Aphex Twin – Richard D. James Album (1996)

Pochette du Richard D. James album d'Aphex TwinVoici l’album qui est le joyau du label Warp Records de Sheffield. Il est difficile de ne pas définir le terme « Intelligent Techno », courant que Richard James a popularisé en Angleterre et au-delà. Musique relativement inadaptée au pistes de danse, l’I.E. (ça fait classe d’utiliser les abréviations), émerge au début des années 90 avec un groupe comme The Future Sound of London, et donc, le label Warp. Il s’agit de l’album le plus salué par la critique de Richard D. James, alias Aphex Twin (alias aussi Polygon Window ou The Dice man), ainsi que le plus court (32’57), sans être pour autant nerveux. Ou quand la transpiration se fait à la fabrication du disque et non pas à son écoute.

La pochette de l’album est de nouveau un autoportrait arborant le même sourire inquiétant qui sied au jeune dynamiteur des styles et des frontières musicales.

 


 

> Style musical 

 


 

Syncope en pagaille et climats « ambient », James mélange les fréquences en bon laborantin qu’il est. Breakbeats (Corn Mouth) et spasmes électroniques produisent une sensation de musique à la rythmique déconstruite, liée par des phrases mélodiques courtes. Plusieurs salves de batteries se superposent pour former des contingences rythmiques qui éclatent le morceau en d’autant de niveaux d’intensité différente.

L’une des influences majeure de cette galette, plus qu’une sélection de climats « à la » Eno, c’est sans doute Kraftwerk. Les synthés évanescents escaladent des « montagnes » démentes de charlestons accélérés. Richard James chante de nouveau dans cet album. Ainsi de « To Cure a weakling child », une sorte d’Autobahn où la basse aurait laissé la place à des boucles de rythmes saccadées (drill’n'bass). Certains analystes rapproche les expérimentations de James à celles de Steve Reich et de Philipp Glass, ce qui est un raccourci un peu rapide..

Dans l’album qui porte son nom, Aphex Twin alterne morceaux sombres et expérimentaux (Peek 824545201, Cornish acid) avec d’étranges ritournelles nimbées dans des cordes soyeuses (Goon gumpos, Girl/Boy Song). La mort de son frère jumeau est un thème important dans sa musique. L’album se conclut par un morceau par un collage facétieux de bruitages clownesques sur la mélodie savante d’un orgue pompeux.

Une excellente entrée en matière dans le monde merveilleux et toujours vivace du « downtempo ».

 


> Track-listing

 

  1. 4 (3:34)
  2. Cornish Acid (2:15)
  3. Peek 824545201 (3:01)
  4. Fingerbib (3:46)
  5. Carn Marth (2:29)
  6. To Cure A Weakling Child (3:58)
  7. Goon Gumpas (1:57)
  8. Yellow Calx (3:00)
  9. Girl/Boy Song (4:47)
  10. Logan-Rock Witch (3:31)
    Image de prévisualisation YouTube

> Lire aussi : la critique de son album précédent (I care because you do) de 1995.

 

 

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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