Disparition de Francis Dreyfus

Francis Dreyfus::Article rédigé par Jérôme:: Le producteur et éditeur de musique Francis Dreyfus, qui vient de disparaître le 24.06.2010 à Paris, est une personnalité incontournable du parcours de Jean Michel Jarre. C’est lui qui lui a donné sa chance en acceptant de sortir l’album « Oxygène » dont la légende veut qu’il « ait été refusé par toutes les maisons de disques »… C’est également lui qui a réussi à monter, notamment financièrement, les premiers grands concerts en extérieur du musicien, en prenant d’ailleurs des risques pas toujours calculés. Dreyfus est donc un peu celui qui a permis à Jarre de réaliser ses idées les plus folles, ses projets les plus originaux, dont l’aspect artistique prenait souvent le pas sur l’aspect financier. Alors même si la belle histoire s’est brouillée il y a quelques années « pour des raisons personnelles », et même si les petites affaires de gros sous ont ensuite occupé une trop grande part de cette ancienne association magique, il reste la formidable aventure d’un binôme a peu commun dans l’histoire de l’industrie du disque, qui aura su vivre à fond sa passion pour une musique instrumentale à contre courant et pour un nouveau concept de grands spectacles. Voici donc la petite histoire d’un homme discret, autodidacte, fan de jazz et dénicheur de talents éclairé, qui a donné ses lettres de noblesse au mot « indépendant », et dont la place dans le paysage musical français reste décidément atypique.


> Sa boite de jazz et les Éditions Labrador


dreyfushallyday.jpgFrancis Dreyfus est né en 1940 d’une mère roumaine, et d’un père alsacien descendant du fameux capitaine Alfred Dreyfus. Il grandit au Raincy, en Seine-Saint-Denis, sous l’influence de son père professeur, personnage féru de philosophie allemande et de spiritualité Tibétaine, adepte de la Franc Maçonnerie, et résistant fuyant les honneurs. Il découvre la peinture par ses parents, qui fréquentent les peintres et les expositions, et le jazz par son frère de neuf ans son aîné : une révélation ! Adolescent, il crée un club de jazz fréquenté par les élèves de son lycée. L’argent gagné lui permet de faire le tour des boites parisiennes où il essaye de persuader des musiciens de venir jouer « chez lui ».Suite… Après un court séjour à « Sciences Po », où il est victime de l’antisémitisme d’un professeur, il entre en faculté de droit avec l’idée de devenir attaché culturel, sans trop savoir ce que cela pouvait signifiait… Il en sortira avec une licence. A cette époque, il approche le monde des « yé-yé » par l’intermédiaire de son camarade de lycée Eddie Vartan. A 20 ans, il vit d’articles pour Jazz Magazine et Salut les copains, et écrit des chansons (« Toujours plus loin » pour Johnny), dont une, « Broken Doll », deviendra n°1 aux Etats-Unis. En 1963, il crée sa première entreprise, la Société Parisienne de Promotion Artistique (SPPA) et les Editions Labrador, qui inscriront à leur catalogue des chansons d’auteurs français (Georges Aber, Gilles Thibault, Jean Renard, etc.) pour Sylvie Vartan (« Et pourtant je reste là », 1965), Petula Clark (« Danse avec moi », 1965, « Un mal pour un bien », « Le ciel de mon pays », 1966) et Johnny Hallyday (« Pour moi la vie va commencer », 1963, « Cheveux longs et idées courtes », 1966). L’année suivante, il se lance dans la production avec la bande originale de la série d’animation « Le Manège enchanté », créée par Serge Danot, dont les 500 épisodes seront diffusés dans le monde entier. Deux ans plus tard, il épouse la comédienne Pascale Audret, sœur de Hugues Aufray, dont il aura une fille, Julie Dreyfus, aujourd’hui actrice (Kill Bill, Inglourious Basterds, etc.).

A partir de 1967, Dreyfus édite et produit une cinquantaine de musiques de films, dont le fameux « Passager de la pluie » de Francis Lai, qui fait un carton au Japon. Dès 1968, il donne sa chance à de jeunes talents dont Alain Bashung (« Du feu dans les veines », 1971, arrangée par Dominique Perrier), Gilbert Montagné (« Dans mon piano il y a des oiseaux », 1973), Daniel Guichard (« Faut pas pleurer comme ça », 1972, composée par Christophe). En Angleterre, il découvre les nouvelles valeurs montantes du rock, dont David Bowie et Pink Floyd, et acquière, pour la France, les catalogues de Lupus Music (T. Rex, Pretty Things, Pink Floyd), Island Music (Traffic, Jimmy Cliff), Blue Mountain (Free), Chrysalis Music (Ten Years After, Jethro Tull), Freshwater (Cat Stevens).


> Les Disques Motors et Jean-Michel Jarre 

C’est en 1971 que Francis Dreyfus fonde son premier label, les « Disques Motors », qui sort alors, entre autres, plusieurs 45T de Christophe (« The girl from Salina », « La petite fille du 3e », etc.), rescapé des « yé-yé », quelques autres du punk Alain Kan ou de l’humoriste Patrick Topaloff, deux albums des psychédéliques Caravan, mais aussi l’album « Les Poètes » (puis plus tard « Le Stéphanois ») de Bernard Lavilliers, alors peu connu, ou la bande originale du film « Soleil Rouge », d’un certain Maurice Jarre C’est aussi à cette époque que sa future deuxième épouse, Hélène Dreyfus, lui souffle le nom d’un jeune talent prometteur qu’elle a rencontré au Groupe de Recherches Musicales (GRM) de Pierre Schaeffer : Jean-Michel Jarre. Le jeune homme compose à l’aide d’instruments électroniques. Dreyfus lui commande en 1971 une série de musiques instrumentales pour une société américaine destinées à sonoriser des aéroports et des bibliothèques, et qui seront réunies, deux ans plus tard, sur un album mythique au tirage confidentiel : « Deserted Palace« . Dreyfus accepte aussi de sortir en 45T sur son jeune label Motors quelques unes de ses créations dont un « Pop Corn » (1972) repris de Gershon Kingsley, « Zig zag dance » (1972) avec Samuel Hobo, qui est un succès, et « Hypnose » (1973) avec le magicien Dominique Webb.

Mais le producteur a d’autres projets pour Jarre : il l’implique pour redonner un nouveau souffle à Christophe, qui, désormais chevelu et moustachu, tente de faire oublier son image de chanteur à minettes. Jarre trouve en son personnage de latin lover l’inspiration pour écrire la plupart des textes de deux albums aux succès public et critique fracassants : « Les Paradis Perdus » (1973) et « Les Mots Bleus » (1975). Christophe devient alors le pilier du label Motors auquel il restera fidèle jusqu’en 1995 avec des albums tels que « Samouraï » (1976) et « Le Beau Bizarre » (1978), ainsi que de nombreux singles et autres compilations. Entre temps, en 1974, Jarre signera la musique de la chanson « Lady » de Bill & Buster, aussi sortie chez Motors, et le 45T de musique instrumentale « Cartolina » (sous le pseudo « 1906″), sur l’éphémère label « Labrador » (pendant des éditions du même nom). En 1975, Dreyfus fonde l’entreprise « Francis Dreyfus Music » (FDM) qui regroupe ses activités d’édition et de production phonographiques.
C’est en 1976, entre deux albums pour Patrick Juvet (qui est chez Barclay), que Jean-Michel Jarre compose son ovni instrumental entièrement joué avec des instruments électroniques : « Oxygène ». Ne trouvant pas d’autres labels prêts à risquer de sortir un disque au succès improbable, Jarre se tourne en désespoir de cause vers Dreyfus qui tente le coup :

«  Quand j’ai entendu cet album pour la première fois, je suis tombé par terre : « Bon, ben on a un succès mondial ». Alors il (JMJ) m’a dit : « Bon, ben d’accord ». Il était un peu sceptique. J’étais complètement retourné. »

Francis Dreyfus et Jean Michel JarreL’album sort donc chez Motors à 50 000 exemplaires. La légende veut que la promotion du disque ait été faite via les magasins de chaines HI FI, le bouche-à-oreille faisant le reste. On connaît la suite… Le succès aussi phénoménal qu’inattendu de cet album en France puis partout dans le monde (12 millions de copies vendues), va pour toujours changer la vie de Jarre et Dreyfus qui deviennent riches et célèbres. Le producteur, qui a compris qu’il tient là la colonne vertébrale de son entreprise, va alors investir à fond dans son poulain, en visant en particulier le marché américain, la musique instrumentale n’ayant pas le handicap de la langue ! Des opérations marketing de grandes envergures comme des campagnes d’affichages ou l’achat de pleines pages dans le magazine Billboard sont mises en place. En 1978, Dreyfus fonde une nouvelle maison de disques, les « Disques Dreyfus », presque exclusivement pour son nouveau protégé. C’est sous ce label que sortira « Equinoxe » (le 45T porte le 1er numéro de catalogue) puis tous les albums de Jarre édités chez Dreyfus.

En 1979, quand la mairie de Paris commande à Jean-Michel Jarre un grand spectacle pour fêter l’anniversaire la prise de la Bastille, le compositeur obtient ce qui n’a jamais été accepté : donner un concert sur la Place de la Concorde. Dreyfus se charge de la production. Au programme, outre la musique, projections d’images, feux d’artifice, fontaines synchronisées… Le million de spectateurs présents ce soir là découvre un nouveau genre de spectacle : le méga concert. Jarre et Dreyfus entrent dans le Livre Guinness des Records. Le succès du concept fera long feu (d’artifice)…


> Coups de poker et coups de pubs



L’une des caractéristiques de Dreyfus est d’être un producteur prêt à prendre des risques. Il a compris que Jarre a un talent pour l’innovation artistique tout en ayant le sens du goût du public. Il lui laisse donc une grande liberté d’expression, tout en calculant que les projets de Jarre peuvent aussi être de formidables opérations marketing, avec retombées pécuniaires à la clé. C’est ainsi que quand, après un premier voyage de Jarre pour des master class à Pékin et à Shanghai en Juin 1980, germe l’idée de faire un concert en Chine, alors (presque) fermée à toute culture occidentale, Dreyfus sent le joli coup de pub. Le producteur l’accompagne donc en Juin 1981 afin de préparer une tournée. Outre les problèmes administratifs et techniques, Dreyfus doit faire face au coût du projet. La billetterie ne suffira pas à couvrir les frais. L’idée, risquée, mais qui sera reprise plus tard, est d’investir des fonds propres en espérant retrouver la mise par la vente d’un film et d’un disque « live » ; le pari aurait été à peu près gagné… En 1983, JMJ décide d’aider un groupe de peintres qui lui ont demandé de composer une musique originale pour leur exposition. L’œuvre intitulée « Musique pour supermarché » sera pressée sur un seul vinyle vendu aux enchères avec l’aval de Dreyfus (qui attend les retombées médiatiques) : c’est une première dans l’histoire du disque…
 Cependant cette liberté dont jouit Jarre vis-à-vis de l’industrie du disque ne marchera pas à chaque fois. Les albums « Chants magnétiques » (1981) et surtout « Zoolook » (1984), volontairement en rupture avec les albums précédents, ne rencontrent pas le public. Dreyfus ronge son frein, continue à soutenir son prodige en attendant un retour de flamme qui viendra avec le concert de Houston. Quand ce projet se dessine, le producteur compte sur deux expériences réussies pour financer le pharaonique budget : sur le fait que ce genre de méga concert peut attirer foule (leçon de La Concorde) et que le projet peut être financé par la vente d’un film et d’un disque (leçon de la Chine). Bingo ! 1,5 million de spectateurs assistent à ce qui sera appelé l’un des plus grands shows du XXe siècle. Essai transformé quelques mois plus tard à Lyon. Jarre est alors au sommet de sa popularité. Il est dans tous les médias. Les ventes de l’album « Rendez-vous » suivent : ce sont les meilleures depuis « Equinoxe ». Pari gagné pour le producteur qui vient justement de créer sa structure éditoriale américaine « Francis Dreyfus Music (USA) Inc. » un an plus tôt. C’est aussi ce goût du risque mêlé de confiance en la bonne étoile de Jarre qui pousse Dreyfus à soutenir le musicien dans les déboires administratifs et météorologiques de son projet des Docklands en 1988, dont les retombées médiatiques et financières ne seront pas, cette fois, au rendez-vous, comparativement à toutes les formes d’investissement engagées.


> La rupture et le conflit


A la fin des années 80, Dreyfus va réduire progressivement son implication dans les projets de Jarre. Il se désengage de la production des grands spectacles qui seront désormais organisés par la jeune société CICS, créée en 1989, dont la première réalisation sera le concert de La Défense un an plus tard. Dreyfus, lui, a la tête ailleurs… Il veut réaliser son rêve : monter un label de jazz et développer son activité aux États-Unis. C’est ainsi que « Dreyfus Jazz » voit le jour en 1991, et ”Dreyfus Records Inc.”, son label américain basé à New York, en 1993.

Même si parallèlement Dreyfus continue de soutenir Jarre dans des projets peu commerciaux (« Jarremix », « Odyssey through O2″), on ne peut s’empêcher d’imaginer une certaine impatience chez l’éditeur face à sa poule aux œufs d’or qui ne va plus pondre grand-chose à partir du milieu des années 90… L’échec commercial de l’album « Métamorphoses« , en 2000, ne va pas arranger les choses. Puis, en 2002, la nouvelle tombe : Jarre quitte Dreyfus après 30 ans de vie artistique commune ! Ni l’un ni l’autre n’ont jusqu’à présent jamais révélé le fin mot de l’histoire. La rumeur veut que Dreyfus ait sorti l’album « Sessions 2000 » sans l’accord de Jarre… Peut être…

Comme ces couples qui se séparent douloureusement, l’éditeur et le compositeur vont alors se livrer à une petite guerre des nerfs qui va tourner autour de leurs droits respectifs. Ce sera d’abord la publication par Jarre d’une vidéo autorisant de reprendre ou de remixer ses œuvres et de publier ces travaux sur internet, en réaction au retrait systématique de tels produits exigé par FDM. Puis ce sera au tour de Dreyfus d’attaquer Jarre pour plagiat à propos du disque « Oxygène New Master Recording« , sorti en 2007, qui ne serait qu’une version à peine modifiée du master original détenu par FDM. Jarre fera ensuite interdire la sortie du DVD du concert de Houston de FDM en 2008. Bref… En 2010, les choses s’améliorent. On aurait vu Dreyfus parmi les spectateurs du concert de Bercy, et en Avril à l’enterrement de la mère de JMJ. Lors de la remise de son prix MOJO à Londres en Juin 2010, Jarre remercie Dreyfus. Les deux hommes se sont réconciliés, juste avant la disparition de l’éditeur…

 


> Retour au jazz…



Michel Petruciani, Francis Dreyfus et Stéphane GrappelliPendant toute cette période jarrienne, Dreyfus va aussi se consacrer à d’autres artistes. Son label « Disques Dreyfus » signe Gino Vannelli, Daniel Guichard, Alan Stivell, Nilda Fernandez, Gérard Blanchard, Trio Esperanza, etc., ainsi qu’un certain Patrick Rondat, avec son album « Amphibia » (1996), produit par Jarre dont il est le guitariste depuis 1993. Les « Editions Labrador » ajoutent à leur catalogue, entre autres, des chansons de Bernard Lavilliers (« Le funambule », 1987), de Françoise Hardy (« En résumé, en conclusion », 1989) et la chanson de la série d’animation « Les Tortues Ninjas » (1989). Aux Etats-Unis, FDM développe son activité éditoriale en obtenant la licence de certains catalogues représentant des jazzmen américains : Al Jarreau, Marcus Miller, David Sanborn, Miles Davis, Benny Golson, Ornette Coleman, The Crusaders, Ricky Lee Jones, Charles Mingus. En 1989, Dreyfus réussit le tour de force de signer le catalogue d’Elvis Presley pour la France. Dans les années 90, le producteur va surtout réussir le pari de son label « Dreyfus jazz », en signant de grands noms : Franck Avitabile, Philip Catherine, Anne Ducros, Richard Galliano, Rosario Giuliani, Steve Grossman, Roy Haynes, Biréli Lagrène, Sara Lazarus, Eddy Louiss, Sylvain Luc, Mingus Big Band, Michel Petrucciani, Jean-Michel Pilc, Aldo Romano, etc. ainsi qu’un certain Marcus Miller, bassiste sur « Zoolook ». Une des raisons de la réussite internationale de ce label est l’application des mêmes techniques de production et de préparation que pour la variété. « Dreyfus Jazz » va aussi développer la collection « Jazz Référence », en 30 volumes, discothèque idéale de chefs-d’oeuvre d’avant 1950 tombés dans le domaine public, en privilégiant la qualité sonore. Conséquence de cette réussite, le prestigieux Festival de Montreux dédie une soirée au label, la « Dreyfus Jazz Night », en Juillet 1993.

Michel Petrucciani :

«Francis a une spécificité rare : il cumule l’ouïe du mélomane et celle de M. Tout-le-Monde»

En 2000, Dreyfus élargit encore sa palette musicale avec la création du label « Shuga » consacré au rap et au hip-hop, et sur lequel il signe les groupes K Special et Dynamax. FDM s’associe aussi à d’autres labels, comme « Le Maquis » (nu jazz / electro), et « Birdology records » (jazz) pour des projets de distributions internationales : Eldissa, Klément Julienne, Doo, avec le premier, Ahmad Jamal, Bill Carrothers, Stéphane Grappelli avec le deuxième. Mais Francis Dreyfus c’est aussi un des plus ardents défenseurs du métier de producteur indépendant. Il est président de la Chambre Syndicale des Éditeurs de Musique (CSDEM) de 1972 à 1974. En 1986, il participe à la fondation de la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) qu’il préside à partir de 1998. Il est aussi administrateur de la Société Civile pour la Perception de la Rémunération Équitable de la Communication au Public des Phonogrammes du Commerce (SPRÉ), et membre fondateur et administrateur de l’Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants (UPFI) jusqu’à son décès. Ses succès dans l’industrie du disque française et internationale, son combat pour la valorisation du jazz, ses engagements dans la défense du métier de producteur indépendant, vont lui apporter la reconnaissance des professionnels et des gouvernants au travers de plusieurs récompenses : En 1995, la Sacem lui décerne son « Grand Prix de l’édition musicale ». Il reçoit un “Lifetime achievement award” de la International Association for Jazz Education (IAJE) en 2006 à New York. Il est nommé en 2009 par le gouvernement au grade de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

JMJ :

«Francis est un éditeur avant d’être un patron de maison de disques. Il a abordé le microsillon parce qu’il ne trouvait pas chaussure à son pied. C’est un visionnaire qui a gardé cette notion de valeur d’un copyright, d’une oeuvre, d’une création»

« Donner sa vie pour la note ultime pourrait être ton épitaphe »

 


> Sources :


 

 


> Site officiels :


 

 


7 commentaires

  1. Veridis dit :

    Un peu comme Branson et Oldfield, Jarre était la poule aux œufs d’or de Dreyfus.

  2. Yanick dit :

    Pour rester dans la thématique de l’oeuf, que serait devenu JMJ sans FD et vice et versa??!!! Heureusement pour nous, la rencontre a eu lieu et c’est tout ce qui compte ;-) )) Merci Jérôme pour cet excellent article !

  3. Veridis dit :

    qui était là en premier l’oeuf ou la poule ? :) )

  4. hiram33 dit :

    Félicitations pour cet article. J’ai appris que le père de Dreyfus était franc-maçon. Chez JMJ c’était son oncle.

  5. jerome dit :

    FDM va sortir ces prochains jours le coffret « L’aventure Dreyfus » qui se veut une antohologie en 3CD du fameux label. Y figurent la plupart des artistes mentionés dans l’article : JMJ (part 2 et 4 d’Oxygène) et de Christophe (9 chansons rien que pour le pilier du label !) bien sûr, mais aussi Bahamas (le groupe des musiciens de Christophe, dont Perrier et Rizzitelli), Bernard Lavilliers, Françoix de Roubaix, Alain Kan, et le groupe Blue Vamp avec qui JMJ avait collaboré.
    http://www.disquesdreyfus.com/catalogue/362732-aventure-motors.html

  6. jerome dit :

    Hommage à Francis Dreyfus dans l’émission « Sous les étoiles exactement » de France Inter le 16.09.2010 à 3 h du mat’. Il y aura probablement un podcast…

  7. Frank Boisgontier dit :

    Un hommage à FDM sur France Inter… ça m’étonnerait qu’ils parlent beaucoup de Jarre (sauf en mal), parce qu’il n’a jamais été en odeur de sainteté sur cette station.

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