Archives pour la catégorie Big beat

The Chemical Brothers – Exit Planet Dust (1995)

Pochette d'Exit Planet Dust des Chamical BrothersExit Planet Dust est le premier album des Chemical Brothers, sorti en 1995. Le titre de l’album est une référence ironique au premier nom de la formation composée de Tom Rowlands and Ed Simons, qui leur a été retiré à la suite d’une plainte d’une formation californienne éponyme proche des Beastie Boys.

Le son de cet album se caractérise par son utilisation de crissements et de bruits étouffés de guitare électrique, et de nombreux breaks de batterie. Cet album, l’un des premiers du genre big beat, tournera massivement sur les platines des sets des DJ à travers le monde.

Le titre Song to the Siren a été le premier single des Dust Brothers (tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement), et il comprend un sample de la voix de Lisa Gerrard de la chanson Song of Sophia de Dead Can Dance. C’est une nouvelle version mixée en live un an plus tôt, avec des samples des groupes Meat Beat Manifesto et This Mortal Coil, qui figure sur l’album. Autre titre de la même époque acid des Dust Brothers, Chemical Beats, qui est une démo assez efficace de la machine centrale de l’album, la Roland TB-303. 

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The Prodigy : The Fat of the Land (1997)

Pochette de The Prodigy, The Fat of the Land (1997)The Fat of the Land est le troisième album de « The Prodigy » (même si leur logo ne contient le « The », il faut le mentionner), et celui qui a connu le plus grand succès dans le monde. Il a placé au pinacle le big beat en tournant le dos à la scène dance pour toucher plus au son rock, plus accessible et universel. C’est aussi leur disque le plus subversif.  Le son de Prodigy oscille entre composantes trance et rock aux riffs de guitare électrique saturés. Derrière l’ordinateur, Liam Howlett manie l’art du sample avec dextérité. En tant que producteur et que compositeur de l’ensemble des titres de l’album, c’est à lui (et dans son ombre, Matt Cameron de Soundgarden) que revient tout le mérite d’avoir fait un album « générationnel », plus encore que l’album pour la « jilted generation« . Et puis les médias aiment bien les choses générationnelles, n’est-ce pas ?

La présence de Kool Keith, du groupe pionnier hip-hop Ultramagnetic MCs sur le titre Diesel Power, donne du corps aux textes assez secs et répétitifs (écoutez les 9 minutes de Narayan pour vous en convaincre) qui caractérisent l’album. C’est aussi des Ultramagnetic MCs que provient le sample principal de « Smack my bitch up » dont nous reparlerons plus loin. Parmi les titres les plus faibles de l’album, citons Climbatize mais surtout Funky Shit. Funky Shit contient un sample d’une chanson de leurs alter-ego, les Beastie Boys, « Root down », avec des bruitages de scie sauteuse et de jeu vidéo. Avec «Serial Thrilla», Prodigy ne craint pas de se caricaturer lui-même sur le thème: «Sample de guitare électrique au kilomètre». L’album se conclue sur Fuel my fire, une reprise du groupe grunge californien L7, au son bien agressif.

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Fatboy Slim (Norman Cook)

Fatboy SlimFatboy slim, alias Quentin Cook, ou DJ Norman Cook (né en 1963), a grandi à Reigate, en Angleterre. Son premier choc musical est la découverte du jeune Donald Osmond à la télévision. Il a débuté dans le groupe Disque Attack, en tant que batteur, très influencé par la new wave britannique, tout en écrivant pour un fanzine musical. Puis, il suit des études de politique et de sociologie à l’université de Brighton. Il y rencontre Paul Heaton. Parallèlement à ses cours, à 18 ans, il commence à mixer de manière de plus en plus intensive, se faisant une petite notoriété sur la scène de Brighton. Son nom de scène est alors DJ Quentox, Cook contribue à mettre sur pied des sessions hip hop, aux côtés de DJ Baptiste. Des « block parties » premières de ce genre font leur apparition dans la ville de Brighton.

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The Chemical brothers – Surrender (1999)

Surrender, des Chemical BrothersLe troisième album original des Chemical Brothers marque le « décrochage » du style big beat, nonobstant les tubes « Hey Boy, hey girl » et « Let forever be » parus en singles, pour un public plus large. 

Donner un petit frère à Exit Planet Dust et Dig your own Hole n’est pas un défi très aisé. Après un disque de remixes au titre éloquent (Block Rocking Beats), Rowlands et Simons envisage la guérilla technologique avec un album au titre aux consonnances militaires radicalement différent. Au programme : mitraillette de beats et grenade lacrymogène de folk-songs extra-terrestres. Le tout pour achever sa mutation de groupe techno-choc en groupe techno-pop. On passe d’un style musical, d’une époque à une autre, sans coup férir.

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The Chemical Brothers – Come with us (2002)

Pochette de Come with us, des Chemical Brothers Après avoir réconcilié fans de techno et de rock et réalisé leur meilleur combo avec Surrender (1999), les Chemical avaient un défi de taille à relever avec Come with us : ne pas décevoir. J’ai découvert l’album au travers du clip de Michel Gondry Star Guitar, premier single, qui capture bien la décoction de la répétition (les heures du duo à travailler telle ou telle rythmique) et le traitement vintage (noir et blanc) qu’il semble vouloir donner à leur musique. Le titre de l’album est une invitation à une sorte de quête spirituelle et temporelle, au travers de beats cathartiques, même s’il s’ouvre sur staccato de cordes dignes d’un film d’horreur : «Come with us and let everything behind» (Venez avec nous et laissez tout derrière vous), nous ordonne une voix capiteuse.

La production des albums Dustbowl est donc majoritairement instrumentale, et suffisamment complexe pour nécessiter plusieurs écoutes pour détecter des effets (de l’EMS VCS-3) savamment distillés ici et là. Le minimalisme des compos en fait des exercices de style où les mots de Queneau seraient remplacés par des samples et les autobus par des mélodies ingénues. Il faut dire que, contrairement aux trois précédents, les maquettes ont été conçus sur l’interface Mac Logic Audio et la guitare MIDI Parker, avant d’avoir les sons patchés dessus par la suite. De guitare, les jeunes gens sont visiblement accroc, puisqu’ils vouent un culte à la Fender Telecaster(qui donne son nom à Star Guitar).

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The Prodigy : one man show

The ProdigyCommunément, on a coutume de parler de techno-punk en parlant de The Prodigy. Retour sur un parcours qui suscite polémique et admiration.

Liam Howett est né en 1971. De 1987 jusqu’à la fin des années 80, Il est le représentant de la scène underground britannique, au sein du groupe hip-hop Cut the kill. C’est sur les cendres de ce groupe que ce DJ fonde le groupe The Prodigy en 1990 (à ne pas confondre avec les rappeurs de Prodigy) avec deux acolytes. Liam fait connaissance au club « The barn » le danseur géant Leeroy Thornill et le néo-punk Keith Flint, connu du grand public pour sa crète rouge et ses nombreux piercings dans le groupe. Pour former le quatuor, il loue les services d’un black excentrique, Maxim Reality (alias Keith Palmer) comme ambassadeur de leurs prestations scéniques.
La maison de disques XL fera confiance au jeune compositeur et ses faire-valoirs, récompensée qu’elle est rapidement par le retentissement du single drum n’bass Charly et d’Out of space, musique brutale et débordante d’énergie.
Le premier disque de Prodigy, fortement emprunt de la culture rave, (The prodigy) Experience, sort en 1992, fort des deux singles susnommés. Cet album contient déjà l’esthétique du logo épuré qui ne quittera pas le groupe.

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The Chemical Brothers, manifeste de l’électro

The Chemical BrothersLe duo électronique The Chemical Brothers est composé de Tom Rowlands et d’Ed Simmons. Ils sont nés respectivement en 1971 et 1970. Ils étaient scolarisés dans le même établissement dans le sud de Londres, avant de déménager pour mieux se retrouver plus tard. Passionnés de musique, notamment de hip-hop et de New Order, ils fréquentent très tôt des boites de nuit branchées au milieu des années 80. Rowlands démarre une éphémère expérience en trio nommé Ariel. Ed et Tom deviennent DJ à Manchester, sous le nom de scène « 237 Turbo Nutters ». Gagnant les bancs de la fac d’histoire en 1989, ils deviennent « The Dust Brothers » et commencent à acheter du matériel à sampler. C’est de là que naît leur premier titre sous ce nom, Song to Siren, sous leur label confidentiel « Diamond records », morceau qui est basé sur un sample de Dead can dance. Le titre, au style très sombre, est remarqué par le DJ Andrew Weatherhall, qui le publie sous le label Junior Boy’s own en 1993. Les Dust brothers ont déjà leur méthode, décrite en ces termes par Simmons : « On enregistre, on mixe en direct et on voit comment réagit le public. »

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