Maurice Jarre (1924-2009)

Maurice Jarre en répétitionMaurice Jarre, le père de Jean Michel Jarre (musicien), Stéphanie Jarre (décoratrice), Kevin Jarre (scénariste), qui avait 84 ans, s’est éteint à Los Angeles dimanche 29 mars 2009 des suites d’un cancer. Son étoile est présente sur Hollywood Boulevard, au milieu de toutes celles du cinéma qu’il a contribué à faire briller un peu plus fort grâce à ses « movie scores ».

Maurice-Alexis Jarre était un chef d’orchestre et compositeur, notamment pour le cinéma, connu mondialement et couvert de récompenses. Maurice Jarre a composé la musique de plus de deux cents courts et longs métrages. Il a fait sa carrière aux États-Unis, où il vivait depuis plus de quarante ans, avec des thèmes inoubliables comme les bandes originales de film de David Lean qui ont marqué ses plus grands succès.

Parmi ses autres activités, on peut citer la création du jingle d’Europe 1, ainsi que des musiques de ballet (pour l’Opéra de Paris) et des pièces pour orchestre. Il adapte le succès de Walt Disney « 20.000 lieues sous les mers » en 1955 au format audio avec Jean Gabin en Capitaine Némo.

Maurice Jarre a été marié quatre fois : avec Francette Pejot (fils : Jean Michel), Dany Saval (fille : Stéphanie), Laura Devon (fils : Kevin), et enfin Khong Fui Fong.



> Les études et les premiers engagements

Après des études d’ingénierie à Lyon puis à Paris, il décide de se tourner vers la musique, contrairement aux souhaits de son père. Formé au Conservatoire de Paris par Félix Passeronne (percussion) et Arthur Honegger (analyse musicale), il devient timbalier. C’est au Conservatoire qu’il rencontre Joseph Martenot, père de l’instrument qui porte son nom (les Ondes Martenot). Jarre utilisera les Ondes Martenot (un des premiers instruments électroniques) pour certains de ses bandes originales, comme sur Lawrence d’Arabie. Maurice Jarre effectue son premier « vrai » travail sous la conduite de Pierre Boulez, dans la compagnie de théâtre Renauld-Barrault.Peu de temps après ses études, Jean Vilar lui demande de composer la musique du Prince de Hambourg avec Gérard Philippe pour le premier Festival d’Avignon. Il est nommé directeur du théâtre National Populaire, de Jean Vilar, pendant douze ans (de 1951 à 1963). On lui doit la fanfare d’accueil dans l’enceinte du Palais des Papes d’Avignon avant chaque spectacle. Pendant cette même période, il est appelé par les plus grands noms du cinéma français pour créer des musiques de courts puis de longs-métrages. Jacques Demy, René Clément et Alain Resnais font notamment appel à lui.

> Le cinéma américain l’adoube 

Maurice Jarre recevant son Ours d'or pour l'ensemble de sa carrière en 2009.En 1962, il compose la musique de Lawrence d’Arabie. Pour l’anecdote, Maurice Jarre a été appelé en troisième choix par le réalisateur Lean et le producteur Spiegel, et n’était pas censé composer la totalité des deux heures de musique, au profit d’Aram Khatchaturian et de Benjamin Britten. Mais, impressionné par les premiers essais, le français fut encouragé à composer la musique entière pour orchestre en seulement six semaines.Cette fresque aride lui voudra sa première statuette aux Oscars pour la meilleur musique originale de film. Il en aura trois en tout, tous pour des films de David Lean : Docteur Jivago (avec une musique inspiré par le monde russe, qui est inséparable du thème de Lara), en 1962 et La Route des Indes en 1984. Pour le film La Route des Indes, la partition dûment terminée fut retrouvée dans une poubelle, jetée là accidentellement par une femme de ménge distraite.Il recevra quatre golden globes dans cette même catégorie de musique de films. Au milieu des années 60, Maurice s’installe définitivement aux États-Unis. Il travaille pour Peter Weir (le cercle des poètes disparus, Witness), Terence Young (Soleil Rouge), Adrian Lyne (L’échelle de Jacob), Luchino Visconti (Les Damnés), Volker Schlöndorff (Le Tambour), Jerry Zucker (Ghost), Alfred Hitchcok (L’étau), John Frankenheimer (Grand Prix), etc.Outre ses films oscarisés, Maurice Jarre a notamment composé pour le cinéma la musique de : Paris brûle-t-il ? (1966), Les Damnés (1969), Soleil rouge (1971), Le Message (1976), Witness (1985), Gorilles dans la brume (1988), Le Cercle des poètes disparus (1989), Ghost (1990), L’Échelle de Jacob (1990).Il a travaillé aussi pour des séries à la télévision : Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli (1977), Shogun (1980).

Pour le film Witness, il s’est servi principalement des synthétiseurs, ce qui lui a valu nombre de critiques. Il a également participé à deux films de science-fiction, dont Mad Max, par-delà le dôme du tonnerre (1985).

En 1999, il reçoit un hommage au festival du film américain de Deauville. Sa dernière bande originale date de 2001. C’est celle d’un téléfilm sur l’Holocauste, Uprising. En février 2009, il a reçu un ours d’or à Berlin pour l’ensemble sa carrière, avant de décéder quelques semaines plus tard. Il est considéré comme l’un des plus grands compositeurs de musiques de films du vingtième siècle.


> Ressources sur le web

  • Hommage à un Grand Monsieur de la Musique : Image de prévisualisation YouTube
 


7 commentaires

  1. Yanick dit :

    Je suis estomaqué de cette nouvelle. RIP Maurice Jarre.

  2. sebjarre dit :

    le cinéma et la musique perdent un grand homme et un grand compositeur.Les airs mélodiques de ses oeuvres magistrales resteront à jamais gravés sur les partitions du 7 ème art.condoléances à toute la famille « JARRE » et à tous ses proches.

  3. Robi dit :

    « Laura Devon (fils : David »

    Maybe Kevin Jarre ?

  4. Veridis dit :

    Un grand compositeur vient de s’éteindre, mais il continuera de vivre dans nos c?urs et dans nos souvenirs et de nous accompagner grâce à sa musique.
    Condoléances à toute la famille Jarre et ses proches.

  5. rebecca dit :

    coucou jean michel
    pleins de gros bisous stef et rebecca ( zouzou ) :) )

  6. Jacques Hiver dit :

    Kevin Jarre est le fils adoptif de Maurice Jarre.

Répondre

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont