Fat Boy Slim – You’ve come a long way, baby (1998)

You've Come A Long Way, BabyUn homme seul et des centaines de vinyls, c’est le point de départ  du disque You’ve come a long way, baby. Norman Cook, le DJ qui se représente sous les traits d’un « américain moyen » aux corps joufflu et au visage poupon, nous entraine sur la trace de quelques-unes des fiertés de sa discothèque personnelle. Il sort de ses rayonnages des samples de The James Gang, des Just Brothers (Rockafeller Skank) ou encore le bluesman Camille Yarborough (Praise you) et John Barry. À la fin des années 90, Norman Cook est l’un des deux fondateurs du groupe d’acid jazz Freakpower (programmations, voix et même guitare), ainsi que des Housemartins (où il occupe le rôle de bassiste dans les années quatre-vingt) et de Beat international. Avec l’album Better Living Through Chemistry en 1997, il commence à mélanger les styles musicaux, et en profite pour fonder son propre label, Skint Records. L’année suivante, officie ici sous l’étendard « big beat », mouvement qu’il a contribué à faire émerger au plan international, et ce deuxième album est une sorte d’aboutissement pour lui. L’artiste systématise durant une heure environ les rythmiques lourdes à base de roulements accélérés de « caisses claires », et autre break de batterie, à l’image de ceux des Chemical Brothers, qui sont ses camarades et modèles revendiqués comme tels.



> Contenu musical   

L’album comporte une ribambelle de tubes, au premier rang desquels on trouve Right here, right now, et son clip novateur en forme de frise de l’évolution animale. Rockafeller Skank est un titre aussi humoristique que besogneux, qui a servi de fond sonore à un jeu de football sur micro-ordinateur auquel j’ai joué beaucoup à une certaine époque. Praise you est un autre de ces titres qui se fige dans votre esprit, dans la droite ligne de ce qu’a pu faire l’éclosion de Moby. Ses relents gospel allié à de la beatbox (merci les Dust Junkys) crééent le décalage avec la triviale auto-célébration « Fucking in heaven« , dans lequel le titre du morceau est répété jusqu’à plus soif sur une pattern de house music bien grasse. Hip-hop (Gangster tripping) et rocksteady (Build it up and Tear it down) sont également passé au traitements de breaks forcenés. Fat Boy clôt le disque par quelques menus plaisirs sur son instrument de prédilection, la Roland TR-303 (génératrice de basses) avec Acid 8000. Ce titre est sans doute un clin d’oeil à la acid-house de Chicago à la fin des années 80.

> Succés commercial 

Fatboy Slim ne retrouvera jamais le niveau d’excellence et la popularitéqui est naît de cet album, en concurrence alors avec le phénomène punk-électro The Prodigy dans les classements internationaux. C’est un album que j’ai plaisir à écouter de temps à autre, et je vous le conseille si vous cherchez quelques stimulation du cortex, haut-parleur à fond, naturrellement.En 2008, Norman décide d’abandonner son pseudonyme pour monter son nouveau projet, The Brighton Port Authority, du nom de la ville où il a fait ses premières armes en tant que DJ en 1994-1995.

> Track-listing 

  1. Right here, right now
    Image de prévisualisation YouTube
  2. The Rockafeller Skank
  3. Fucking in heaven
  4. Gangster Tripping
  5. Build it up – Tear it down
  6. Kalifornia
  7. Soul surfing
  8. You’re not from Brighton
  9. Praise you
  10. Love island
  11. Acid 8000

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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