Tangerine Dream – Cyclone (1978)

Pochette de cyclone de Tangerine Dream..::Critique rédigée par Etiennefroes::.. Le départ de Peter Baumann en 1977 n’est pas sans poser des problèmes à Tangerine dream. Mais une fois de plus, Edgar Froese va faire  face à l’adversité en trouvant une solution qui va faire évoluer la musique du groupe allemand.

 Il fait tout d’abord appel à Steve Jolliffe qui a déjà participé à Tangerine dream en 1968. A cette époque, ce musicien britannique  se trouve à Berlin ou il étude la musique. À cette occasion il côtoie Edgar Froese et Klaus Schulze. Il participe ainsi pendant un an  aux premiers balbutiements de Tangerine dream. En 1969, il quitte Berlin pour l’Angleterre alors que Tangerine dream s’apprête à enregistrer Electronic meditation. Steve jolliffe rejoint le groupe « Steamhammer » formation musicale de blues et de rock. En 1973, il quitte ses compagnons pour se lancer  dans l’enregistrement solo de musiques de films. En 1978, Edgar Froese pense donc à lui pour prendre la place vacante dans le groupe. Klaus Krieger, batteur, rejoint également le groupe allemand.


L’apport musical de Steve Joliffe 

 

Steve JoliffeMais l’arrivée de Steve Jolliffe se traduit par une évolution de la musique de Tangerine dream au grand dam des fans de la première heure du groupe allemand. Des instruments acoustiques sont introduits. Steve Jolliffe chante. La musique sonne plus rock. Le disque est mal accueilli, ce qui entraîne les départs de Steve Jolliffe en 1979 et de Klaus Krieger en 1980. Ils seront remplacés par Johannes Schmoelling mais cela est une autre histoire…

Revenons à « Cyclone » si la musique a évoluée ici, la marque de fabrique de Tangerine dream reste et les interventions des instruments acoustiques et le chant de Steve Jolliffe ne sont pas de la même veine que celle d’un groupe rock de l’époque. Cyclone est donc un bon disque bien mieux apprécié avec le recul des ans par les fans.

 


 

> Titres du disque

 


 

  1. Bent Cold Sidewalk (13:00)
  2. Rising Runner Missed By Endless Sender (4:55)
  3. Madrigal Meridian (20:32)

 


 

> Musiciens

 


 

  • Edgar Froese : Claviers, synthétiseur,et guitares
  • Chris Franke : Claviers, séquenceur et percussions électroniques
  • Steve Joliffe : Flûtes, piano, violon et chant
  • Klaus Krieger : Batteries et percussions

5 Réponses à “Tangerine Dream – Cyclone (1978)”

  1. fabrice.B Dit :

    Le morceau Madrigal Meridian est un des meilleurs morceaux de TD…..celui ci vaut pleinement l’achat de l’album.

  2. Psafel Dit :

    Entendre du chant sur un disque de Tadream a ete pour moi un outrage scandaleux. J’etais alors totalement refractaire aux chants. Depuis cette lubie m’est passée et je redécouvre ce disque avec bonheur. La « premiere face » est finalement un tres bon album de rock progressif et la « deuxieme face » est un morceau absolument magnifique. Bref un excellent album chanté du Dream qui se savoure sans moderation pour peu que l’on fasse fi de notre coté puriste.
    (Par contre l’album « Tyger » restera toujours aussi mauvais… Peut etre qu’un jour…)

  3. Pierre Dit :

    Il y avait déjà des instruments acoustiques dans « Stratosfear » en 1976 : harmonica,clavecin,piano.
    Personellement je trouve Bent Cold Sidewalk raté; ça ressemble vaguement à du sous-Pink Floyd et empêche les spirales dreamiennes de s’envoler vraiment. En revanche, Madrigal Meridian mérite le détour.

  4. Mmarkus Dit :

    Cyclone restera un album controversé, quand j’ai acheté ce tangerine dream en Vinyl peut-après sa sortie en 1978 j’ai été un peu choqué. L’Intro au vocodeur sur 40 secondes est digne de Kraftwerk, même si la suite du sujet sera bien différente.
    Comme d’autre je fût réfractaire à la voix, en plus celle-ci (de Steve Joliffe se permettait même des folies qu’on entend pas partout). Les années m’ont également fait changer d’avis, c’est vraiment un album de fusion électronique originale teinté de rock progressif qui faisait oeuvre de pionnier en 1978. La voix de Jolliffe est même intéressante utilisé comme un instrument sans limite, les instruments a vents bien maitrisé se fondent bien dans les séquences du Dream, écoutez bien la partie centrale de « Bent cold Sidewalk » la séquence superbe surmonté de cette flute vivante et vibrante, soutenu par un son vintage de string machine. Beaucoup de sons analogue, certains nouveau proviennent aussi d’un modulaire Korg PS-3100 qu’ils avaient rajouté a leurs , une rareté, le son organique est bien psychédelique.
    Même la seconde pièce « Rising runner missed by endless sender » a une forte personnalité compositionnelle. Formulé ou arrangé autrement elle aurait pu faire un petit hit a seulement 5 minutes (encore trop long pour les radios bien-sûr) les sons, les clavinets sonnent vraiment bien, comme l’inventivité des thèmes.
    Madrigal Meridian renoue avec le Tangerine Dream que les fans de cette période connaissent, une longue plage de près de 20 minutes en évolution. L’intro très Science-fiction m’a toujours rappelé l’antre d’un moteur photonique de nef spatiale, c’était aussi la mode dans la litterature. L’arpégiateur en folie au centre est du plus bel effet avec un son très analog, qui précédent un super solo de guitare. J’aime particulièrement le final avec ces accords descendant qui tourne en loop, jusqu’au clavinet volant, et ce son final qui me fait encore penser à un violon acoustique.
    C’est un grand disque, mais il ne faut pas le comparer avec les précédent ni même avec les suivants, bien que Force Majeure contient encore la batterie virtuose de Klaus Krieger, qui s’en sort très bien ici. Les séquenceurs demeure un élément difficile a suivre au pas, c’est un beat presque inhumain. Il nous apportent donc aussi un peu d’humanité. Sans Conteste il y a ici beaucoup de créativité, qu’en pensez vous?

  5. Tallieux Frédéric Dit :

    Controversé… mais si bon dans l’ensemble… Je ne comprends pas pourquoi Froese le rejette en bloc. Il ne fait partie d’aucune compilation du groupe. Edgar Froese fait du révisionnisme. Steve Joliffe n’est pas un chanteur, certes, mais son chant ici est assez audacieux pour l’époque, parfaitement cohérent avec la musique développée. En revanche, Joliffe irradie la dernière plage quand il sort l’artillerie des instruments à vent : c’est beau.

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