Archive pour août, 2009

Jonn Serrie, planètes synthétiques

John Serrie et ses éternelles lunettes de soleil.Jonn Serrie, né à Albany (New York) en 1957, est un des continuateurs de «l’ambient space music», initiée par des personnalités comme Larry Fast , Michael Sterns, d’une part, et de la space music des années 70, d’autre part. Il dit de sa musique qu’elle doit permettre d’avoir « le sentiment de flotter au milieu des étoiles ». Aujourd’hui, elle est reprise dans de nombreux programmes de relaxation et certains astronautes l’emporte même avec eux dans leurs vols. Retour sur l’intinéraire d’un enfant « galacté ».

Sa mère joue du piano et son père est ingénieur nucléaire dans la Marine. Il développe une véritable passion pour l’espace et les avions de combat. La musique ne tardera pas à suivre… À l’âge de sept ans, il apprend l’orgue d’église et le piano (sept années d’étude) avec comme premier professeur sa grand-mère. Son compositeur préféré est – et est toujours – Bach. À vingt ans, il fréquente l’Electronic Music Labatory à Rockville (où on développe alors le Prophet-5), et y découvre le synthétiseur modulaire et les enregistrements de Milton Babitt. Il se passionne pour les «textures» inédites qu’il obtient avec ce matériel.

(suite…)

Orbital, pieds sur terre

OrbitalOrbital (à ne pas confondre avec The Orb) est un groupe anglais composé des frères Hartnoll, Paul (né en 1968) et Phill (né en 1964). Il a été formé en 1989 et s’est séparé en 2004 pour se manifester à nouveau cette année (2009). Leurs deux influences initiales sont l’electronica (Philip Glass, Brian Eno) et le punk-rock. Ils peuvent avoir des morceaux de longueur très variable et de style qui vont du glitch jusqu’à l’ambient. Orbital a été largement popularisé par la reprise de ses musiques dans divers films américains, ainsi que dans des jeux vidéo populaires tels Mortal Kombat.
Le groupe tire son nom de l’endroit où les «rave parties» ont-ils ont commencé, à savoir l’autoroute appelé la M25 qui fait le tour de Londres. Nous sommes à l’époque du «Summer of love» anglais et les deux frères vont trouver dans l’underground une motivation énorme pour faire leur propre musique. Venu du punk, ils vont adapter l’Acid-house de la première génération de « ravers » à leur propre «ambient house». Une musique dont le rythme et la structure évolue généralement tout au long du morceau.

(suite…)

Interview de Pierre-Yves Bessuand (compositeur, ingénieur du son)

Pierre-Yves Bessuand

Né en 1973, Pierre-Yves Bessuand, compositeur, arrangeur et ingénieur du son, est également impliqué dans le domaine de l’informatique musicale en tant que formateur auprès des enseignants à propos des applications pédagogiques de la musique assistée par ordinateur. Il est l’auteur de plusieurs livres, écrit régulièrement dans la presse spécialisée, et effectue également des missions en tant que consultant auprès de divers éditeurs de logiciels de musique en Europe et aux Etats-Unis. Rencontre avec un musicien « complet ».  

> Interview :


En Attendant Jarre: Si tu devais te présenter en quelques mots, que dirais tu ?

Pierre-Yves Bessuand : Je pense avoir toujours été un musicien dans l’âme, avant même de comprendre ce que cela signifie. C’est au cours de ma vie que j’ai découvert les différentes manières d’exercer et partager cet art par la composition, l’interprétation, et l’enseignement.

E.A.J. : Écoutes-tu de la musique en dehors de votre travail ? Qu’aimes-tu à part la musique ?

P.-Y.B : Bien sûr. Chez moi ; pour le plaisir, ma culture, ou le travail. Mais j’accorde également une place importante au silence… C’est dans le silence que l’on entend la petite voix de la musique intérieure, que l’on trouve des réponses à nos questions, et encore bien d’autres ressources trop sous-estimées dans le brouhaha dont on s’entoure. Du coup, cela m’arrive souvent de mettre mes écouteurs intra-auriculaires dans les oreilles, sans rien écouter d’autre que le silence ou une musique très zen, afin de me protéger sans m’isoler totalement. 

(suite…)

The Prodigy : The Fat of the Land (1997)

Pochette de The Prodigy, The Fat of the Land (1997)The Fat of the Land est le troisième album de « The Prodigy » (même si leur logo ne contient le « The », il faut le mentionner), et celui qui a connu le plus grand succès dans le monde. Il a placé au pinacle le big beat en tournant le dos à la scène dance pour toucher plus au son rock, plus accessible et universel. C’est aussi leur disque le plus subversif.  Le son de Prodigy oscille entre composantes trance et rock aux riffs de guitare électrique saturés. Derrière l’ordinateur, Liam Howlett manie l’art du sample avec dextérité. En tant que producteur et que compositeur de l’ensemble des titres de l’album, c’est à lui (et dans son ombre, Matt Cameron de Soundgarden) que revient tout le mérite d’avoir fait un album « générationnel », plus encore que l’album pour la « jilted generation« . Et puis les médias aiment bien les choses générationnelles, n’est-ce pas ?

La présence de Kool Keith, du groupe pionnier hip-hop Ultramagnetic MCs sur le titre Diesel Power, donne du corps aux textes assez secs et répétitifs (écoutez les 9 minutes de Narayan pour vous en convaincre) qui caractérisent l’album. C’est aussi des Ultramagnetic MCs que provient le sample principal de « Smack my bitch up » dont nous reparlerons plus loin. Parmi les titres les plus faibles de l’album, citons Climbatize mais surtout Funky Shit. Funky Shit contient un sample d’une chanson de leurs alter-ego, les Beastie Boys, « Root down », avec des bruitages de scie sauteuse et de jeu vidéo. Avec «Serial Thrilla», Prodigy ne craint pas de se caricaturer lui-même sur le thème: «Sample de guitare électrique au kilomètre». L’album se conclue sur Fuel my fire, une reprise du groupe grunge californien L7, au son bien agressif.

(suite…)

Fassbinder memorial concert (11 juin 1983)

tangerinedreamfassbinder.jpgÀ la mémoire d’un ami : le 11 juin 1983 à Francfort Alte oper le Fassbinder memorial concert

..::Article rédigé par etiennefroes::.. En 1982, Edgar Froese écrit la musique du film «Kamikase 1989» de Wolf Gremm. La particularité de cette  production est la présence de Rainer Werner Fassbinder, grand ami d’Edgar Froese, comme acteur. Fassbinder est un touche à tout dans le domaine du cinéma. Il a été ainsi : réalisateur ; scénariste ; dialoguiste ; Interprète ; décorateur ; cadreur ; directeur de production ; producteur exécutif ; auteur de chansons et monteur. Il restera comme un cinéaste de renom décédé à 37 ans.

(suite…)

André Tanneberger alias ATB

André Tanneberger alias ATBAndré Tanneberger est un des artistes majeurs de la scène trance. Il est né le 26 février 1973 à Freilberg en Allemagne et fait partie de la génération « dance », contrairement à la plupart des artistes que je vous présente sur le site. C’est aussi un ami du DJ Sash! et de Michael Cretu d’Enigma. Il a commencé à faire de la dance music au sein du groupe Sequential One (devenu SQ1 en 1999), de 1993 à 2002. Le quatuor est complet avec la chanteuse Morpha, Spacekid et Woody van Eyden. En 1997, le single My Love is Hot obtient un certain succès. Puis, en 1998, André se détache du lot et commence une carrière solo en tant qu’ATB (son acronyme) et connait très vite un succès important, avec le single 9pm (Till I come). Ce single, écrit à quatre mains (Arcos, Garrido, Gilabert et lui-même) devient n°1 des ventes en Angleterre et est considéré comme le premier titre trance numéro un de l’histoire. Son riff de guitare caractéristique hante la première partie de la carrière du jeune homme, devenant son indicatif. C’est la motrice de l’album Movin’melodies de 1999, sorti chez Kontor records, qu’il produit et arrange lui-même près d’un an plus tard.

(suite…)

Tangerine dream et le cinéma

Wavelength, BO de Tangerine Dream..::Article rédigé par Etiennefroes::.. Il est logique qu’une formation musicale créant des titres presque exclusivement instrumentaux soit appelée à créer des bandes sonores pour des films. Tangerine dream a donc fait de nombreuses musiques mais paradoxalement pour les disquaires, ce groupe ne fait pas partie des musiciens de films car il n’apparaît jamais dans les bacs de cette catégorie.

Tangerine dream fait assez vite des musiques de films avant même d’enregistrer un disque. Dès 1968 en la personne d’Edgar Froese, il compose la bande originale de «Der meteor», qui n’a rien à voir avec Jim und Pablo der meteor, produit bien plus tard par la formation allemande. En 1969, Edgar Froese joue dans le film «Underground» et naturellement Tangerine dream compose la musique de cette production cinématographique. Celle-ci, où l’on voit Edgar Froese en galante compagnie dans une baignoire, restera longtemps inconnue pour les fans. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard que l’un d’entre eux retrouvera par hasard une copie de ce film. Celui-ci et sa musique seront l’objet de productions pirates. En 1970, Tangerine dream sort son premier disque et se lance dans les années qui suivent dans de longues tournées. Très occupé, il ne compose plus de musique de film avant 1972, pour «Geradeaus bis zum morgen».

(suite…)

12

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont