Florian Schneider quitte Kraftwerk

Kraftwerk dans 10 ans / Kraftwerk in 10 years after Florian Schneider quits (Dépêche d’agence) Florian Schneider, cofondateur du groupe allemand de musique électronique Kraftwerk, a quitté la formation, indiquait, lundi, le site des fans du groupe (confirmé par EMI, la maison de disques des allemands, NDLR). Aucune raison n’a été donnée mais, travaillant à d’autres projets, Schneider n’avait pas participé à la tournée mondiale de Kraftwerk en 2008. Le groupe, dirigé par Ralf Hütter, l’autre cofondateur, prévoit d’assurer la première partie de la tournée de Radiohead en Amérique latine, qui commence le 15 mars à Mexico.

Schneider et Hütter ont créé Kraftwerk au début des années 1970, et deux autres musiciens ont par la suite rejoint le groupe. Des titres tels que « Autobahn » ou « Trans-Europe Express » ont remporté un succès mondial. David Bowie, dans sa phase électronique, a rendu hommage au groupe en 1977 avec « V2-Schneider ». En mars, Radiohead et Kraftwerk se produiront aussi le 20 à Rio de Janeiro, le 22 à Sao Paulo, le 24 à Buenos Aires et les 26 et 27 à Santiago du Chili. Kraftwerk a aussi prévu trois concerts les 25 et 26 avril à Wolfsburg, en Allemagne.

Après quarante ans de bons et loyaux services, Florian Schneider se sépare donc de sa moitié Ralf Hütter, à l’âge de 62 ans. Stefan Pfaffe, responsable du son, va continuer à le remplacer pour les concerts à venir. Voici quelques déclarations de l’autre moitié de Kraftwerk à propos de Florian au fil des années pour mettre ce départ en perspective (glanées sur Kraftwerkonline) :

Rock & Folk – Peut-on concevoir qu’un jour vous vous séparerez ?
Ralf Hütter : On a essayé, mais ça n’a pas marché. Notre entente est trop stimulante: nous avons découvert beaucoup de choses parce que nous étions ensemble, et la solitude n’aurait pas pu nous faire parvenir là où nous sommes maintenant. C’est une dualité nécessaire… Kling-klang. (…)
Bien sûr, avec Florian nous faisons de la musique ensemble depuis dix ans, alors nous comprenons sans même échanger un mot, de façon para-psychologique, alors qu’eux [Wolfgang Flür et Karl Bartos, NDLR] ne travaillent à nos côtés que depuis trois ans et ne pénètrent que petit à petit dans l’univers Kraftwerk. Notre musique, nous ne pourrions pas la jouer avec n’importe qui. Il est indispensable de se comprendre, car l’humour électronique n’est pas évident pour tout le monde.


Keyboard – Le projet Kraftwerk peut-il s’arrêter un jour?
Ralf Hütter : Non, aujourd’hui tous les sons de Kraftwerk sont numériques, il n’y a plus de bande, tout est sur disque dur: lorsque nous seront partis, disparus, quelqu’un d’autre pourra travailler sur le sons. Déjà, les gens samplent ces sons de nos disques, là, quelqu’un pourrait travailler sur les programmes.


Keyboard – Le projet peut donc vous survivre. Quelqu’un d’autre pourra faire Kraftwerk en 2050?
Ralf Hütter : Oui, Kraftwerk est permanent. La pérennité est un concept central dans l’art. Nos sons et nos programmes sont immortels. Beethoven avait une très mauvaise écriture, surtout à la fin de sa vie, et les spécialistes s’empoignent encore sur l’interprétation de telle ou telle notation. Grâce à l’ordinateur, quelqu’un d’autre pourra continuer ce que nous faisons.

Chicago Sun-Times : Vous avez mentionné le rôle de Florian dans le développement de l’électronique. Vous travaillez ensemble depuis 1968. Qu’y-a-t-il de si spécial dans cette collaboration ?
Ralf Hütter : Bon, c’est comme un mariage électronique (rires), M. Kling et M. Klang, c’est la stéréo, cela donne à notre musique toute sa dimension. Yin Yang, Kling Klang.

Chicago Sun-Times : Vous ne pouvez donc pas imaginer un album de Kraftwerk sans Florian ?
Ralf Hütter : Non, non ce n’est pas possible. Kraftwerk est conçu ainsi, c’est la stéréo. Henning Schmitz travaille également avec nous depuis 20 ans. Il vient en tournée avec nous et travaille comme ingénieur musical en studio depuis que nous avons débuté le concept de Tour de France en 1982 ou 1983. Nous avons également une relation sur le long terme avec notre ingénieur informaticien Fritz Hilpert. Il s’est occupé de notre équipement pour la scène, ce que vous avez pu voir à Chicago.

Et maintenant, à vous la parole : que pensez-vous du départ de Florian Schneider ?

Kraftwerk sans Florian Schneider, c'est...

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5 commentaires

  1. Yanick dit :

    J’adore ce que Kraftwerk a apporté à la musique électronique et je me réjouis d’avoir pu les voir en concert en 2004. Cependant, il serait temps qu’ils rangent leurs hommes-robots et laptops. Ils font partie des immortels de la musique électronique tout comme JM Jarre et Tangerine Dream.

    Le départ de Florian représente le début de la fin du groupe selon moi. Le « Kling » sans le « Klang » ça ne sera plus jamais pareil !

  2. veridis dit :

    Il fallait s’y attendre à un moment ou a un autre. Je pense que dans quelques temps ce sera Ralf qui partira et nous aurons un kraftwerk Version 2 avec de nouveaux membres triés et sélectionnés méticuleusement. Ralf et Florian en arrière plan mais toujours présent pour gérer le business ?
    ..::Kraftwerk::.. Tout à fait, veridis, tout à fait ! Si le nom reste, c’est sûr que Ralf continuera de s’occuper des comptes. Mais les propos de Ralf sur la perennité de Kraftwerk sans Florian paraissent un peu contradictoires.

  3. charl dit :

    Cela fait 20ans que Florian pensait à quitter le groupe. Lors de la tournée computerwelt, il recherchait la solitude par dégout des tournées et parce qu’il – et ça, il faut bien l’avouer(même lui l’a affirmé)-ne fout pas grand chose sur scène (mis a part bidouiller sur le synclavier et moduler les sons sur cubase) ou alors il regarde les match de foot via la technologie wireless et adsl. Wolgang affirmera, dans son livre « j’étais un robot », que suite à une discussion début 90 dans un salon de thé entre Flür et Hutter, la relation semblait tendu entre Ralf et Florian…Mais il y a surtout une histoire de royalties si l’on veut les toucher à vie en tant que musiciens. Étant donné que le contrat avec EMI fut resigné en 90 il faut attendre 14ans (et oui!!) pour quitter la formation et ainsi bénéficier de ses royalties. Sans quoi, les droits des chansons ne vous appartiennent plus, quiconque peut s’en servir et faire ce qu’il veut avec. Ce n’est pas de l’info people mais du juridisme financier sur l’art et son artiste…Et c’est en pârti le cas de Florian comme beaucoup d’autre artiste.

  4. Jean-Michel dit :

    J’ai voté pour « rebondissement », pour Florian, en me souvenant de ses interprétations à la flute traversière vers 1973, voir « Tanzmusik » sur youtube :
    http://www.youtube.com/watch?v=lCg7hPeUdvE , immortel, malgré les petits couacs des uns et des autres disparus depuis ! Je prends peut-être mes désirs pour des réalités, nous verrons…Cette ambiance planante est un fantôme du passé, cela fait partie du charme éternel.
    Mais Ralf tout seul, c’est dur à imaginer, c’est vrai, c’est un héros de la longue durée, en bon Rhénan. Il y aura des retours pour des concerts, peut-être… Tout a une fin, même lointaine.

  5. Fabdeflandre dit :

    Nous sommes en 2012, cette page date de 2009..Kraftwerk continue de jouer un peu en concert sans Florian Schneider…Mais le groupe sans Florian, c’ est déjà un peu moins kraftwerk…FS nous parlait aussi de  » New project », mais je crois que son seul projet est de…dormir!Il n a rien sorti depuis 2009!J avais vu Kraftwerk à Tourcoing en 1991 et avais eu la chance de poser quelques questions au groupe après le concert, il était question d un nouvel album..A part le single  » expo 2000″, il se passa un siècle avant la sortie de « Tour de France »!Meme topo aujourd’ hui,je pense qu il se passera donc quelques décennies avant que Florian Schneider-Esleben ne sorte un son musical d’ un synthé ou d’ une flute…dommage pour nous, ach!

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