Tetsuya Komuro

Tetsuya Komuro, alias TK, star de la musique pop électronique japonaiseTetsuya Komuro(alias TK) est une figure majeure de l’électro-popau Japon, même si son destin de producteur a fini par contrarier sa carrière, le condamnant pour fraude relative aux droits d’auteur. À lui seul, il a vendu 70 millions d’albums, et en tant que producteur, 170 millions, rien qu’au Japon (Taiwan représentant son deuxième débouché). Après avoir été derrière les claviers pendant les années 90, il est désormais derrière les barreaux depuis le 4 novembre 2008.

Tetsuya Komuro est né le 27 novembre 1958, à Tokyo. Ses débuts au sein du groupe TM Network (ultérieurement TMN) en 1984 le font grandir dans l’ombre et le mimétisme de l’autre grand du clavier nippon, Ryuichi Sakamoto, de six ans son aîné. Tetsuya écrit parallèlement pour d’autres artistes, et est coresponsable du tube My Revolution, composé pour Misato Watanabe, en 1986. Ils travaillent également pour les studios d’animation japonais, notamment pour le dessin animé Nicky Larson. La musique du générique, Get Wild, leur offre leur premier tube à TM Network, en 1987. Komuro travaille comme chanteur avec le guitariste américain Warren Cuccurullo(collaborateur de Duran Duran) entre 1989 et 1990. Le groupe TMN (son nom depuis 1990) se dissoudra en 1994.

Durant les années 90 et 2000, il produit nombre de compatriotes musiciens, parmi lesquels on dénombre une ribambelle de chanteuses sucrées à succès : Hitomi, Yuki Uchida, Ryoko Shinohara, Ami Suzuki, Tomomi Kahala, et plus notablement, Namie Amuro. Il s’investit en personne dans le groupe TRF (TK Rave Factory). En 1995, TRF, premier groupe de dance japonais, remportera le prix du meilleur album de l’archipel pour son disque «Overnight Sensation Jidaiwa Anatani Yudaneteru». Le groupe TRF se compose d’une chanteuse de TK, d’un DJ ainsi que d’un groupe de danseurs.

Pour le cinéma, TK créé la B.O « Bokura no Nanokakan Senso » en 1988, ainsi qu’un rôle de directeur musical pour « Tento Chinto » (1990). Il supervisera aussi la musique du dessin animé « Elmer et le Dragon » en 1997.


> Les années d’hégémonie 

Marc Panther, Yamada Keiko, Tetsuya KomuroEn 1994, il lance sa propre boîte de nuit avec Avex Trax, la plus capacitive en Asie à l’époque, appelé Velfarre, située à Tokyo. Il fonde l’année suivante (1995) le groupe Globe dans lequel il tient la vedette, aux côtés de sa future (nouvelle) femme, Yamada Keiko. C’est à cette même époque qu’il jette les bases d’Orumok Records. Il cartonne aussi avec H. Jungle with T., dans lequel le T n’est autre que lui-même, qui lui permet de truster le haut du hit-parade nippon pendant 7 semaines ! Ses activités sont très lucratives, à tel point qu’en 1996, cinq de ses artistes comptent parmi les 5 plus gros vendeurs de disques au Japon (classement Oricon). Les ventes d’albums de Globe sont de plus de 4 millions rien que pour le premier album ! Pour satisfaire sa gloire personnelle, les spectateurs se massent pour le voir au sein du groupe Globe, formation qui assure des salles complet dans les plus grands stades du Japon.
Komuro enchaîne émissions de télé, création de média (internet, presse) avec frénésie en 1997, avec comme but d’émerger en dehors des frontières de son île. Ce sera chose faite avec le remix du thème de « Speed 2 » pour Virgin.


> Collaboration avec Jean Michel Jarre 

Entre 1998 et 2001, Komuro et Jarre joignent leur notoriété pour une collaboration au long cours. TK coécrit avec Jarre le thème d’ouverture de la Coupe du Monde Football en France, Together Now, (avec la chanteuse Olivia) qu’ils rôdent au festival de France, au Japon, début 1998. Ils produisent ensemble l’album «Allez ! Olé ! Ola !»,et Komuro participe aux remixes de l’album du lyonnais Odyssey through O². Le japonais prend place aux côtés du français sur un gros concert, la Nuit électronique(1998), quelques jours après la victoire de la France à ce Mondial. Pour ce show «technoïsant» devant la Tour Eiffel, TK fait se déplacer la télévision NHK et débourse de sa poche 10 millions de francs au titre de la production. Pour jouer le match retour des deux hommes, c’est sur les plages d’Okinawa que les deux hommes se retrouvent, le temps de Rendez-vous in Space (2001), sous l’égide d’Arthur C. Clarke. Un groupe, the Visitors, est même un temps envisagé entre les maestro du synthé français et japonais.
En 1999, le groupe TMN, redevenu TM Network se reforme pour le plus grand plaisir des fans.


> La chute d’une icône 

En 2001, sa première femme Asami Yoshida lui réclame 700 millions de yen au titre d’un divorce aussi tumultueux que médiatique. Pour honorer sa créance, Komuro convainc un investisseur de lui donner 500 millions de yen, en lui revendant 800 morceaux de sa composition. Après examen juridique, il s’avère que les droits de ces chansons appartiennent à Avex Entertainment, et non à TK lui-même. C’est donc une peine de prison de 10 ans pour escroquerie que ne peut empêcher le golden-boy de la pop japonaise, qui plaide coupable lors de son procès en janvier 2009. Tandis que les divers producteurs (dont Sony) récupèrent leurs billes dans les divers projets de Tetsuya, annulant concerts et reparutions, sa maison de disque, Avex, et sa femme Keiko œuvrent en sous-main pour payer sa caution. Une bien triste histoire, en réalité !

> Ressources sur le web

  • Tetsuya Komuro au clavier (solo) : Image de prévisualisation YouTube
  • My revolution : Image de prévisualisation YouTube
 


Un commentaire

  1. Veridis dit :

    J’aime bien le concert d’Okinawa, dommage qu’il n’y ait pas d’album de ce concert ou d’album studio…

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