Fairlight CMI-I (1979)

Peter Vogel (Fairlight instruments) et Jean Michel JarreLe Computer musical instruments(CMI) de Fairlight Instruments (petite société basée en Australie) est le premier échantillonneur numérique de l’histoire. Couramment désigné sous le nom Fairlight, il a non seulement marqué de son empreinte le son des années 80, mais a également inauguré une nouvelle ère de la musique électronique. La promesse ainsi que le slogan de Fairlight était celle de la « musique du futur disponible aujourd’hui ».

Kim Ryrie et Peter Vogel sont deux camarades qui sont passionés d’électronique et de synthèse. Qautre années vont leur être nécessaires pour concevoir l’instrument définitif, à partir de 1975, jusqu’en 1979. Ils vont intégrer à leur dessein l’aide de Tony Furse, qui a étudié à l’école de musique électronique (si, si, elle existait déjà) de Canberra. C’est le concepteur du premier Qasar, le M8 (qui possède quelques éléments du futur Fairlight, comme le stylo optique, la manipulation graphique d’un son et l’architecture hardware), et ingénieur auprès de Motorola. Qasar sera le brouillon du Fairlight, même s’il n’échantilonne pas encore. Ensemble, ils vont faire sortir le monde de la musique de la synthèse analogique en cherchant à contrôler des sons complètement à partir d’une interface informatique. En fait de contrôle total du son, il vont réussir à capturer les sons naturels en jouant sur qautre paramètres : l’attaque, le sustain, le vibrato, et le decay. 


> Technologie 

Fairlight serie 1 (1979)Le Fairlight CM-I (I pour Series I) est un engin à deux processeurs Motorola 8 bits, avec 8 voix de polyphonie, qui permet d’échantillonner les sons jusqu’à 24 Hz. Une banque de sons est livré sur des disquettes 8 pouces de 512 Ko. Mais les échantillons des utilisateurs s’intégrèrent naturellement au catalogue officiel du produit. Le CMI-I se compose d’un clavier de 73 touches, d’un clavier alphanumérique, ainsi que d’un stylo optique relié à un écran monochrome vert de 12 pouces avec modélisation des sons.La légende raconte que ce soit l’aboiement d’un chien qui soit le premier échantillon entré dans l’ordinateur. Pour pouvoir passer à une phase industrielle de l’instrument, une activité parallèle de fabrication d’ordinateurs à processeur Qasar (marque déposée) est tenu par une filiale de Fairlight. Les premiers témoins instrumentistes extérieur au projet voient d’un mauvais oeil l’idée de reconstruire des sons acoustiques (certes, avec une qualité sonore médiocre) et donc, potentiellement, de les priver d’emploi.Fairlight CMI-I (1979) dans Instruments électroniques fairlightcmiijarreLe premier acheteur du Fairlight est l’anglais Peter Gabriel (qui sera aussi un fan du Synclavier, autre échantillonneur, quelque temps plus tard), et Richard James Burgess (Kate Bush), qui les intègrent tout de suite dans des disques pop. Beaucoup d’autres suivront : Stevie Wonder, Herbie Hancock, Trevor Horn (de Art of Noise), Brian Eno, etc. Jean Michel est le premier à l’utiliser en France sur l’album Les chants magnétiques, et l’a amené sur scène dès les concerts en Chine en 1981, jusqu’à la Défense (1990). Il déclare à ce sujet :

Quand le premier sampler est arrivé, le Fairlight, pour moi ça a été une aubaine, parce que au lieu de travailler avec du Scotch et des ciseaux, d’un seul coup on pouvait échantillonner les sons et jouer le tout sur un clavier, ce qui était totalement révolutionnaire.

Les versions suivantes du Fairlight CM-II (1982, 24 à 32 Hz par échantillon) et surtout CM-III (1985, 16 bits, 50 Hz max) verront des améliorations significatives de la qualité du rendu, ainsi que le confort d’utilisation en mode workstation (car le stylet n’était pas très pratique).

À noter que fairlight est également le nom du fan-club espagnol de Jean-Michel.


> Ressources sur le web

 


6 commentaires

  1. WILLOCQ Stephane dit :

    Que dire sur se synthétiseur « fantastique » pour l,époque ,je l,adores personnellement .Des grosses pointures comme « THE ART OF NOISE » ou « YELLO » s,en sont sèrvi abondamment dans leur carière.JMJARRE a su éxploiter son synthé fétiche du moment (1981) dans LES CHANTS MAGNETIQUES. Un must des claviers.

  2. Psafel dit :

    Daniel Balavoine l’a aussi utilisé dans son dernier album « Sauver l’amour » peu de temps avant sa mort. Il projetait de faire evoluer sa musique dans ce sens. Dommage qu’on ne saura jamais ce quil avait reellement en tete. Reste l’intro de « tous les cris les SOS ».

  3. veridis dit :

    Une belle démo du Fairlight par Herbie Hancock dans l’emission pour enfant « rue sesame »
    http://www.youtube.com/watch?v=oKoisNv1ftw

  4. jerome dit :

    Un document sonore dans lequel JMJ répond à des questions techniques et artistiques sur le Fairlight CMI (site de Peter Vogel)
    http://www.anerd.com/fairlight/audioarchives/fa040.mp3

  5. Arnaud dit :

    Une petite erreur, je pense, dans les données techniques :
    24 Hz ne peut pas être un fréquence d’échantillonnage. Il s’agit plutôt de 24 KHz (Sur un Cd le son est échantillonné à 44,1 KHz)

  6. DD Funky dit :

    Fana de Funk, j’aime beaucoup les synthétiseurs des 70′s & 80′s dont le fairlight utilisé par Stevie Wonder et Earth Wind & Fire. Cet instrument a aussi été utilisé dans les mouvements Disco des années 80: la Disco HI-NRJ aux USA et l’Italo-Disco en Europe sans oublier l’électro-Funk (productions Salsoul et Prelude à New-York). Gamin à l’époque je continu à écouter ces musiques aujourd’hui et bien sur les albums de jean Michel Jarre font aussi partie de ma discothèque (250 vynils 33T).

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