Archive pour juin, 2009

Front 242, l’industrie du risque

Front 242Front 242 a été créé en 1981 à Aarschot, en Flandres. C’est le groupe belge le plus influent des dernières décennies, aussi bien au plan esthétique que scénique, et leur anticonformisme les tient éloignés des plateaux de télévision. Après avoir pris le nom de Prothese, le duo Daniel Bressanutti (dit Daniel B) et Dirk Bergen choisit le nom Front 242. Il faut prononcer Front deux quatre deux, et l’origine du nom du groupe reste sujet à discussion. Intéressés par les arts graphiques et la musique électroniques, Daniel et Dirk sortent leur premier single, Principles, dès la fin de l’année 1981, avec guitare et synthétiseur. De leur côté, Patrick Codenys et Jean-Luc De Meyer avait créé un groupe, toujours dans le Bruxelles underground, Under Viewer. Leur point commun : la musique industrielle dans la lignée des groupes anglais Cabaret Voltaire et Throbbing Gristle. Ces deux entités fusionnent donc en 1982. C’est De Meyer qui écrivait les paroles des chansons la plupart du temps, et  était le chanteur principal du groupe, caractérisé par sa voix grave et grommelante. Le deuxième single du groupe, U-Men, est sorti en 1982. C’est cette année qu’est paru l’album Geography. Ce premier album a une influence certaine sur le courant de la musique industrielle de cette époque, mais n’a pas percé dans les charts. L’environnement sonore des mass medias est alors un des ingrédients principaux de leur musique, au son très dur. Avec l’argent des premiers contrats, en novembre 1983, ils créent une société pour aider la production belge de musique alternative. Toujours en 1983, Dick Bergen retrouve ses premiers amours dans le domaine du design graphique, laissant la place pour un nouvel arrivant, Richard Jonckheere (que l’on appelle Richard 23), particulièrement gesticulant sur scène. Cette composition du groupe perdurera globalement jusqu’à aujourd’hui.

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Nouveau site officiel pour Jean Michel Jarre

Nouveau site officiel pour Jean Michel Jarre dans News officielles evenementLe 20 mai 2009, le site officiel de Jean Michel Jarre a connu une mise à jour de grande ampleur, puisqu’il intègre désormais en plus des traditionnelles news officielles, les billets du Jarreblog signé de la main du « patron ». Il offre aussi une plus grande interactivité, invitant ses lecteurs à faire part de leurs commentaires aussi bien sur les news, les albums (par le biais d’une section discographie plus détaillée que jusqu’à présent) que sur les billets. Le site est en grande partie dans la langue de Shakespeare. Le 24 juin 2010, Jean Michel enregistrait un message en français à l’égard des visiteurs de son nouveau site :

Image de prévisualisation YouTube 

Mais la grande nouveauté de ce site « new look », c’est surtout d’inclure dans le site une section « forum« , structurée autour des principaux albums de l’artiste. Des courtes présentations de chaque album sont ainsi incluses dans le nouveau site.

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Vangelis – Beaubourg (1978)

Pochette de Beaubourg par VangelisÀ l’époque de son enregistrement, Beaubourg est l’album le plus expérimental de Vangelis et celui qui scinde les familiers du claviériste grec en deux camps. D’un côté, les admirateurs transis, de l’autre, les critiques amers. Cet album de 1978 porte le nom du quartier de Paris où le jeune Papathanassíou (son nom complet) a vécu quelques années à la fin des années 60, et est tombé sous le charme de son environnement culturel ainsi que de la France en général. C’est en effet à cette époque que la construction du Centre Pompidou pour l’art moderne (peinture, sculpture, vidéo) entre en vigueur. Autre élément d’ambiance que l’on peut citer, le Plateau Beaubourg est un haut lieu de la musique expérimentale, puisque l’ouverture du centre de recherche IRCAM est concomitant à celle du musée d’art moderne, c’est-à-dire l’année d’avant l’enregistrement du disque.

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Oxygène 4 : histoire d’un tube

Jarre a un jumeau ?Oxygène 4 est le tube incontournable de Jean Michel Jarre, sorti en 1976. Sa mélodie a fait des milliers de fois le tour du monde. Il fait partie de tous les concerts de Jean Michel (sauf Les concerts en Chine, Lyon et IMac Night), dont il est devenu en quelque sorte l’exercice obligé. Mais il y a peut-être des choses que vous en savez pas sur ce monument qu’est Oxygène 4. Tour d’horizon.

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Jarre en concert en France en 2010

> Dates supplémentaires à l’automne 2010

  • 30/09/2010 - Tours - Grand Hall
  • 13/10/2010 – Clermont-Ferrand – Zénith d’Auvergne
  • 14/10/2010 – Limoges – Zénith
  • 15/10/2010 – Rouen – Zénith
  • 16/10/2010 – Lille – Zénith Grand Palais
  • 04/11/2010 – Lyon – Halle Tony Garnier
  • 06/11/2010 – Amnéville – Galaxie
  • 07/11/2010 – Dijon – Zénith 

Remerciements à Robi sur le forum officiel pour les infos en avant-première. Informations à confirmer formellement et à développer bien entendu…

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Leftfield (1990-2002)

LeftfieldDestin discographique aussi fulgurant que bref pour les deux anglais de Leftfield, Paul Daley et Neil Barnes. Ils sont à placer au même niveau d’importance qu’Underworld (Ils ont tous deux fait partie de l’aventure Trainspotting) dans la musique des années quatre-vingt dix, et ce, avec seulement deux albums au compteur. La singularité de Leftfield vient de leur intégration d’éléments de dub et de reggae dans la musique house, ainsi que de la prestation de chanteurs live pendant leurs concerts, chose assez peu commune à leur époque. Ils sont à ce titre parmi les pionniers du mouvement progressive house.

Barnes, DJ résidant au Wag Club, a deux passions dans la vie : les platines et les percussions, singulièrement ceux des caraïbes. À ce titre, il a fréquenté l’école londonnienne de samba, et ne quitte jamais ses congas. Il créé les singles Not forgotten et More than I know en solo sur le label Outer Rythm, en utilisant ce nom, Leftfield, qu’il pérennisera une fois le duo monté. Les deux hommes se rencontrent dans un club, « Le Violets », où ils jouent ensemble en tant que percussionnistes. Se trouvant des affinités musicales, ils créent leur label, Hard Hands, au moment où Paul Daley rejoint son compatriote en 1991. Celui-ci, après avoir remixé More than I know, collabore à l’écriture du troisième single de Leftfield, Release the Pressure, qui rentre dans le top 20 Singles britannique.

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Bayreuth Return, Klaus Schulze, 1975 (analyse musicologique)

Bayreuth Return, Klaus Schulze, 1975 (analyse musicologique) dans Étude musicologique musicologieCet article est basé sur l’analyse de Pierre Malle faite en 2003 dans son mémoire de musicologie sur la musique électronique des années 70. La totalité de son travail est disponible à la bibliothèque de Tours. Il a accepté d’en faire une version simplifiée et d’expliciter tous les termes techniques pour une meilleure compréhension…

La musicologie est une discipline scientifique qui étudie les phénomènes en relation avec la musique, dans leur évolution (histoire des idées et des théories musicales) et dans leur rapport avec l’être humain et la société, domaines plus particulièrement abordés par l’ethnomusicologie et la sociologie de la musique. Son caractère scientifique la fait se distinguer de la musicographie. (Wikipédia) 

Klaus Schulze : le nom de ce musicien revient fort souvent lorsqu’il est question de musique électronique de la Berlin School. Outre sa collaboration avec Tangerine Dream (le temps de l’album Electronic Meditation paru en 1970, et de quelques concerts frénétiquement improvisés) Schulze a travaillé au sein de nombreux groupes dont Ash Ra Tempel, qu’il a fondé en 1971 avec le guitariste Manuel Göttsching, mais aussi Cosmic Jokers et Go. Néanmoins, c’est en tant qu’artiste solitaire que Schulze s’est le plus distingué. Ce multi-intrumentiste, né en 1947, a commencé sa carrière musicale en tant que batteur dans un groupe d’étudiants qu’il mit sur pied en 1967, baptisé Psy Free. Il semble que son expérience au sein de Tangerine Dream, malgré sa brièveté, lui laissa une excellente impression : Il déclara, à propos de sa participation à Electronic Meditation : « Je produisais différentes sortes de sons percussifs qui étaient ensuite altérés par des machines. C’était vraiment génial d’être dans un groupe ouvert à tant d’expérimentation. » [Klaus Schulze cité par Mark Prendergast]

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