Digitalism – Idealism (2007)

Pochette de l'album Le duo allemand composé d’Ismail ‘Isi’ Tuefekci et de Jens (ou Jence) Moelle a vu le jour en 2004 à Hambourg, où ils ont mixés à leurs débuts. Leur rencontre s’est passé dans un magasin de disques (eh oui, cela existe encore là-bas). 2004 sera l’année de la sortie de leur premier single, Idealistic (clip ci-dessous), qui sera un carton en Allemagne. Ils donneront également en 2005 leur propre version du tube de la famille White Stripes «Seven Nation Army». Ils ont signé en 2005 avec le label français Kitsuné Music à leurs débuts. C’est sur ce label qu’officient Alex Gopher et Cosmo Vitelli. D’ailleurs leur musique est presque aussi française qu’allemande. Ils ont ainsi eu la chance de pouvoir remixer le titre «Technologic» de Daft Punk, à laquelle leur musique fait souvent penser (basses et mélodies).

La pochette de l’album présente les photos de leurs deux visages à front renversé. Leurs identités ainsi combinées donne l’image d’une allemagne multiculturelle. Nulle part sur la pochette ne voit-on leur visage clairement : une fois de profil, une fois dans le noir, et une fois découpé. Leur style est la house, teinté de new-wave (New Order, The Cure). Jens Moelle chante sur la plupart des titres de cet album.



> Titres 1 à 8

Une pose à la Kraftwerk pour le duo allemand DigitalismMagnets est un titre à la mélodie poisseuse comme une piste de danse, qui fait force utilisation de vocoder, avec le mot Magnets scandé à l’infini. Zdarlight se compose lui, d’un couplet très électro et d’un refrain composé uniquement d’une guitare à gros effet flangé (ce ne peut être une pédale). Minimaliste mais extrêmement efficace. I want I want ressemble beaucoup à New Order voire à Joy Division. Reprenant l’esprit du titre précédent, il se construit comme une mise en tension qui débouche sur un des paroxysmes rock de l’album. Le nom de la chanson est en lui-même tout un poème.
Le morceau-presque-titre, Idealistic est sorti sur White label en 2004. Il est bien représentatif de l’album : une rhapsodie électro qui assène des breaks assassins. Digitalism in Cairo est un retour à une house « brute » qui utilise un sample de The Cure pour obtenir un éclatement kaléidoscopique. Dans la foulée de ce titre, Digitalism rappele sa fascination pour les musiques de films avec un intermède néo-classique et des bruits de foules. Pogo est une modulation toujours très eighties sur le thème de I want I want. Moonlight ressemble énormément à Harder, better, faster des Daft Punk, aux plans de la composition et des textures sonores.


> Titres 9 à 15

Digitalism – Idealism (2007) dans CD / Divers digitalism-1372Anything new (dont les synthés reprennent les notes plaquées de Thriller) est encore un de ces titres hybrides entre électro et punk. L’originalité de cette composition tient beaucoup aux sous-parties de cette chanson de cinq minutes où le chanteur se cale sur une rythmique puissante. The Pulse ressemble une nouvelle fois, beaucoup (et quand je dis beaucoup…) à l’esprit du deuxième album de Daft Punk. Home Zone revient à l’old school : freaks électroniques, « gros son », ce court morceau contient même un clin d’œil à M.A.R.S et son célèbre hymne Pump up the Volume.
Avec Appolo-Gize, la voix acidulée de Jence se pose sur les accords d’un synthé au timbre gras. On tient là l’occasion de se pencher plus précisément sur les paroles, gentiment autocritiques. Nouveau morceau court, Jupiter approach est une atterissage sur un monde de cordes pleureuses et d’arrière-plans métalliques qui sert à mettre sur orbite ce qui constitue le dernier « gros » morceau de l’album, Jupiter Room. Ce titre, tirés par des séquences hypnotiques, bénéficie de divers effets de basse pour en dessiner un relief accidenté. Encore un titre-clé pour apprécier (ou non) l’album sur la base d’un seul élément.
Echoes constitue le final de l’album, avec une mélodie en forme de ritournelle électro, soutenu par une basse à la Around the World.
Voilà, je crois que vous l’aurez compris, le filtre des références pas si lointaines (Discovery est sorti en 2001) peut contrarier le plaisir innocent des oreilles les plus aguerries. Mais il faut reconnaitre à Digitalism, au-delà de leurs influences, un art de la composition qui les placent dans une position intermédiaire, quelque part entre Daft Punk et Justice.


 > Track-list


  1. Magnets (3:50)
  2. Zdarlight (5:40)
  3. I Want I Want (3:28)
  4. Idealistic (4:10)
    Image de prévisualisation YouTube
  5. Digitalism in Cairo (4:48) (D’après Fire in Cairo de The Cure)
  6. Departure From Cairo (0:53)
  7. Pogo (2:26)
  8. Moonlight (2:52)
  9. Anything New (4:59)
  10. The Pulse (4:19)
  11. Home Zone (2:08)
  12. Apollo-Gize (2:19)
  13. Jupiter Approach (1:12)
  14. Jupiter Room (5:03)
  15. Echoes (3:37)

  • Voir aussi : Leur Myspace
  • Note : le disque comprend une piste OpenDisc qui permet d’accéder à des bonus.

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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