Deep Forest – Bohème (1995)

Pochette de l'album Bohème de Deep Forest4etoiles.gif Troisième voyage dans l’univers de Deep Forest, Bohème est la rencontre idyllique du synthétiseur, du sampling (car il y en a beaucoup à l’intérieur) et des chants du monde. Après le disque aquatique qu’était « Pacifique », c’est aux couleurs d’une forêt d’automne que nous convie les deux maestros français du courant New Age / Synth pop. À l’origine du disque, il y a la fascination exprimée par Eric Mouquet et Michel Sanchez pour les chants tsiganes (Hongrie et Transylvanie), auxquels il convient d’ajouter le chant folklorique russe, sud-asiatique et indien.

C’est aussi l’album de la consécration pour le groupe français. Non content d’avoir été le groupe ayant vendu le plus de disques cette année là en France, Bohème leur permet de décrocher un Grammy award (l’équivalent des victoires de la musique aux États-Unis) de meilleur album de musique du monde en 1996, et sont à nouveau nominés pour le titre de meilleur groupe de l’année aux Victoires de la musique 1996 (après 1993). Les publicités surfent sur le succès de nos petits frenchies, avant que le cinéma ne leur fasse à son tour les yeux doux. Le « genre Indien » marche très fort cette année là à l’international, puisque, coincidence, sort au même moment parait le premier disque d’Indians sacred spirit, qui cartonne également avec le single Yeha-Noha. Le talent des deux musiciens et leur appétit constant pour de nouveaux territoires musicaux est ainsi heureusement récompensé.



> Mélodistes hors pair


Michel Sanchez (g), Eric Mouquet (d).Les mélodies imparables sont servies par diverses formules d’instruments acoustiques. En premier lieu l’accordéon, l’instrument de Michel Sanchez (présent sur Deep folk Song, Bohème). Sur les larges nappes de synthé viennent se greffer de lancinants you-yous comme ceux de Watermelon man (Herbie Hancock : Headhunters). En forme allégorique, violon, koto ou sitar plus certains sons de bois (normal vu le nom du groupe, me direz-vous). Textures organiques et écriture musicale accidentée rendent l’écoute reposante et stimulante tout à la fois. Le piano de conservatoire est aussi réutilisé à la composition du tumultueux Bulgarian Melody, qui est assorti par leur complice vocale Marta Sebestyen.

L’art de Deep Forest pour les cassures de rythmes (Twosome) est à l’œuvre régulièrement dans Bohème. Esquivant du même coup le principal travers de ce courant nouveau de la musique, c’est-à-dire la monotonie de ses patterns rythmiques. Il faut savoir qu’Eric et Michel sont tous les deux des passionnés de jazz-fusion (Chick Corea, Weather Report) et de musiques du monde. Brillantes écritures à plusieurs voix (Marta’s Song), épures (Freedom cry), vibrato, Deep Forest renouvelle ses sonorités enveloppantes en le portant dans les cimes des aigus.

Un disque très profitable pour les oreilles, et aussi pour le porte-monnaie (vu qu’on le trouve à prix très doux).



 > Track-list

  1. Anasthasia

  2. Bohemian Ballet

  3. Marta’s Song (avec son sublime clip)
    Image de prévisualisation YouTube

  4. Gathering

  5. Lament

  6. Bulgarian Melody

  7. Deep Folk Song

  8. Freedom Cry

  9. Twosome

  10. Cafe Europa

  11. Katharina

  12. Boheme 



 > Lire aussi : La Wikifiche de Deep Forest
> Un très gros site de fan anglophone.

 


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