Archive pour juillet, 2008

Collection synthétiseur par Ed Starink

Voici le contenu des 4 premiers volumes de la collection synthétiseur / Les plus grands thèmes, recréé par Ed Starink. (ébauche d’article)

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Kraftwerk dans le mix (3/3)

Voici la troisième et dernière partie de la biographie de Kraftwerk. Lire la première partie. Accéder à la deuxième partie.

 


 

> Electric Café, le synthé au percolateur

 


 

Florian Schneider pose à coté de son robotPrévu initialement sous les titres Technicolor (problème de droits), puis Technopop, l’album qui devait sortir en 1983 a connu nombre d’ajournements économiques, en plus de l’accident de vélo de Hütter. Des maquettes de morceaux ont bien été enregistrées, mais EMI jugea ces démos « insuffisantes ». En définitive, l’album Electric Café ne paru qu’en novembre 1986, soit 5 ans après Computer World. Dans l’intervalle, le groupe modifia l’équipement du studio Kling Klang pour passer au tout-numérique, sans se séparer pour autant du vieux matériel.

L’une des innovations les plus marquantes de cette période fut la création d’animations 3D pour le single crispant « Musique non stop». Il s’agit des têtes stylisées de Hütter, Schneider, Bartos et Flur composée de gros polygones avec des lèvres rouge vif. Elles ont été réalisées par Rebecca Allen, de l’Institute of Technology de New York. Par ailleurs, elle a aussi prêtée sa voix pour l’interprétation de ce titre, qui, autre première, comporte des voix féminines.

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…I care because you do – Aphex Twin (1995)

Pochette d'''...I care because you do''Difficile de cerner Richard D. James. Tout d’abord en raison du nombre de pseudonymes qu’il a utilisé, se dédoublant sous une autre identité mystérieuse à chaque fois qu’il collaborait avec un autre artiste de la scène techno et électro. Ensuite, comment interpréter le sourire carnassier qui orne la pochette de son quatrième album, un autoportrait au regard inquiétant ? Le natif d’une famille modeste de Cornouailles a la particularité d’avoir perdu son jumeau avant sa naissance, d’où le pseudonyme Aphex Twin (jumeau en anglais).

Nous sommes en 1995. Depuis son premier enregistrement Analogue Bubblebath, Aphex Twin (AFX pour les initiés) n’a cessé de multiplier les expérimentations avec les échantillonneurs et le son chaud des synthétiseurs analogiques. Sa passion du synthétiseur ne date pas hier : à l’age de seulement 14 ans, Richard avait déjà bricolé le sien. Après le succès critique de ses Selected Ambient Works 85-92, vient le succès tout court.

« …I care because I do » décroche le titre d’album indépendant le plus vendu en Angleterre. L’album est découpé en quatre parties de trois morceaux ; Side A, B, 3 et 4) et ses titres s’étalent de 1990 (il a alors 29 ans) à 1994. Les titres de l’album sont pour moitié des anagrammes de « The Aphex Twin » ou « Aphex Twin ».

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Kraftwerk – Computer World (1981)

Pochette de Computer WorldComputer World est le fruit d’une réflexion approfondie (trois ans de gestation) sur les interactions croissantes de l’informatique sur la vie quotidienne. Alors que l’album précédent, The Man-machine, était une métaphore sur la mécanisation de leur musique, ce concept-album de 1981 fait une juxtaposition des avantages et inconvénients de l’ère de l’informatique, au-delà de la musique. La pochette de l’album fait figurer les profils stylisés des quatre musiciens dans la lucarne d’un (vieil) ordinateur, sur un fond jaune vif. Certes, si la pochette n’indique en rien la musique, les photos de la pochette intérieure sont plus parlantes avec des vues des mannequins de l’album précédents devant leurs consoles d’instruments.

Computer World est le disque le plus court de tous les albums des studios Kling Klang, moins de trente-cinq minutes, mais il est parmi les plus denses. En tous cas, c’est celui qui fera l’objet de nombreux samples, que ce soit à Chicago ou à Détroit.

Le morceau-titre, Computer World, égrène le nom d’officines de surveillance, telles Interpol, le FBI ou encore Scotland Yard. Il semblerait qu’après les robots d’Asimov et de Fritz Lang, Kraftwerk illustre à sa manière la société de l’espionnage numérique à la George Orwell.

Pocket Calculator est un titre plus léger, plus sautillant. C’est d’ailleurs ce titre qui sera utilisé comme single pour lancer la promotion de l’album. Il incorpore des bruitages de machines à calculer, qui sont commentés par Ralf, comme un enfant qui prend un jouet plus au sérieux qu’il ne devrait. En tous cas, on sent que la découverte de tout l’équipement miniature (stylophone, mini-clavier) qui a entouré la promotion de l’album a énormément diverti les membres du groupe, y compris les deux batteurs, qui jouent avec des pads rétrécis. Le couplet (à 0:30 et 1:10) et le chorus (de 2:50 jusqu’à la fin) de la chanson est une mélodie dodelinant sur deux notes, qui passe à juste titre pour une préfiguration de la « house music ».

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Claude Samard, le guide de la guitare

Portrait de Claude SamardClaude Samard est l’un des plus éminents spécialistes mondiaux des guitares du monde entier. Il a rédigé les articles les plus définitifs sur les modèles de guitares les moins connues du grand public pour « Guitarist » Magazine, lui qui en possède une collection impressionnante.

C’est un producteur, compositeur et interprète qui a travaillé avec les plus grands groupes internationaux (Midnight Oil, Roger Hodgson de Supertramp, Rita Marley, la femme de Bob et Gaia). Passionné de blues et de Bob Dylan, musicien de studio et directeur d’orchestre, il a formé sa personnalité musicale aux côtés de son mentor, le breton Jean Musy. Samard croise la route de Dominique Perrier (musicien régulier de Jarre) en qualité de musicien pour un des albums du groupe celtique Stone Age.

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Sigur Ros – Takk… (2005)

Sigur Ros - Takk... (2005) dans CD / Divers albumthumb3324takkOn peut légitimement s’émerveiller devant le nombre d’artistes talentueux qu’a donné ce minuscule pays qu’est l’Islande (300.000 habitants environ). Avec Björk et Emiliana Torrini, Sigur Rós est le troisième étage de la fusée électronique venue du froid. Entre glaciers et volcans, le caractère antagoniste de l’île rejaillit pleinement sur ces personnalités.

« Takk… », qui signifie « Merci » en islandais, est le quatrième album du quatuor de Reykjavik. De mercis, quoi de plus naturel, car le groupe donne énormément, que ce soit sur scène, ou sur cet album (Plus d’une heure de musique).

Par exemple, Sigur Rós a toujours fait en sorte que les boitiers de ces disques soient originaux. Celui de Takk… évoque un livre relié de petite taille. Le dépouillement volontaire de cet habillage va jusqu’à reléguer le titre des chansons et le nom à l’intérieur du coffret, mention qui exclue toutes les autres (y compris la maison de disques).

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Kraftwerk (2/3) – Sur les rails du succès

Le groupe KraftwerkVoici la deuxième étape de notre itinéraire au cœur de la galaxie Kraftwerk (Première partie).

En 1977, Kraftwerk enregistre ce qui est pour beaucoup son meilleur album, Trans-Europe Express. Le nom de l’album vient de la fascination des quatre complices pour l’univers des trains, plus particulièrement pour celui qui longe les bords du Rhin. La campagne de promotion de l’album se fera d’ailleurs à bord d’un wagon restauré de l’Orient express, où sont conviés des journalistes. C’est sur ce disque que l’Electronic quartet utilise pour la première fois un séquenceur, de marque allemande, en plus des claviers ARP et Minimoog. Le morceau « Metal on Metal », qui évoque des coups sur des plaques de tôle, est une autre illustration de leur « musique industrielle populaire ». L’album est enregistré à Los Angeles.

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