Mirwais – Production (2000)

11 janvier 2009

CD / Divers, Disques 2000 et +

Mirwais, pochette de Production (2000)Mirwais Ahmadzaï, 39 ans, est surtout connu pour avoir été appelé par Madonna pour être crédité sur Ray of Light et avoir coproduit son album Music. C’est ainsi qu’il s’est fait un prénom au niveau international. Mais la blonde égérie des médias n’est pas du tout connue pour avoir auparavant participé en tant que guest du premier album de Mirwais chez Naïve, sur le titre Paradise. Ce fils d’une mère italienne et d’un père afghan a le sens de l’économie de moyens, même si sa boite à outils lui permettrait une surabondance d’effets. Ayant démarré une série de groupe dans les années 80 underground, comme par exemple avec Daniel Darc pour Taxi Girl, cette année 2000 est celle de son changement de statut. SOn album cartonne dans toute l’Europe, notamment en Europe du Nord.

La passion des années disco inspirent le titre du morceau phare Disco Science. C’est aussi ce single qui a décidé Madonna a travaillé avec lui. Il fait usage de salves de bips et de rythmes cut, en plus d’un sample astucieux de Cannonball, des Breeders. Ailleurs ce sont les lignes de basses enivrantes qui font preuve d’efficacité. Mirwais promène son élégant sens de la production sur les rivages folk, techno, acid et même hip-hop (Junkie’s prayer).



> Super production 

MirwaisDes synthés au gros son bourdonnant donnent la patine rétro (notamment Naive Song qui évoque Moroder) à l’ensemble de l’album. I can’t wait est une autre de ses compositions diablement orchestrées, avec moments apaisées suivies de saturation de l’espace sonore. De plus, les harmonies suivies par Mirwais nous amène parfois à des fausses pistes, ce qui pour des oreilles exercées est toujours agréable quand c’est fait proprement.Les voix informatisées sont utilisées avec parcimonie (Naïve Song, encore). C’est dire si l’ex-guitariste de Taxi Girl et ancien de Juliette et les Indépendants manie l’électronique avec brio, même si, à la manière d’Air, il ajoute sa guitare acoustique par-ci, par-là. L’influence de Gainsbourg est directe sur le phrasé langoureux presque murmuré de V.I, qui n’est autre qu’une reprise de « Cargo culte ».

> Madonna incognito 

Madonna, MusicMorceau impressionnant de programmation entre tous, « Definitive beat » nous fait vivre un pur moment de glitch drum’n’bass qui cogne. Les scratchs sont tous signés Doubleuté. Dans le registre plus sucré, Never Young again sert de modèle pour le futur tube de Madonna, Music. Miss Warner Music, fil de voix méconnaissable et presque fille immatérielle, fredonne en anglais et en français dans un ballet de cordes mené par Cyril Morin et de woodblocks, sur Paradise (not for me). Ce titre downtempo sera réutilisé en version raccourcie sur l’album Music. L’album se conclue sur une note ambient, avec le cotonneux Involution.Un album intéressant en ce sens qu’il délivre plusieurs ambiances, du calme au très dynamique, et qu’aucun titre ne ressemble vraiment. À noter qu’en 2005, une version collector avec un disque de remixes d’autres artistes a été créée.

> Track-listing

  1. Disco Science  
  2. Naive Song  
  3. Earl Grey  
  4. V.I. (The Last Words She Said Before Leaving)  
  5. Junkie’s Prayer  
  6. Definitive Beat
  7. Paradise (Not For Me)
  8. Never You Again
  9. Involution

> Ressources sur le web 

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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