Jonn Serrie, planètes synthétiques

John Serrie et ses éternelles lunettes de soleil.Jonn Serrie, né à Albany (New York) en 1957, est un des continuateurs de «l’ambient space music», initiée par des personnalités comme Larry Fast , Michael Sterns, d’une part, et de la space music des années 70, d’autre part. Il dit de sa musique qu’elle doit permettre d’avoir « le sentiment de flotter au milieu des étoiles ». Aujourd’hui, elle est reprise dans de nombreux programmes de relaxation et certains astronautes l’emporte même avec eux dans leurs vols. Retour sur l’intinéraire d’un enfant « galacté ».

Sa mère joue du piano et son père est ingénieur nucléaire dans la Marine. Il développe une véritable passion pour l’espace et les avions de combat. La musique ne tardera pas à suivre… À l’âge de sept ans, il apprend l’orgue d’église et le piano (sept années d’étude) avec comme premier professeur sa grand-mère. Son compositeur préféré est – et est toujours – Bach. À vingt ans, il fréquente l’Electronic Music Labatory à Rockville (où on développe alors le Prophet-5), et y découvre le synthétiseur modulaire et les enregistrements de Milton Babitt. Il se passionne pour les «textures» inédites qu’il obtient avec ce matériel.

Avec la sortie de Star Wars en mai 1977, Serrie a un déclic concernant l’ouverture des américains à l’espace. Dès 1977, il lui est donné de jouer dans un planétarium dans le Connecticut où sa famille a déménagé. En plus de jouer dans des petits bars dans des formations rock, Serrie compose activement dans les années 80 de la musique pour les planétariums. Il ne gagne pas encore sa vie avec sa musique. Mais les commanditaires de sa musique spatiale vont vite le placer sous leurs ailes.


> Travail pour la NASA

John compose la musique de « Teacher in Space », un programme éducationnel de la NASA en 1986. Ses débuts discographiques avec «And the stars go with you» sont un hommage à ses compatriotes astronautes péris dans l’explosion de la navette Challenger (28 janvier 1986), commencent en 1987. Cela reste aussi un de ses plus succès commerciaux et le début de son engagement sur Miramar Records.

Son deuxième album est dédié aux pilotes de chasse de l’US Air Force, et s’intitule Flightpath. Il faut préciser que John est lui-même pilote sur Cessna dans le civil. En 1990, John s’isole au Tibet pour son album « Tingri ». À partir de 1992, les compositions faites pour les planétariums sont édités en CD : Planetary Chronicles 1 et 2. Il écrit deux concept-albums autour de deux de ses propres histoire de science-fiction, Midsummer Century (sa deuxième plus grosse vente) et Ixlandia. Serrie décrit ainsi son projet, entre romantisme et climats suspensifs : « J’étudiai l’interaction entre l’amour, le temps et la technologie, et la musique devait refléter cela. C’était une romance qui s’inscrit dans la science-fiction. »


> Musique de relaxation


John SerrieEn 1997, Serrie trouve un fillon intéressant en transcrivant des airs de Noël traditionnels dans le langage de sa space music. Il en résulte Upon a midnight Clear (1997), Yuletides (2001) et Merrily on High (2004). Il fait la musique d’accompagnement d’enseignement de Tai Chi (cet art martial non violent) de David Carradine, qui débouchera en 1998 par un album indépendant, nommé «Dream Journeys». En 1998 encore, il part à la rencontre de deux indiens chamanes et utilise cette expérience dans l’album «Spirit Keepers». Cet album reçoit plusieurs distinctions dans le petit monde de la musique New Age.

Pour le trentième anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune, Serrie compose un morceau resté inédit, « Out of the blue ». Puis, en 2000, il publie son premier best-of, Century Seasons : the space music of Jonn Serrie, un double album qui retrace ses 13 ans de carrière avec ses titres enchaînés les uns aux autres. La même année, il s’associe au flûtise Gary Stroutsos pour un album appelé « Hidden World », qui est dans la veine de « Spirit Keepers ».En 2001, il créé sa propre école de musique dédiée à la space music, le Galaxy Music Scholarship. En 2002, Serrie publie Lumia Nights, un autre œuvre de science-fiction. En 2003, il signe un contrat avec New World Music qui récupère une partie de son ancien catalogue. Il signe alors son grand retour au son spatial avec «The Stargazer’s Journey». Les textes du livret son signés David levy, un astronome réputé.

En 2005, la quête spirituelle de Serrie reprend de plus belle avec «Epiphany, Meidtations and Sacred Hymns», un ensemble de chants sacrés dédié à la mémoire de sa grand-mère. Une partie de l’argent fruit de l’album suivant, Sunday Morning, est reversé à une organisation s’occupant d’enfants autistes. En 2006, Serrie compose sa première musique pour le cinéma, « What the bleep do know ? ». Il travaille également pour la télévision, notoirement Discovery Channel et Weather Channel. Il compose la musique du court-métrage au format Imax « Galaxies across Space and Time », ainsi que celle d’un jeu vidéo, Starry Nights, et du DVD « Eyes on Mars », créé par le site Space.co.


> Discographie


  • 1987 – And The Stars Go With You
  • 1989 – Flightpath
  • 1990 – Tingri
  • 1992 – Planetary Chronicles, Volume 1 
  • 1993 – Midsummer Century
  • 1994 – Planetary Chronicles, Volume 2 
  • 1995 – Ixlandia 
  • 1997 – Upon a Midnight Clear
  • 1998 – Spirit Keepers 
  • 1998 – Dream Journeys
  • 2000 – Century Seasons
  • 2000 – Hidden World
  • 2001 – Yuletides
  • 2002 – Lumia Nights
  • 2003 – The Stargazer’s Journey
  • 2004 – Merrily On High
  • 2005 – Epiphany 
  • 2006 – Sunday Morning
  • 2009 – Radii   
  • 2009 – Hidden World Beyond


> Ressources sur le web


 


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