Interview au Fou du roi

16 décembre 2009

Interview / Jarre

Jarre invité du Fou du Roi le 16-12-2009Voici ci-dessous ma transcription de l’émission de radio Le fou du roi sur France Inter dont le premier invité était Jean Michel Jarre. Il venait faire la promotion de sa tournée <2010>, même s’il n’a pas manqué de questions sur Oxygène (qui est toujours son dernier album en date). Le podcast est disponible sur le site de France Inter. En bas de la page, vous trouverez un album photo de l’enregistrement de l’émission.

 


Stéphane Bern (présentation de l’invité) : On ne sait pas bien ce qu’il met dans son Oxygène, mais trente ans après le tube planétaire qui l’a envoyé sur l’orbite de la musique électronique, il n’a rien perdu de son apparence juvénile, ni de son enthousiasme à faire vibrer des foules immenses, tellement nombreuses, du reste, qu’il figure dans le livre Guinness des records. Après avoir réenregistré son album Oxygène avec les mêmes instruments, mais en s’appuyant sur les technologies modernes, il poursuit en 2010 son World Tour, une odyssée qu’il conduira en Mars [ironique] dans des villes incroyables comme Bordeaux, Nantes, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Strasbourg. Ben, c’est ça, un world tour, hein ? Ce qui avouons-le, est quand même beaucoup plus exotique que Pékin, Le Caire, la Finlande ou la Pologne. On est ravi de recevoir maintenant un artiste enfin reconnu, même par Technikart, c’est dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Avec nous ce matin : Jean Michel Jarre ! 

JMJ : Merci beaucoup, bonjour ! [Applaudissements] Alors dans les villes, il y en avait quand même deux qu’on a oubliées : C’est Lyon,…

Stéphane Bern : …Notre ville, bien sûr…

JMJ : …et Paris.

Stéphane Bern : Oui, oui, mais alors ça, c’est un world tour… français ?

JMJ : Je passe effectivement… Je passe, non, je fais plus que ça, je suis en France au mois de Mars et c’est un vrai plaisir, parce que cela fait un moment que je ne suis pas venu jouer ici pour un projet qui me tenait à cœur depuis quelque temps et je pense qu’on aura quelques secondes pour en parler au cours de l’émission…

Stéphane Bern : C’est-à-dire ? Et bien, parlons-en. On est là pour ça.

JMJ : Parlons-en tout de suite. Non, en fait ce sont des concerts qui sont un peu différents de ce que je fais habituellement, puisque je fais plus souvent des concerts en extérieur, comme vous le savez.

Stéphane Bern : Là, c’est in-doors.

JMJ : Là, c’est en fait un rêve que j’avais depuis longtemps de prendre un peu la magie des concerts en extérieur pour les mettre dans des endroits un peu plus contrôlés au niveau de l’espace et partager une proximité différente avec le public. Et puis d’être en immersion un peu plus totale avec les gens en évitant les problèmes de météo, de vent, de pluie,

Stéphane Bern : C’est prudent.

JMJ : C’est prudent, et puis c’est vrai qu’il y a des gens qui ont fait des centaines de kilomètres ou même plus pour venir me voir, et j’avais envie de leur rendre la politesse.

Journaliste femme : Mais est-ce que ces concerts-là, vos concerts que l’on connait, outdoors, énormes, avec plein d’effets, est-ce que ça s’adapte aux salles, aux espaces plus restreints ? Qu’est-ce que vous devez changer dans votre façon… Parce qu’il y a les lasers, il y a les synthés… il y a la harpe laser, je ne sais pas si vous l’avez toujours ?

JMJ : Non, justement, c’était l’idée de pouvoir utiliser… c’était d’abord de pouvoir jouer cette musique avec ces instruments qui sont… Certains instruments sont les instruments d’origine qui se prêtent mal de toute façon aux intempéries. Et puis aussi le fait, encore une fois, de pouvoir justement avoir un contrôle beaucoup plus grand dans un espace qu’on arrive à maitriser plus.

Journaliste femme : Oui, il y a l’acoustique.

JMJ : Oui, au niveau de l’acoustique, et puis même sur le fait d’une proximité qui est différente dans une salle. En plus, une salle comme Bercy ou la Halle Tony Garnier, ou les Zéniths en France par exemple, sont pas particulièrement des petites salles non plus.

Journaliste femme : Et au niveau technique pour vous, pour les sons, qu’est-ce qui est le plus difficile ? De jouer dehors ou dedans ?

JMJ : Ce sont deux choses complètement différentes et je dirai même complémentaires. Dans une salle « normale », je dirai, avec un toit, on a une proximité différente, qui n’est pas nécessairement plus grande, d’ailleurs. Dehors, on peut avoir une proximité avec les gens qui est tout à fait réelle et authentique, mais il y a surtout le fait de pouvoir arriver à recentrer les choses sur la musique, sur la scène, et avec un spectacle qui est assez différent des concerts que l’on voit aujourd’hui. Moi, en tant que public, ce qui me choque quelquefois un peu, c’est de voir les gens finalement sur les écrans et on voit la télévision, et on perd un peu le sens du direct et du live, ce qu’on a par exemple dans une salle, quelque soit la taille, d’ailleurs. Mais c’est vrai que même dans des salles plus grandes, du type Bercy ou Halle Tony Garnier, ou Zénith, on peut vraiment arriver à trouver en intégrant l’architecture, et c’est un petit peu ce que je fais, c’est-à-dire en prenant en compte les salles et la spécificité de chaque salle. Donc, j’ai visité les salles un petit peu, pas mal avant, pour pouvoir faire justement un concert qui ne se répète pas de manière mécanique, soir après soir.

Stéphane Bern : C’est du sur-mesure par salle ? C’est bien, c’est bien. Il y a en même temps cet album qui ressort.

JMJ : Non, en fait, cet album-là est un album, Oxygène, que j’ai réenregistré il y a un an et demi maintenant, mais en fait, j’ai un prochain album qui sort en 2010. Et en fait, je fais un petit peu l’inverse, c’est-à-dire que, jusqu’à maintenant, on sortait des albums et puis on faisait les concerts après, et là ce que je fais, c’est que je pars en tournée, et j’essaie les morceaux sur scène, et ça donnera l’occasion du nouvel album, courant 2010.

Stéphane Bern : On peut quand même se faire plaisir, ce matin, avant Daniel Morin, on va écouter Oxygène…

JMJ : [humoristique] …Je joue quand même beaucoup d’autres choses qu’Oxygène, je voulais le dire aussi…

Stéphane Bern : Non, mais ça on l’imagine, mais c’est notre dose d’Oxygène avant Daniel Morin.

JMJ : absolument.

Journaliste femme : On va en avoir besoin. (Rires)

 


(Diffusion d’une moitié d’Oxygène 4)

Photo extraite d'une séquence vidéo tournée par un fan chilien sur le plateau du Fou du Roi en décembre 2009Stéphane Bern : On s’en lasse pas, hein, Oxygène, c’est vraiment… Ça fait trente ans et ça n’a pas pris une ride. Comme vous… 

Journaliste femme: …Oui (Rires)

Stéphane Bern : Et… Comment il fait ?

(Rires)

Stéphane Bern : En revanche, lui, il morfle, ça il faut vous le dire, chers auditeurs, vous le verriez, dans l’état où il est, je ne sais pas ce qu’il a fait la nuit… Les Odile d’hier ou les… (S’adressant à Daniel Morin) C’est quoi, hier ? Les Odile, oui. Il a testé les Odile toute la nuit. (…)

 


 

(Monologue de Daniel Morin)

(Morceau de musique live : The Fitzcarraldo Sessions)

 


Stéphane Bern : Nous sommes toujours avec Jean Michel Jarre, pour sa tournée 2010 world tour, et puis, toujours pour cet album Oxygène qui est disponible, hein ? Il a été réenregistré avec les mêmes instruments mais des techniques modernes. 

JMJ : Absolument, oui. En fait, Oxygène, on a la chance quelquefois dans sa vie d’avoir un disque ou un livre ou un film qui est un petit peu fondateur ou un point de repère, c’est vrai que dans mon cas cet album a eu une carrière et a continué d’avoir une carrière un peu particulière. Il a contribué à ouvrir pas mal de voies, notamment dans le domaine de la musique électronique, où j’ai commencé ici, d’ailleurs, dans ce bâtiment avec Pierre Schaeffer au Groupe de Recherche Musicale.

Stéphane Bern : Mais le bâtiment tient moins que vous, hein.

JMJ : Ben non, il était à peu près dans le même état, c’est ce qui est rassurant…

Stéphane Bern : …Ah oui ?

JMJ : …Ce qui est rassurant pour vous. C’est-à-dire qu’il fait vétuste, mais il tient bien…

Stéphane Bern : …Il tient le coup

JMJ : Non, cette tournée s’appelle 2010, elle est liée un petit peu aussi à la science-fiction, c’est un hommage un petit peu indirecte à…

Stéphane Bern : …Arthur C. Clarke…

JMJ : …Voilà, un très bon ami qui a disparu il y a deux-trois ans. Arthur Clarke est un des grands auteurs britanniques de science-fiction, qui a écrit notamment « 2001, l’Odyssée de l’Espace ».

Stéphane Bern : Il a dit notamment qu’il avait écrit son livre, « Odyssey Two », en écoutant votre musique.

JMJ : Exactement. J’étais un grand fan de « 2001, l’Odyssée de l’espace »,

Journaliste homme. : Vous aviez un projet avec lui, avec Arthur Clarke ?

JMJ : Oui, oui, c’est vrai. Mais quand 2010 est sorti, j’ai acheté le livre, et à la fin du livre, je vois mon nom. Je suis tombé de ma chaise, j’ai cru qu’il y avait une erreur de l’imprimeur. Et puis non, en fait, il avait écrit son livre en écoutant beaucoup ma musique. On est devenu assez proches et c’est quelqu’un qui avait une vision… C’était l’époque où on avait encore une sorte de vision épique et poétique et pleine d’espoir de ce qui allait se passer après l’an 2000. Aujourd’hui, l’an 2000 est derrière nous, et c’est un petit peu comme si la vision du futur était un peu derrière nous, que notre vision de l’avenir s’est rétrécie sur le fait de savoir si on va bien trier nos poubelles. Je trouve que c’est important… Moi, depuis Oxygène, je me suis toujours beaucoup impliqué dans l’environnement et l’écologie.

Stéphane Bern : Vous êtes ambassadeur de bonne volonté, aussi..

JMJ : … À l’UNESCO, oui c’est ça, dans ce domaine… Et je trouve qu’on a un discours très anxiogène. Au moment de Copenhague, on est en plein dedans. Je trouve que c’est important, même pour les générations futures, et pour les enfants, de se réconcilier peut-être avec une image un peu plus poétique et plus dynamique de l’avenir et du futur. Et je trouve que la science-fiction, à cet égard, est une manière d’aborder la planète d’une manière amusante ou surréaliste.

Stéphane Bern : C’est-à-dire qu’il faudrait que vous fassiez un autre album après Oxygène, faites carbone ou Ozone… (Rires)

JMJ : J’y ai pensé, mais je pense que c’est… Ce qui était intéressant à l’époque où je l’ai fait, c’est que c’était bien avant la vague verte. Aujourd’hui, il y en a un peu trop qui en parlent.

Stéphane Bern : C’est aussi un pionnier alors , alors que…

Journaliste homme : Ce qui est amusant dans ce que vous dites sur le message, ce que vous aimeriez faire passer, etc. Vous aviez eu ce projet qui a finalement avorté avec Arthur C. Clarke. Mais ce qui est curieux dans votre musique, c’est qu’il n’y a jamais de textes. Vous avez toujours, vous, un discours, vous êtes engagé, ça fait des années. Jamais vous avez mis de texte, jamais vous avez voulu, alors que pourtant, avant Oxygène, vous étiez connu comme producteur, mais aussi comme parolier ?

JMJ : Bien sûr, mais je pense que la musique, c’est pas seulement la chanson. La chanson, c’est un secteur de la musique, c’est l’inverse. Et ce qui est intéressant dans la musique, c’est que c’est sans doute un des rares modes d’expression où on ne vous raconte pas une histoire, mais on vous propose la bande-son de l’histoire que vous pouvez vous créer. Et c’est ça qui est intéressant dans la musique. Avec une chanson, vous racontez une histoire. Avec un film, on vous raconte une histoire. Avec de la musique, on vous propose de construire le film que vous avez dans votre tête.

Journaliste femme. : D’ailleurs avec Oxygène, la forme musicale choisie est très futuriste, on peut dire. Vous étiez très en avance sur la musique du moment…

JMJ : …Sur le plan des instruments et des sonorités. Je pense que sur le plan de la structure, c’est un petit peu un pont entre la musique électronique ou progressive, d’une certaine manière – enfin, surtout à cette époque – puisqu’aujourd’hui, beaucoup de gens utilisent ces instruments, mais avec une structure qui est finalement assez classique. Ce sont des structures presque de musique classique. Autant le pop et le rock sont des musiques qui sont des musiques anglo-saxonnes, et je dirai presque des musique ethniques anglo-saxonnes qui ont envahi le monde, je crois que tout ce qui est musique électronique et musique électro-acoustique c’est vraiment la France et l’Allemagne qui ont une grande tradition de musique classique qui en sont les fondateurs.

Journaliste femme : Dites quand même Jean Michel, moi je suis quand même un petit peu inquiète, parce que les statistiques récentes on montrées que les artistes qui préparaient des tournées et qui ont fait des tournées en 2009 n’avaient pas beaucoup de chance. (Rires) J’ai une question très simple à vous poser : « Est-ce que vous avez fait un check-up et qu’en est-il ? ». (Rires)

JMJ : Ben, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup d’artistes qui font des tournées d’adieu, et moi je fais ma tournée de débutant. C’est ma première tournée autour du monde. Donc, j’ai plein d’espoir. Mon médecin est assez optimiste. (Rires)

Journaliste femme : [Ironique] Et Jean-Claude Camus n’est pas votre producteur ?

Stéphane Bern : …Non, c’est pas Jean-Claude Camus, son producteur…

Journaliste homme : C’est vraiment votre première tournée en salle ?

JMJ : Euh… C’est vraiment la première tournée en salle sur les cinq continents, oui.

Journaliste femme : Il y aura beaucoup moins de spectateurs. Vous êtes habitués à voir des foules qui viennent vous voir.

JMJ : Oui, mais ça, c’est pas… Bon, c’est vrai que j’ai eu la chance d’avoir…

Stéphane Bern : …Oui, mais c’était gratuit, là ils vont payer…

JMJ : …Ben, ça dépend, quelque fois ils payaient aussi.

Stéphane Bern : Quelquefois ils payaient ?…

JMJ : …Non, non, non, c’était pas systématique, Stéphane… C’est un peu un coup bas, c’est pas vrai, je dois dire. Parfois, ils payent quand même. Voilà. Mais c’est vrai que pas systématiquement. C’est pas tellement ça le problème…

Stéphane Bern : …Ils payaient pour voir le monument devant lequel… que vous cachiez… (Rires) Parce que vous étiez chaque fois devant un monument…

JMJ : …Pas toujours, pas toujours. C’est pas vrai. Ce sont des médisances, tout ça. (Rires)

Stéphane Bern : C’est vrai que vous êtes une star dans le monde entier… Et puis la France… Peut-être que « Nul n’est prophète dans son pays »… a mis du temps, enfin, elle est toujours…

Journaliste homme : …C’est en France qu’on vous boude le plus, d’ailleurs !

Stéphane Bern : Je dis pas qu’on vous boude, mais…

JMJ : Il faut pas exagérer, quand même, quand on fait un ou deux millions de spectateurs en France sur certains concerts, on ne peut pas dire qu’on est boudé.

Stéphane Bern : Non, mais par exemple, la presse, une certaine presse…

JMJ : ….Non, c’est pas ça, c’est l’éternel problème qui est très français. Beaucoup d’artistes, enfin, les rares artistes ou les quelques artistes qui ont une carrière internationale ont souvent dans leur propre famille, dans leur propre pays, des relations un petit peu différentes. Je prends le cas de mon père. Mon père a eu trois oscars. Le premier oscar pour Laurence d’Arabie n’a pas fait une ligne dans les journaux français. Le deuxième, il y a dû y avoir deux lignes dans France-Soir à l’époque. Ce qu’il me disait toujours : « Si on est en bonne santé, vers quatre-vingts ans, on vous donne des médailles, en France ». C’est quelque chose qui… Voilà. Mais c’est pas un problème qu’on rencontre nécessairement avec le public, ça. C’est des problèmes avec les médias, mais enfin, en ce qui me concerne, je ne peux pas me plaindre, ça se passe plutôt bien. Avec le public, avec les médias, aujourd’hui, ça se passe plutôt pas mal. D’ailleurs si je suis là à France Inter aujourd’hui, c’est la preuve !

Journaliste homme : Vous êtes le fils d’Omar Sharif, alors ? (Rires)

JMJ : C’est ça. Et de Peter O’Toole, aussi.

Stéphane Bern : Non ! Petit-fils de l’inventeur du Teppaz. Ça, il faut jamais oublier.

JMJ : Exactement, oui. (…)

Journaliste homme : On peut peut-être expliquer pour ceux qui ne savent pas…

JMJ : C’était un des premiers électrophones portables avec le haut-parleur dans le couvercle, mais fait avec du skaï. C’était très, très beau.

Stéphane Bern : Il a aussi inventé les premières tables de mixage.

JMJ : Exactement.

Journaliste femme : Vous étiez prédestiné.

 


 

(Sketch de l’humoriste Vincent Roca)

 


 

Stéphane Bern : Vous collectionnez toujours les synthétiseurs, Jean Michel ?

JMJ : Collectionner, non, mais j’en utilise, comme ça vient d’être dit brillamment.

Stéphane Bern : Je croyais que vous en aviez plein, d’après certains papiers, il parait que vous en avez plein partout.

JMJ : Oui, c’est vrai.

Journaliste homme : Vous en aviez pas mal ressorti, justement, pour les concerts d’Oxygène à Marigny.

JMJ : Exactement. Et là, en fait, la tournée, on est quatre sur scène, et on a soixante ou soixante-dix instruments sur scène. Et des instruments qui font partie de la légende de la musique électronique, aussi, et des instruments tout à fait modernes. Avec l’idée que les instruments électroniques sont des instruments à la différence des instruments classiques qui ont été développés en studio. Alors que les instruments classiques, le violon, ou la guitare ou la trompette sont des instruments qui lesquels après on met des micros pour les enregistrer. Les instruments électroniques, c’est l’inverse. Donc, il y avait ce problème pour tous les gens qui font de la musique électronique au départ de prendre des instruments qui ne sont pas faits pour ça, sur scène. C’est pas très sexy de rester deux heures derrière un ordinateur, par exemple.

Stéphane Bern : Comment vous rendez ça sexy, alors ?

JMJ : Les instruments qu’on connait assez mal, qui sont tous les instruments de l’époque du début de la musique électronique sont des instruments qui sont extraordinaires. Ce sont des instruments qui ont disparu dans les années 80 à cause de l’explosion du numérique, et qui n’ont pas eu la chance d’arriver à l’état adulte, à l’inverse des instruments de rock ou des instruments classiques, qui se fabriquent toujours, ces instruments, ils ont cessé d’être fabriqués complètement dans les années 70 à peu près.

Journaliste homme : Votre espèce de danse sur scène avec le Theremin qui est un instrument…

JMJ :…Le Theremin est un instrument extraordinaire. Il a été inventé par un russe sous Staline à la fin des années 20 et qui est le premier instrument électronique, très poétique.

 


 

(Morceau de musique live : Ophélie Gaillard au violoncelle / Bruno Fontaine au piano)

 


 

Fin de la retranscription. Par la suite, Jean Michel Jarre est rejoint sur le plateau par l’écrivain Christine Orban et l’imitateur prodige Michael Grégorio.

Jean Michel Jarre au Fou du Roi en décembre 2009
Album : Jean Michel Jarre au Fou du Roi en décembre 2009
Photos prises depuis le public pendant l'enregistrement de l'émission de Stéphane Bern en décembre 2009. Jean Michel Jarre évoque sa tournée mondiale 2010.
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À propos de Jean-Baptiste

Né en 1977. je ne vis pas de l'écriture, je ne vis pas pour la musique, mais je suis en quelque sorte à mi-chemin des deux. Peut être. ou pas.

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4 Réponses à “Interview au Fou du roi”

  1. zoolook59 Dit :

    interview « classique », qui une fois encore se centre sur oxygene (copenhague oblige), même si jmj explique qu’il a fait d’autres choses.
    j’ai tout de même appris que maurice jarre n’avait pas été salué comme il se doit en recevant ses oscars, par les medias français.
    par contre, peu d’infos sur le futur album, dont on aura une « couleur » avec la tournée.
    les références à jojo hallyday sont drôles …. en espérant que jmj tienne le coup!

    ..::Webmaster::.. Il tiendra le coup… Cinq continents quand même !

  2. zoolook59 Dit :

    je n’en doute pas!!!
    j’ai lu qu’il y aurait des concerts en extérieur, durant la tournée.
    -est-ce vrai?
    -est-ce inclus dans la tournée ou est un break en exterieur indépendant?

    allez, continue à nous donner de l’info sur jmj, merci pour tout!

    ..::Webmaster::.. Je n’ai aucune info sur ce concept de concert en extérieur. Pour le Tour 66, Johnny a bien donné un concert sur le Champ de Mars.

  3. Pierre Dit :

    Chouette interview…
    Et merci pour la retranscription!

    Un nouel album en 2010: une bonne nouvelle!
    Je trouve simplement dommage que JMJ continue de nous faire croire qu’il a ré-enregistré Oxygène en 2007 avec ses synthés, alors qu’il a juste ré-enregistré en numérique les bandes masters de 1976, sans même approcher un seul de ses claviers.
    Il aurait pu simplement dire qu’il y a eu confusion sur le terme « new master recording » au lieu d’enfoncer le clou.

    ..::Webmaster::.. Il reste une chance sur 1.000.000 qu’il l’ait effectivement réenregistré à la fréquence près (Peut-être une technologie extra-terrestre ?). Je continue d’utiliser le terme « New master recording » parce qu’autrement, les gens sont un perdus dans les versions différentes d’Oxygène.

  4. bob Dit :

    Pourquoi Jarre clame-t-il que c’est sa première tournée ? L’Oxygen tour ne compte pas ?

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