Depeche Mode – Sounds of the Universe (2009)

Pochette de Sounds of the Universe de Depeche ModeDepeche Mode (DM) continue sereinement sa lignée d’albums bien léchés avec Sounds of the Universe, son douzième disque. Le trio de Basildon reconduit le producteur anglais Ben Hillier (responsable de Playing the Angel), dans des séances d’enregistrement entre New York et Santa Barbara. Sur cet album figurent treize chansons, dont trois sont signés par Dave Gahan, le reste par Martin Gore, secondé par Christian Eigner et Andrew Phillpott. Sounds of the Universe marque un retour au son « primitif » de Depeche Mode, avec des samples d’anciennes compositions, des boîtes à rythmes et l’utilisation de synthétiseurs analogiques rescapés des années 80. L’album est paru le 20 avril 2009 à travers le monde, et s’est hissée dans le top 5 des ventes un peu partout en Europe (n°1 en Suède, Espagne, Italie, Suisse, Belgique, Allemagne et n°2 en France et Angleterre, n°3 aux États-unis, soit le meilleur tableau ensemble depuis Ultra).

 

 

 


> L’esprit général de Sounds of the Universe


Il s’agit d’un album très électronique dans un sens assez « rétro » ou « vintage », et assez feutré, sans le côté « rock de stade » des années Wilder, où la guitare est assez en retrait pour ne former que des textures. Le titre d’introduction, « In chains », est une mini-symphonie dark ambient très alléchante. Suit le premier single extrait de l’album, Wrong exprime un des thèmes fétiches du groupe, la fatalité, sur les bases de « Personal Jesus ». Il est illustré par le clip new-yorkais en back-motion de Patrick Daughters (vidéaste récompensé pour son travail pour le clip 1234 de Feist). Le deuxième single, Peace, est une illustration brillante du son en clair/obscur propre au groupe. Certains titres ont même un potentiel de dancefloor (comme Fragile Tension, par exemple), ce qui est attesté par le disque de remixes qui est inclut dans les versions augmentées de l’album.  

 


> Du bon et du moins bon


Le meilleur titre de l’album selon moi, In Sympathy, distille bien l’art mélodique de Gore. Autre moment délicieux de ce voyage dans l’univers Modien, Miles Away/The Truth is, qui est une orgie de claviers avec à la barre Andrew Fletcher. Enréalité, peu de titres ne viennent alourdir la légèreté qui préside à la conception de Sounds of the Universe (voir les séances d’enregistrement de l’album où figure notamment une séance de Theremin). Parmi les bémols que je mettrai à cet opus, Little Soul et Space Walker sont à mon avis des titres non indispensables. Le morceau final, Corrupt, est aussi dénué d’original, tout en restant agréable. À noter aussi que Dave Gahan chante en solo sur le titre Jezebel, une ballade mélancolique qui ne fera pas date dans l’histoire du groupe. Enfin, d’après les critiques anglophones de DM, il semblerait que les paroles des chansons ne volent pas très haut. Le fait d’avoir juxtaposé les titres « Wrong »(Faux) et « Perfect »(Parfait) dans un même album a enrichi considérablement le vocabulaire des pro et des anti-Sound of the Universe ! 

 


> Un univers de goodies 

 


La version box (collector) de Sounds of the universeGlobalement, j’estime que c’est un bon cru pour le château Depeche Mode, qui marche vers le cap de la trentaine en se renouvelant juste ce qu’il faut entre chacun de ses albums. Cette collection de titres électro-rock, dominée par le spectre du chant déployé de Gahan (du grave au fausset), est tout sauf un mauvais album. Il mérite plusieurs écoutes pour se faire apprécier.  

Une version CD/DVD (avec l’album en 5.1, un clip et trois remixes) est disponible. Une version collector de Sounds of the Universe (voir photo ci-contre) avec cinq inédits, un disque de remixes, un disque d’anciennes maquettes de chansons, un DVD comprenant des films des coulisses de l’enregistrement ainsi que des goodies (badges, livres et poster) saura combler les inconditionnels.Une tournée pour soutenir l’album, Tour of the universe, qui passera en France notamment par le Stade de France 27 juin 2009, se déroulera toute l’année 2009, les récents ennuis de santé de David Gahan (tumeur opéré avec succès) étant passés.

 

 


> Track-listing 

 


 

  1. In Chains
  2. Hole to Feed
  3. Wrong
  4. Fragile Tension
  5. Little Soul
  6. In Sympathy
  7. Peace
  8. Come Back
  9. Spacewalker
  10. Perfect
  11. Miles Away/The Truth Is
  12. Jezebel
  13. Corrupt

 

 

 


> Ressources sur le web 

 

 

 


 

À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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2 Réponses à “Depeche Mode – Sounds of the Universe (2009)”

  1. steack haché Dit :

    « Rock de stade des années Wilder » ^^^^^^ Curieux !!! de 82 à 95 seul songs of faith & devotion peut etre considéré comme un album « rock » , soit 1 album sur 6…

    « À noter aussi que Dave Gahan chante en solo sur le titre Jezebel »….. alors là c’est trop drole ahahaha…

    pas mal sinon, meme si je ne suis pas tres convaincu par cet album que je trouve un peu fade… et pourtant j’adore ce groupe :(

  2. SteackHaché Dit :

    Sur JEZEBEL c’est Martin Gore qui chante, pas David Gahan, ça voix est quand même reconnaissable tout de même !!!

    « Miles Away/The Truth is, qui est une orgie de claviers avec à la barre Andrew Fletcher »

    C’est vrai que « Miles away/the truth is » est u tres bon morceau : mon préfère sur l’album, mais qu’est ce qu’Andrew Fletcher a avoir la dedans ???

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