimentaux). Tangerine Dream signifie « Rêve orangé » en français. Ils revendiquent plus de cent Compact Discs à leur compteur. Il faut dire que le groupe a été créé en 1967. Oui, vous avez bien lu, c’est moins onéreux d’être fan de Jean-Michel Jarre… À cette époque reculée, Edgar Froese, étudiant en peinture et sculpture à l’Académie des Arts de Berlin, a d’abord donné des concerts privés pour Salvador Dali en Espagne. Dali a toujours été un passionné de musique électronique, d’ailleurs, selon une rumeur persistante, il aurait demandé à Jarre de composer la musique de son enterrement. Froese, né en Russie en 1944, est un grand amateur de rock, mais aussi de « performances », ce qui explique les nombreux lives du groupe auquel il a toujours était l’âme. Il rentre d’Espagne pour composer un premier disque psychédélique Electronic Meditations avec deux des plus éminents représentants de la musique électronique allemande, qui pourtant ne se réclame pas spécialement comme « musiciens »  à savoir Klaus Schulze (ex- batteur de Psy free, puis celui d’Ash Ra Tempel, entre autres) et Conrad Schnitzler (autodidacte, ex-Cluster), en juin 1970. Klaus Schulze, qui participera à de nombreux groupes expérimentaux, connaîtra une carrière en solo importante après cette parenthèse. On cite souvent ce dernier quand on parle de Tangerine Dream, alors que bien d’autres musiciens seront plus impliqué dans l’histoire foisonnante du groupe.  

(suite…)

Michel Geiss, le « géo trouve-tout »

Michel Geiss, ingénieur du son mastering et bien plus encore !On ne peut pas faire décemment un site sur Jean Michel Jarre sans consacrer un article significatif à Michel Geiss, qui fut son collaborateur pendant une vingtaine d’années (d’Oxygène au disque live Hong Kong), et eut un apport irremplaçable sur le succès de ses compositions, je pense au plus emblématique, Equinoxe



 > La technique au service de la musique 

Electronicien de formation, Geiss est passé par l’IRCAM avant de se consacrer à la musique en studio avec Jean Michel Jarre. Après avoir œuvré pour l’un des plus grands de la musique électronique, Geiss travaille aujourd’hui ou a travaillé avec les plus grands noms de la chanson française (Laurent Voulzy, Michel Jonasz, Patrick Bruel, Michel Sardou, Starmania, Trust, Catherine Lara, La Compagnie Créole, etc.), notamment pour ce qui est du mastering. Il a de plus, travaillé sur de la musique classique ! Il est bon d’indiquer que le rôle d’un ingénieur en mastering, c’est celui de préciser le son définitif de l’album, sa structure physique définitive. Il règle le dosage des graves (pour ce qui est de la musique électronique, fondamentalement difficile), des aigus et des médiums, ce qui est une intervention musicale et subjective à chaque fois. Michel Geiss développe aussi depuis plusieurs années des projets dans le domaine des nouvelles technologies de traitement des sons.

(suite…)

Biographie de Jarre : 1976-1986

Nous reprenons le cours de notre grand portrait en 1976. Jean Michel Jarre enregistre son troisième (si l’on compte les Granges Brûlées) album, qui va être un choc considérable dans le monde de la musique, Oxygène. L’album, à la magnifique pochette signée Michel Granger, sera un best-seller (Douze millions d’exemplaires vendus dans le monde à ce jour) pour un album français. Les six morceaux de l’album portent simplement des numéros, ce qui sera l’objet de nombreuses plaisanteries ultérieures. Son cœur emblématique, Oxygène 4, qui sera utilisé par de nombreuses radios et télés françaises (notamment le journal télévisé d’Antenne 2).

(suite…)

Biographie de Jarre : 1948-1976

Jean Michel Jarre adolescentVoici la première partie de ma biographie de Jean Michel Jarre. Pourquoi refaire ce qui est déjà fait ailleurs ? Il me semblait, au stade de popularité auquel a accédé mon blog, (essentiellement en étant en tête des résultats des moteurs de recherche sur un grand nombre d’aspect de sa carrière) je ne pouvais plus faire l’impasse sur une biographie complète de l’artiste. J’ai tenté de la faire d’une manière aussi précise que possible, mais si des détails y sont inexacts, je prendrai le soin de les corriger et de l’augmenter. L’idée m’est aussi venue de l’atmosphère qui a présidé à la réalisation de certains jarretoons, sur le jeune Jean Michel – Encore plus beau qu’aujourd’hui, c’est vous dire ! -. J’aurai l’occasion d’illustrer cette biographie et des liens internes et externes, mes photos préférées, mes dessins (dès qu’ils seront finalisés) des différentes époques que nous allons traverser… maintenant.

On oublie parfois qu’avant d’avoir un succès foudroyant avec Oxygène à 28 ans, Jarre a derrière lui une somme de travaux et de collaborations remarquables. Je m’en vais maintenant reprendre l’histoire de Jean Michel depuis ses débuts au hochet, en veillant à ne pas trop oublier de détails qui font toute la saveur des biographies « non autorisées ».

> Accés direct : GRM / Oxygène IV



 > Naissance d’un géant de la musique  



Jean Michel Jarre à sa naissance, dans les bras de sa mère, en 1948 à Lyon.Enfant unique, Jean Michel est né le 24 Août 1948 à Lyon d’une mère résistante et d’un père musicien. Son père Maurice Jarre divorce de sa mère Francette Pejot, lorsque  »Jean Mimi » a quatre ans. Maurice Jarre sera directeur musical du Théâtre National de Paris de Jean Vilar de 1951 à 1963, puis va développer une carrière de compositeur de musique de films aux États-Unis sur la base de ses récompenses aux oscars (Lawrence d’Arabie en 1962, puis Docteur Jivago, en 1965) à Hollywood. Jean Michel sera fâché avec son père pendant de nombreuses années, mais leurs relations se sont normalisées au cours des trois-quatre dernières années.

Jarre commence le piano très jeune (à 5 ans), mais son premier professeur le dégoûte rapidement de la pratique de l’instrument. L’anecdote veut que les murs de sa chambre portent l’inscription : « Je hais le piano ». Pour fêter les dix ans de sa progéniture, sa mère l’emmène dans la boite de jazz « Le chat qui pêche », qui est tenue par une amie elle aussi ancienne résistante. Chet Baker, Don Cherry et Archie Shepp lui donne un récital privé qui l’impressionne au plus haut point. Sa vocation musicale naît là. Son modèle est son grand-père, inventeur, auquel on doit la première table de mixage pour la radio et du prototype de tourne-disques Teppaz. Il dit avoir passé beaucoup de temps à l’observer dans son atelier. 

(suite…)

Dernières impressions de Marigny

Dernières impressions de Marigny dans Concerts / Jarre temoignagefanJ’ai assisté aux concerts des 12, 13 et 15 décembre. La prestation des musiciens (plus particulièrement le premier soir) était superbe (y compris le discret Claude Samard). Le choc des premières notes d’Oxygène 1… miam ! Il parait que vers la fin de la tournée ils étaient encore plus décontractés et « pro », malgré les inévitables galères techniques inhérentes aux dinosaures présents sur scène. Malheureusement des impératifs de budgets ne m’ont pas permis d’assister au concert du 26. Le son était simplement parfait.  

(suite…)

Ashra – New age of earth (1976)

Pochette de 'New Day of earth'Co-fondateur avec le batteur Klaus Schulze (qui ne composera que le premier album) et le bassiste Hartmut Enke du groupe expérimental Ashra Tempel, le berlinois Manuel Göttsching est un guitariste de génie qui a voulu sans cesse créer ses propres sons, parallèlement à la carrière des Pink Floyd, mais pas seulement. Il jouera également de la batterie, de la basse, et de synthétiseurs (Moog et Mellotron) sur toutes ses compositions. Décidemment, la musique électronique nous complique la vie : entre Space Art et Space, puis Ashra et Ashra Tempel, il faut savoir s’y retoruver… Il serait long et fastidieux de reprendre l’ensemble de l’histoire d’Ashra Tempel et de Manuel Göttsching, dans le cadre de cette critique, d’autant que certains ont déjà fait le travail. Le premier album éponyme d’Ashra Tempel (avec Schulze) paraît en 1971, et il sera suivi de nombreux aréopages différents, jusqu’à ce que Manuel reste le seul derrière le nom Ashra, vers 1974. New age of earth, s’il a la couleur générale des disques de l’école de Berlin, enrichi sa palette de sons des reflets bluesy de sa guitare rêveuse.

(suite…)

Vangelis – 1492, Christophe Colomb (1992)

Pochette de l'album '1492, Christophe Colomb'En 1992, pour les cinq-cent ans de la découverte de l’Amérique, Ridley Scott tourne le long-métrage 1492, Christophe Colomb, avec Gérard Depardieu et Sigourney Weaver. C’est donc Vangelis qui va une nouvelle fois être chargé de la mise en musique, eux, qui ont déjà collaboré sur Blade Runner. Il a été nominé aux Golden Globes de 1993 pour la meilleure musique de film. Le disque a été enregistré à Paris sous la houlette de Philippe Colonna (Mixage et enregistrement)  et de Frederick Rousseau (coproducteur de l’album). Il faut également noter que deux autres collaborateurs de jarre sont de la partie. Il s’agit de Xavier Belanger, l’ethnologue qui a présidé aux sons ethniques de Zoolook, et Denis Vanzetto, l’ingénieur du son sur Rendez-vous et Revolutions.

Dans le livret, Ridley Scott déclare qu’il a d’office voulu une musique qui fasse le pont entre le quinzième siècle et l’époque d’aujourd’hui. Nombre d’instruments traditionnels viennent compléter les synthétiseurs fétiches de Vangelis : guitare andalouse (sur Deliverance et Moxica…), mandoline, flûtes et violons. Avec ce disque, Vangelis a signé son plus gros succès commercial, et son thème le plus universellement mémorisé (Conquest of Paradise).

(suite…)

12345

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont