Archives pour la catégorie Bio de Jarre

Jarre et Pink Floyd

Pink Floyd avec Syd BarrettPink Floyd est un groupe qui a connu grosso modo* quatre grandes phases : une première autour du chanteur et auteur-compositeur Syd Barrett, de 1964 à 1968, interrompue par sa descente aux enfers, une deuxième avec l’arrivée de David Gilmour, pour composer le groupe-type jusqu’en 1981 (Waters-Wright-Gilmour-Mason), et le départ de Richard (Rick) Wright, une troisième jusqu’en 1985 avec Roger Waters en leader tatillon, et ensuite, la quatrième phase, tumultueuse, avec la guerre des deux clans Pink Floyd, Waters contre Nick Mason et Gilmour (à partir de 1985) et le retour de Wright (1987) pour former un trio. Les membres de Pink Floyd se sont déchirés au cours d’un procès en héritage qui a tourné au désavantage de Roger Waters. La formation dûment officielle poursuivra sa route jusqu’en 1994, et la tournée marathon P.U.L.S.E. Le groupe s’est réconcilié le temps d’un concert caritatif Live 8 en 2005. Aujourd’hui les parcours solos des uns et des autres et les décès de Barrett (2006) et de Wright (2008)

J’ai découvert Pink Floyd avec l’album The Wall (1979), il y a 20 ans à peu près, après le concert devant le château de Versailles. L’expérience m’a paru tellement intéressante que j’ai acheté deux autres superbes albums un peu en fonction des pochettes que je trouvais jolies : Wish you were here, The dark Side of the Moon et enfin A momentary Lapse of Reason. Ce n’est qu’il y a quelques années en écoutant davantage de rock progressif (Porcupine Tree, Archive, Marillon) que je me suis de nouveau penché, mais dans le détail (et pas que pour les couleurs de la pochette) sur ces trois albums. 

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Jean Michel Jarre au GRM (1969/1971)

De gauche à droite : Pierre Schaeffer, François Bayle, Bernard ParmegianiSi l’on veut comprendre la carrière de Jean-Michel Jarre, il est indispensable de faire un détour par ses deux années (1969 à 1971) au Groupe de Recherches Musicales (GRM). Il s’agit de l’ex-GRMC, qui est né la même année que Jean Michel, en 1948. Bon, évidemment, cela ne vous en dit pas plus. Cet établissement s’inscrit dans le cadre du Conservatoire national de Paris, et a été créé par le polytechnicien Pierre Schaeffer (1910-1995). Le GRM, donc, a été créé en 1958 par ce père de la musique concrète et de la musique électro-acoustique, dans le but de produire et d’étudier des sons nouveaux, et naturellement, les préserver. Plus de 200 compositeurs sont issus des rangs de cette institution française de pointe qui accueille aussi des musiciens étrangers (notamment le grec Iannis Xenakis dès ses débuts). Des institutions semblables verront le jour par la suite dans les principaux pays européens (Allemagne, Italie, etc.). 

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Jean Michel et le cinéma de pas-pas

Maurice et Jean Michel JarreJean Michel Jarre n’a que très peu travaillé au service du cinéma. Et cela, bien qu’il confesse être un cinéphile accompli, épouse successivement deux belles actrices et cite constamment en interview ses deux icônes, Federico Fellini et David Lynch. Et pourtant, Jean Michel avait commencé tôt. En 1968, alors qu’il est le leader de son groupe de rock Les Dustbins, il tourne dans le film Des Garçons et de Filles, d’Etienne Perrier, où il chante deux de ses compositions en s’accompagnant à la guitare, dans une boom d’adolescents. Certains bootlegs (comme le Jarre rarities) permettent se remémorer ce grand… chanteur que n’a jamais été Jean Michel. Mais revenons à la composition, le talent premier de Jean Michel…

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La biographie de JMJ par Michael Duguay

Jean Michel Jarre, le magicien du son et de la lumière, par Michael DuguayJ’ai lu l’ouvrage Jean Michel Jarre, le magicien du son et de la lumière, par Michael Duguay, éditions Coëtquen, 20 euros, 230 pages. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est très complet, et plutôt équilibré dans ses appréciations. C’est un livre non technique et plutôt axé sur ses concerts plutôt que sur ses albums. Voir le site de l’éditeur d’Ille-et-Vilaine, né en 2003, qui en propose quelques captures au format PDF.

En 42 chapitres chronologiques, Michael Duguay retrace tous les aspects de la vie de Jean-Michel Jarre, de sa naissance à Lyon jusqu’à son projet industriel de matériel numérique Jean Michel Jarre technologies tout récent. Certaines anecdotes peu connues sont rapportées dans l’ouvrage, comme par exemple les dessous de l’implication de Jean Michel dans le jeu vidéo « l’Arche du Capitaine Blood » en 1987. Le musicien français le plus connu à l’étranger est décortiqué au scalpel des coupures de presse qui ont dû représenter un sacré travail.

Il y est question de son travail, de ses revers financiers, mais aussi un peu du tumulte de sa vie privée et de la relation qu’il entretient avec ses parents et ses fans. La rencontre avec Charlotte Rampling (sa deuxième femme, NDLR) est raconté avec moult détails. Des extraits du Madame Figaro dont Jean Michel était rédacteur en chef et dévoile ses goûts artistiques sont également intéressants à consulter. Faute de place, les membres de la Jarre Team ne sont évoqués qu’en pointillés, sauf Michel Geiss. Celui-ci raconte sa première rencontre assez insolite avec Jean Michel. En revanche, Patrick Juvet a une place de choix dans l’ouvrage. En annexe du livre, on trouve des glossaires très détaillés, qui reprennent la liste de ses instruments de Jamie, ainsi que le détail de tous ses concerts avec la track-list correspondante.

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Jean Michel Jarre sur France 5, le 22/12/2008

paroles et musiques (crédit capture vidéo : Kanta de Zoolook.nl)Jean-Michel Jarre, Paroles et musique, était l’objet d’un documentaire de 52 minutes écrit par son ami Jean-Louis Remilleux en 2008, suite à sa tournée Oxygène, réalisée par Benjamin Roussel et diffusée lundi 22 décembre à 21h30. C’est le dernier grand reportage en date depuis « Jean Michel Jarre sur les traces du dernier empereur » diffusé sur Match TV, en 2004.

Nous aurons l’occasion de revenir en détail d’ici Noël sur le contenu de ce film, mais avant toute chose, pour ceux qui l’ont vu, (pour ceux qui n’ont pas la TNT, il est redifusé le Vendredi 26 Décembre sur France 5 à 15h00, et pour les insomniaques, le Samedi 10 Janvier à 00:43) je voulais demander votre avis :

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Interview JMJ : Mai 2007 / Record Collector

Jean Michel JarreVoici un large extrait de l’interview que Jarre a accordé à Record Collector en Mai 2007. Record Collector est le magazine de référence sur les disques de collection. Lancé en 1979, c’est aujourd’hui le plus ancien des magazines anglais en matière de musique. Cette interview est donné à l’époque de la promotion de Téo et Téa, aussi peut-on la lire de manière différente avec le recul :

 


Est-ce que vous avez des morceaux inédits dans vos archives ?
Bien sûr, j’ai des bouts inaboutis d’Oxygène que j’aimerai éditer un jour, et d’autres pistes issues d’autres projets qui pourrait sortir d’ici aux environs de l’année prochaine.


Quel est le premier disque que vous ayez jamais acheté ?
« Apache » des Shadows, quand j’étais enfant. J’ai toujours énormément de vinyls, ainsi que des CD et des MP3. J’ai Itunes d’allumé en permanence, pour jouer les choses que j’ai enregistrées, ou pour découvrir des nouvelles choses de différents styles musicaux. J’ai été DJ pour la radio en France, en Allemagne, en Pologne et en Italie.


 

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Juvet et Jarre : Où sont les femmes ?

Paris by night par Patrick JuvetNous sommes en 1977 et Jean Michel Jarre va aider son mai suisse Patrick Juvet à s’imposer dans les hit-parades avec l’album « Paris by night ». Galvanisé par le succès d’Oxygène, Jarre signe en effet la direction musicale de ce joyau disco, qui ne se résume pas qu’au seul carton « où sont les femmes ? ». Le représentant suisse à l’Eurovision a les traits d’un éternel adolescent.

Trois mois sont nécessaires pour enregistrer l’album, qui est mixé aux studios Gang, de Paris. Jarre et Juvet sont entourés d’une kyrielle d’une dizaine de musiciens américains talentueux, dont pas moins de trois batteurs (!).

Les deux premiers morceaux représentent une face entière de vinyle. Le disque s’ouvre par une fastueuse intro de cordes et de riffs de guitare en cocottes, qui accompagne ses accords de piano virils. Vous avez tout de suite reconnu la première minute d’« Où sont les femmes ? », n’est-ce pas ? Son glissando inaugural (très jarrien) donne la mesure de sa démesure pop.

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