Bunny Rizzitelli : batteur électronique

rogerrizzitelli.jpg:: Article rédigé par Jérôme :: Jean-Michel Jarre s’est entouré des meilleurs batteurs du moment lors de ses spectacles les plus marquants entre les Concerts en Chine (1981) et Le Caire (1999). A noter que depuis les années 2000, JMJ joue avec des formations très réduites qui assurent aussi les rythmes.

Petite série d’articles sur les hommes qui ont eu le talent d’inventer des rythmes de batteries sur des morceaux dont la plupart en sont, à l’origine, dépourvus et qui ont donné à la musique de Jarre une couleur « live » particulière, en commençant chronologiquement par Roger « Bunny » Rizzitelli.

 


> Les années 70 : Christophe, Space Art… 

 


Dès l’âge de 6 ans, Roger Rizzitelli tape sur les chaises et tout ce qui peut faire du bruit dans la maison familiale de Grenoble. Après avoir quitté l’école à 14 ans, il est embauché dans un atelier de mécanique ; mais l’ado est plus intéressé à utiliser les clés pour faire des percussions sur des boites vides qu’à réparer des moteurs. M. Victor Diafferia, le patron de l’atelier, encourage le père de Roger à lui acheter une « vraie » batterie. Roger essaye un modèle de base, pas cher, mais le vendeur épaté par le jeune talent, encourage le père à en acheter un meilleur. La famille est modeste, c’est finalement le patron de l’atelier qui tiendra à payer la différence…

 

Ensuite, tout s’enchaîne. Au début des années 70, Roger croise la route de Gilles Pellegrini, chef d’orchestre des cuivres de Johnny, qui s’installe à Grenoble pour fuir la capitale. Avec lui, Rizzitelli sillonne les routes de France pour faire des bals. C’est ainsi que Mike Brant le remarque et l’embauche pour sa tournée et pour l’Olympia. Puis ce sera la rencontre avec Christophe dont il devient le batteur de ses albums culte du studio Ferber (« Les paradis perdus », 1973, « Les mots bleus », 1974, « Samouraï », 1976) et pour les concerts historiques à l’Olympia des 26 et 27 Novembre 1974. C’est là aussi qu’il rencontre Dominique Perrier dont il devient l’ami. En 1976, les musiciens de Christophe (Perrier, Rizzitelli, plus Patrice Tison, guitare, et Didier Batard, basse), forme le groupe « Bahamas » qui compose, cette même année, leur propre album de rock progressif «Le voyageur immobile». Pendant cette période, Bunny jouera aussi pour d’autres chanteurs, comme Dick Rivers («Rock’n roll star», 1974), et (Thierry) Matioszek («Rainy night in Clichy», 1979).

rogerrizzitellijeune.jpgAprès « Voyageur immobile », pendant les pauses d’enregistrement à Ferber, Perrier et Rizzitelli restent dans le studio désert et s’amusent à faire de la musique électronique avec les instruments de Christophe. Un album est bouclé en 15 jours, avec un Arp Odyssey, un Eminent, un Mellotron, un orgue Hammond, et… les percussions du studio. Ils cherchent un nom. Ils choisissent «Space Art», nom inspiré de celui d’un train fantôme allemand vu par Bunny à la Foire du Trône. Le succès est au rendez-vous : l’extrait « Onyx » est un tube. Space Art produira ensuite deux autres albums dont « Trip In The Head Center » (1978), le préféré de Bunny, sur lequel, par provocation et malgré la prudence de Perrier, il glisse un sample à l’envers d’une dépêche annonçant l’assassinat de Baader de la Faction Armée Rouge. Les différents disques de Space Art sortiront en France mais aussi en Grande Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Grèce, au Canada… Il s’en vendra 2,8 millions ! Pourtant les deux compères fuient le star-system et les lumières. Jean-Pierre Ringard (un pseudo !), auteur de leur pochettes, leur souffle l’idée de jouer sous les fameux scaphandres pour leurs apparitions publiques.

En 1980, après le troisième opus «Play Back», «un peu baclé» de l’aveu même de Rizzitelli, l’aventure Space Art est mise entre parenthèses plutôt qu’arrêtée ; en fait, les deux musiciens n’ont jamais voulu « faire carrière » avec Space Art. Il y a 3 mois, Dominique et Patrick Pelamourgues (technicien fidèle de JMJ) ont remasterisé le CD éponyme « Space Art », avec 2 nouveaux titres dont une nouvelle version d’ « Onyx », sorti chez CZenProd de Francis Rimbert.


> Les années 80 et au-delà : Manset, Marouani…

 


Parallèlement à l’aventure Space Art, Rizzitelli devient le batteur attitré de Claude François qui lui pince les fesses pour se donner du courage avant d’entrer en scène ! Il reste avec le chanteur pendant deux ans et demie en compagnie de Benjamin Cohen, l’autre batteur préféré de Claude, et de Slim Pezin, jusqu’à la mort du chanteur en 1978. Au début des années 80, Bunny travaille avec le discret Gérard Manset, qu’il admire, sur les albums « L’atelier du crabe » (1981), « Comme un guerrier » (1982) et « Lumières » (1984). En 1982, il est le batteur du méga tube « Words » de FR David. 

space et roger rizzitelliEn 1983, les inséparables Rizzitelli et Perrier intègreront le groupe SpAce, ou plutôt le concept «Paris France Transit» de Didier Marouani (à l’époque Marouani n’a plus le droit d’utiliser le nom « Space » détenu par son ancien producteur), qui a été invité officiellement par le Ministère de la Culture Soviétique pour jouer en URSS. Ils donneront une série de 21 concerts rassemblant plus de 600.000 spectateurs à Moscou, Leningrad et Kiev, du 21 juin au 14 Juillet 1983. Ils entrent en scène par les cintres accrochés à des câbles par un système de poulies ; « une vraie galère ! ». Un double album « Concerts en URSS » sortira pour marquer cette aventure très proche finalement de celle des « Concerts en Chine » de Jarre dont nous allons parler…

A son retour, Bunny reprend du service pour Christophe sur les 45T « J’l’ai pas touchée » (1984) et « Ne raccroche pas » (1985). Il participe aussi à plusieurs singles en coopération avec le chanteur notamment pour Corynne Charby (« Boule de Flipper », 1986). Puis en 1989, il joue pour Bashung, sur l’album « Novice », qui reste, avec Manset, le chanteur qu’il admire le plus. En 2002, Christophe fait de nouveau appel à Bunny, son batteur fétiche, pour les fameux concerts à l’Olympia et aux Francofolies de la Rochelle qui marquent le grand retour du chanteur sur une scène où n’y avait quasiment pas mis les pieds depuis 1974, justement… La boucle était bouclée. Dans un interview, Christophe dit de Bunny : « il respire musicalement comme moi ».

Aujourd’hui, Rizzitelli est toujours batteur, réalisateur, mais aussi producteur (Indiana Productions). Récemment, il a joué sur un titre de l’album « Totems d’Armorique » de Stone Age (de Perrier, encore lui !), puis l’ingénieur du son Alain Pype, qui a mixé la nouvelle version d’Onyx (« Diakar »), a réuni le trio rescapé de Bahamas, Rizzitelli, Perrier et Batard, pour accompagner Philippe Rochefort sur l’album « Passages avides ».


> Son nouveau projet: Camille Sol

 


Actuellement, Bunny Rizzitelli est en studio, à la batterie, au sein de son groupe Camille Sol, pour la préparation d’un album. Il est est également en production exécutive pour le groupe métal Perseo avec la soliste violoniste Emma Sempère et Raphael Donadieu. Il travaille enfin en prod’ executive pour la sortie du CD de l’artiste Virgina, écrit par Raphaël Fabrègue, pour le label Arawak. 

Rochefort dit de lui :

« Roger Rizzitelli : l’empereur du Binary Beat. Batteur, producteur, restaurateur, Bunny est l’incarnation humaine de la truculence ! ».

 


> La rencontre et la collaboration avec JMJ 

 


rogerrizzitellibatterie.jpgJarre et Rizzitelli (et Perrier…) se rencontrent au début des années 70 au studio Ferber lors des séances studio des albums de Christophe (« Les paradis perdus », 1973, « Les mots bleus », 1974). JMJ est alors le parolier mais aussi un peu le producteur du chanteur. Il vient tous les jours au studio et sympathise avec les musiciens, dont Dominique et Bunny. Il « bricole déjà un peu les synthés »… 

En 1981, quand le projet des concerts en Chine se concrétise, Jarre souhaite s’entourer de musiciens. Les problèmes techniques vécus en direct devant le million de personnes venu assister à son concert de la Concorde trois ans plus tôt l’ont définitivement guéri des performances en solo ! C’est tout naturellement qu’il fait appel à Perrier et Rizzitelli qu’il connait bien et qui ont, avec Space Art, une solide expérience de la musique électronique instrumentale. Rizzitelli a aussi l’avantage d’être un batteur qui adore les synthés, ce qui n’est pas habituel à l’époque !

L’équipe répète pendant un mois avant de s’envoler pour la Chine. A l’aéroport, « c’est le Moyen Age » ! Rizzitelli est frappé par les trois couleurs de la population toute en uniformes : « le vert pour l’armée, le gris pour les cadres, le bleu pour les ouvriers ». Lors d’une visite d’usine, il s’indigne des conditions de travail des ouvrières. Quand le ministre qui l’accompagne lui demande un commentaire, Bunny demande à faire traduire que « si un inspecteur du travail passe, il va fermer l’usine », ce à quoi le ministre répond : « ces Français ont beaucoup d’humour »… Malgré l’omniprésence policière qui use facilement de la matraque, l’ambiance dans l’équipe est bon enfant : Bunny, Dominique et l’ingénieur du son René Ameline (aussi du studio Ferber !) s’amusent à distribuer des billets aux filles dans les rues.

Pour les 5 concerts en Chine (2 à Pékin les 21-22 Octobre 1981 puis 3 à Shanghaï les 26-27-29/ Octobre 1981), Rizzitelli, lunettes noires, costard bleu Cerruti et nœud papillon, joue de la batterie éléctronique Simmons type SDS-5 (ou SDS-V) orange. Cette batterie, avec ses « pads » hexagonaux caractéristiques qui feront les beaux jours des années 80, vient de sortir. C’est Jarre qui a insisté pour utiliser cet instrument, probablement parce que plus proche de l’ambiance des « Chants magnétiques » qu’il vient de composer. Le concepteur de Simmons appelle régulièrement d’Angleterre pour se nourrir de l’expérience de la tournée. Côté interprétation, c’est Jarre qui donne « l’idée précise de ce qu’il veut » puis Bunny met en pratique ce que le compositeur a en tête. Le résultat est un jeu de batterie très présent, ce qui donne à la musique de Jarre une tonalité inhabituellement très rythmée. En particulier, la participation de Rizzitelli sur « Equinoxe IV » donne à cette nouvelle version une vraie originalité que Jarre appréciera.

Pour l’anecdote, lors du premier concert à Pékin, Bunny est le premier à monter sur scène. Il s’aperçoit qu’il n’a pas de « retour » ; il ne s’entend pas en direct dans une salle « grande comme quatre terrains de football » ! Malgré son avertissement, les techniciens ne le croient pas ; il insiste, et le retour est finalement branché « 3 secondes avant le début de son intervention » ! Ensuite, pendant le concert, l’électricité n’est pas régulière, les baisses de tension sont régulières, et les instruments de Bunny ne fonctionnent pas correctement. Pro, Rizzitelli ne se démonte pas et joue en tapant aussi fort qu’il le peut sur ses pads afin de se faire entendre ; d’après Perrier, « il frappait avec une telle rage, à cause de cette panne de courant, que le son était magnifique. »

 


Concerts de JMJ auxquels Bunny Rizzitelli a participé :
Les 5 Concerts en Chine à Pékin et Shanghaï (1981)
 

A aussi joué pour (sans ordre) :

Studio :
Christophe, Space Art, Bernard Lavilliers, Nicole Croisille, Heather Parisi, Thierry Matioszek, Jean-Patrick Capdevielle, Saint Preux, Stray Cats, Michel Berger, Dick Rivers, Armande Altaï, Nicoletta, FR David, Rochefort, Bahamas, Hervé Christiani, Nicolas Peyrac, Mort Schuman, Gérard Manset, Françoise Hardy, Catherine Lara, Jean-Jaques Goldman, Michel Laurent, Reine de Saba, Stone Age, Mike Brant, Corynne Charby, Walter Anice, Stéphane Marin, Chardeau, Li Lam, etc…

Concerts :
Space Art, Christophe, Lou Bennet, Bill Coleman, Claude François, Mike Brant, Nicoletta, Véronique Sanson, Didier Marouani / Space / Paris France Transit, Dick Rivers, William Sheller, Mort Schuman, George Zamfir, Jenifer, Gilles Pelligrini, I Comme Alice, The Blocks, Emyl Grisson, etc…

> Sources :

  • www.bunny77.com
  • http://www.hbprod.net/article-5022278.html
  • http://www.orchestres.net/index.php?ID=24&O=603
  • Claviers 6 (01/1990)


> Sites web :



> Vidéos :

 


 

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Remerciements : à Bunny Rizzitelli qui nous a aimablement donné un peu de son temps pour compléter cet article.

 


17 commentaires

  1. Frank Boisgontier dit :

    Bravo pour cet article ! Je ne connaissais pas grand chose de ce grand monsieur, je me coucherai donc moins bête ce soir. Aux dernières nouvelles que j’avais eue (je ne sais plus où), Bunny (tiens, au fait, pourquoi ?) s’occupait d’un pizzeria, je vois donc qu’i a repris le chemin de la musique et c’est tant mieux.
    J’ai découvert la musique de Jarre avec les « Concerts en Chine », et je me souviens avoir ressenti une énorme émotion en entendant « Equinoxe IV » pour la première fois (rien que d’en parler, j’ai des frissons…). Et c’est vrai que la batterie Simmons de Bunny claque méchamment sur ce titre, lui donnant une envergure incroyable. C’est pour moi la meilleure version de ce morceau.
    Quant au fait que JMJ se soit entouré de très bons batteurs, c’est indéniable, et cela a atteint son paroxysme lors du concert aux Pyramides avec le fabuleux Gary Wallis, que je me souviens avoir vu bondir dans tous les sens lors des concerts de Pink Floyd dans les années 80 / 90.

  2. Frank Boisgontier dit :

    J’ignorais aussi que SIMMONS existait de nouveau ! J’en étais resté au fait qu’ils avaient fermé, au début des années 90, à peu près à la même époque que Fairlight et New England Digial (les concepteurs du Synclavier).

    Décidément, on en apprend des choses, grâce à « En attendant Jarre » ! :-)

    ::Webmaster:: C’est le but, Frank. J’aime apprendre aussi. Merci à Jérôme pour ces articles à Haute Qualité Electronique ! Et dès que la tournée française sera fini, le site repartira de plus belle !

  3. Johannes dit :

    Bravo pour cet excellent article consacré à Bunny Rizzitelli. J’ai eu le privilège de le rencontrer. En plus d’être un musicien talentueux, c’est un personnage sympathique et haut en couleurs.

    Johannes
    webmaster du site http://spaceart.fr

  4. bunny dit :

    Salut a toi FRANK je te remercie pour ce commentaire, je ne sais pas qu’elle est la source « il s’occupait d’une pizzeria »!!!!!!! Je n’ai jamais eu de pizzeria de ma vie et je ne suis pas revenu à la musique, je n’ai jamais cessé d’en faire sur des projets moins médiatiques que JMJ.
    B

  5. Frank Boisgontier dit :

    Yeah, une réponse de Bunny himself ! Je suis honoré !

    Je crois avoir retrouvé dans ma mémoire où j’avais entendu dire que tu bossais dans une pizzéria : dans le magnifique livre consacré à JMJ, qui date de 1987, écrit par J-L Remilleux et publié chez Olivier Orban. Je n’ai hélas plus cet ouvrage en ma posession, mais je pense que quelqu’un sur ce site confirmera (ou infirmera) ce souvenir…

    Mais au fait, je ne sais toujours pas : pourquoi « Bunny » ? D’ou vient ce surnom ?

  6. schintu dit :

    coucou buny j ai plus ton nouveau portable

  7. Veridis dit :

    une petite vidéo de Bunny en concert avec Didier Marouani
    http://www.youtube.com/watch?v=R4-ZVhBBZpI

  8. Bouchy dit :

    Tendres pensées pour toi qui nous a quitté cette nuit !!!!!
    Fais tout pêter là-haut !!!
    …Repose en paix Bunny…

    ..::Webmaster::… Je n’ai pas de confirmation sur cette triste nouvelle…

  9. Bouchy dit :

    Hélas, c’est bien vrai…je suis le réalisateur de son Clip que tu as mis en lien (Camille Sol)

    Contacte moi sur moi Mail.

  10. Frank Boisgontier dit :

    Triste nouvelle que celle-là. :-(

    Toutes mes condoléances à sa famille.

  11. jerome dit :

    Encore merci Bunny pour m’avoir donné de votre temps pour faire l’article ci-dessus !
    Un chouette article-hommage du site orchestres.net et pleins de photos inédites:
    http://www.orchestres.net/index.php?ID=23&news=1622
    Salut l’artiste !

  12. véronique Messori dit :

    Bonjour, c’est en surfant sur le net que j’ai appris la mort de Roger.
    Je l’ai bien connu, j’ai été la nounou de ses enfants de 1987 à 1990.
    J’ai vécu parmi eux trois années formidable, c’est vrai qu’il n’avait pas sa langue dans sa poche, mais ça ma appris la vie….
    Une pensée toute particulière pour ses enfants et leur maman…..

  13. WxyZik dit :

    A quand une réédition en coffret des trois albums et du 45t « symphonix » de SPACE ART, cela serait un grand hommage a ce grand musicien qu’il était …

    Des albums exceptionnels qui sont toujours présents sur ma platine depuis 1978 pour dire.

  14. Joel Remy dit :

    Bonsoir
    j’apprends seulement maintenant la disparition de Bunny , çà me touche beaucoup.
    Je l’ai très peu connu mais je l’ai apprécié , je l’ai rencontré quand j’avais un bar à Voiron (Isère) autour de 1990 , lui avait ouvert un restaurant « le Succès Fou » au Rivier d’Apprieu (10km de Voiron) et nous rendait des visites , il nous avait même offert une plaque Bugatti (c’était le nom de mon bar), on avait mangé chez lui avec des clients et il nous avait ébloui dans un solo de drums , sa batterie était sur la mezzanine du resto . Il n’est pas resté bien longtemps dans son établissement , c’était juste une petite parenthèse pour lui…
    Une pensée pour Roger et sa famille.

  15. Kluk dit :

    1951-2010
    Et bien voilà le triste mois de mai et voilà 4 ans et quelques jours ans que ce Grand Monsieur est parti, pensées et souvenirs pour cet intemporel artiste .

  16. Jean-Pierre Lafont dit :

    J’ai connu Bunny. Au delà de son talent, je garde le souvenir de sa bonne humeur, de sa gouaille, (quel baratineur, capable de vendre des peignes aux chauves), son humour, son énorme culot (pisser sur la jambe d’un flic pendant qu’il lui demande son chemin, fallait oser), sa complicité sans limite avec Dominique Perier. Que des moments de bonheur.
    J’ignorais sa disparition. Je suis bien triste de l’apprendre. Courage Bunny, on se reverra.

  17. Bipbip dit :

    Souvenirs du succès fou
    J étais le maître d hotel

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