Laurent Garnier – Unreasonable behavior (2000)

Pochette d'unreasonable behavior4etoiles.gif  Unreasonable Behaviour est le troisième disque de Laurent Garnier. Au sein du label F Communications, il est déjà une star établie, comme le deviendra plus tard Saint Germain. En sortant de la pure étiquette de DJ pour s’atteler à celle de compositeur électronique, il livre le meilleur de lui-même sans emprunts, pour concrétiser son talent singulier dans un disque remarquable.

Laurent Garnier a publié des écrits sur la musique électronique et participé efficacement à sa vulgarisation par l’entremise de sa chronique sur la radio France-Info aux côtés de Gérald Roux il y a quelques années. Se produisant en Angleterre, pour ses premiers mixes, il est l’un des principaux (si ce n’est le principal) fers de lance de la French touch. Il a été le premier artiste de la sphère «techno» à être invité son univers aux Victoires de la musique, qui l’ont récompensé en 1998 pour son deuxième album.

Globalement situé à mi-distance la scène de Détroit (sans oublier New York et Chicago en deuxième main) autant que par les allemands de Kraftwerk, c’est dans un bain de sons que nous emmène le Boulonnais. Il a collaboré pour cet album avec Laurent Collat (mixage, production, etc.).



> Bonnes influences      

Laurent Garnier Le jeune Laurent (34 ans) fait danser les sons d’une manière alerte et variée. Aux courants house et drum-and-bass des albums précédents, Garnier rajoute une teinte acid (notamment Forgotten thoughts, morceau dédié à Carl Cox) et breakbeat (Greed parties 1 et 2). Bref, on nage en plein rave (oui, je sais c’est trop facile). C’est aussi du côté de Copacabana que semble nous entraîner certains rythmes brésiliens qui sont le pendant lumineux de l’univers underground du DJ Laurent. L’artiste invite de surcroit un saxophoniste (The man with the red face) et un flûtiste (Last tribute from the 20th century) sur deux titres.La pochette de l’album ainsi que le livret est signé par Seb Jarnot. Ces personnages sont des concentrés d’énergie aux couleurs très vives. Y sont figurés quelques-unes pêchés capitaux du 20ème siècle.

 > Bons influx      

Ce dandy des platines utilise le morceau-titre pour délivrer quelques sentiments personnels et valeurs qu’il attribue à la « grosse musique de nuit ». C’est l’intro rêvé pour les titres que je préfère, dans le registre lent et cathartique, ses Cycles d’opposition, et ses arabesques de fréquences sur des nappes vanillées. Downfall est un autre de ces morceaux tournant autour d’un groupe de notes et du tintement obsédant d’une cymbale, pour éclater en de magnifiques spasmes électro. Pas loin derrière dans ce classement, Communications from the lab (du nom de son studio, le Wake up Lab), le plus kraftwerkien à n’en point douter : « Dangerous drive ».Enfin, plus que mid-tempo, « The Sound of the big babou » (le gros single de l’album) est un titre jumeau du sus-cité, deux titres-fleuves qui charrient des notes bourdonnantes dans une exclamation qui ressemble à l’accroche de l’arrière du CD : « Unreasonable behaviour ? You said it ! ». Un compact ou un vinyl à se procurer d’urgence.


 > Track-list

  1. The warning
  2. City sphere
  3. Forgotten thoughts
  4. The sound of the big babou
    Image de prévisualisation YouTube
  5. Unreasonable behaviour
  6. Cycles d’oppositions
  7. The man with the red face
  8. Communications from the lab
  9. Greed (Part 1 et 2)
  10. Dangerous drive
  11. Downfall
  12. Last tribute from the 20th century

> Lire aussi : le blog de Laurent Garnier


 

 


Un commentaire

  1. Veridis dit :

    De Laurent Garnier je retiendrai le morceau « crispy bacon » qui ressemble énormément à un inédit de Vangelis non édité sur l’album See You Later qui porte le nom de « Domestic Logic 1″

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