Archives pour la catégorie Brian Eno

Brian Eno – Nerve Net (1992)

Pochette de Nerve Net de Brian Eno (1992)..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Brian Eno a toujours été à l’avant-garde de la musique électronique. Que ce soit au sein de Roxy Music au sein duquel il faisait passer tous les instruments du groupe à la moulinette de son VCS3, en duo avec Robert Fripp, Cluster, Harold Budd ou David Byrne ou en solo, comme musicien ou comme producteur, Eno a toujours chercher à avancer, aller là où les autres ne pensaient pas (ou n’osaient pas) aller. L’influence de ses travaux sur la musique électronique (et bien au-delà) est énorme, de l’ambient jusqu’aux délires sonores du «Achtung baby» de U2. Pourtant, jamais Eno ne s’est reposé sur ses lauriers ou, contrairement d’un Phil Spector ou, à une certaine époque, de Trevor Horn (Art Of Noise, Frankie Goes To Holywood, Yes…), il ne s’est enfermé dans sa tour d’ivoire.

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David Bowie – Low (1977)

Pochette de Low de David BowiePremier article de la Trilogie Berlinoise. Quand Bowie quitte Los Angeles et les plateaux de cinéma pour retrouver les vrais gens et se mettre au pied au mur (de Berlin) de la réalité, c’est un peu l’europe du rock’n’roll qui tient sa revanche. Nous sommes en effet en pleine vague punk en Angleterre, et Alice Cooper et autre rockeur sans sensibilité dans son genre fait de l’ombre au Thin White Duke Outre-Atlantique. Même si la drogue (notamment la cocaïne) est toujours une tentation pour le natif de Brixton à Berlin-Ouest, il y croit trouvé un oasis de sérénité. Une fois terminé de camper l’E.T. dans L’homme qui venait d’ailleurs, un certain nombre de musiques non retenues pour la bande-originale du film vont servir de base pour cet album. C’est d’ailleurs une photographie issue du tournage (comme l’album précédent, Station to Station) qui sert pour orner l’album.

Low est le premier album de ce qu’on a appelé par convention la trilogie berlinoise, avec Iggy Pop dans les valises et sous intense infusion de Can et de Kraftwerk. Et pourtant, une grande partie de l’album a été enregistré sur le chemin, dans les studios d’Hérouville en France. Bowie a cosigné la production de Low avec Tony Visconti. Le titre de l’album semblerait correspondre aux descentes dû à la cocaïne du chanteur trentenaire.

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Brian Eno – Another day on earth (2005)

Brian Eno - Another day on earth (2005) dans Brian Eno 514AM6FPPHL._SL500_AA240_4etoiles.gif En dépit de son titre, ce disque est très loin d’être terrestre. C’est plutôt une apesanteur musicale auquel Brian Eno, multi-casquette (Chanteur, parolier, photographe), nous soumets. Claviers scintillants comme des ailes d’avion dans le ciel, il nous emmène à travers des ambiances éthérées, toujours, vertigineuses, parfois, à des chansons simples dans leur construction mais pleines de surprises sonores.

Eno assure tous les chants, la plupart du temps en talk-over, ou devrait-on dire en talk « under » (c’est d’ailleurs le titre d’une des plus belles chansons), sauf Bone Bomb, interprétée par Aylie Cooke, aux accents anti-guerre en Irak. Le vocoder joue un rôle différent à chaque morceau. En plus de quelques titres cold wave « Passing Over », Eno signe des paysages sonores insolites, comme par exemple sur le quasi-Vangelisien « Going unconscious », ou encore « A Long way down », avec ses modulations subtiles autour du bruit d’un goutte-à-goutte. Fait d’armes de ce disque : la rencontre monumentale du violon de Neil Catchpole avec le synthétiseur de monsieur Eno.
Un très bon cru.


> Track-listing

  1. This
  2. And Then So Clear
  3. A Long Way Down
  4. Going Unconscious
  5. Caught Between
  6. Passing Over
  7. How Many Worlds
  8. Bottomliners
  9. Just Another Day
    Image de prévisualisation YouTube
  10. Under
  11. Bone Bomb

Voir aussi : Le site officiel d’Another Day on Earth par Brian Eno.

Brian Eno, le sound designer

Brian Eno devant ses amis les synthétiseursBrian Eno est un musicien, vidéaste et producteur britannique, né le 15 mai 1948 dans l’est de l’Angleterre. Venant des Beaux-arts, Eno se passionne pour les avant-gardes musicales (John Cage et Steve Reich) dès la fin des années 60. Après de nombreux petits groupes, il intègre le groupe rock Roxy Music, où il sera à la fois au clavier et derrière la table d’enregistrement, avant de prendre du champ trois ans plus tard avec Brian Ferry, son leader. Son travail sur le son en direct est très singulier. En tant que producteur ou ingénieur du son, il sera sollicité sur nombre d’albums importants : la trilogie berlinoise de David Bowie (Low, Heroes et Lodger) et The Lamb lies on Broadway, le dernier disque de Genesis avec Peter Gabriel comme chanteur.

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Brian Eno – My life in the bush of ghosts (1981)

Brian Eno - My life in the bush of ghosts (1981) dans Brian Eno 6175T5V1XHL._AA240_4etoiles.gif My life in the bush of ghosts est un de ces titres ésotériques qui sied à l’élégant Brian Eno. Peter Saville assure la direction artistique de la pochette d’origine.

On pourrait le traduire par Ma vie dans un buisson de fantômes, qui est le nom d’un roman d’Amos Tutuola. Ce fruit de la collaboration entre David Byrne (leader des Talking Heads) et Brian Eno ne ressemble à rien de connu à l’époque. La technique du sampling est aussi neuve que l’est une voiture en bout de chaîne. Eno tire part d’un nouvel instrument fort coûteux, le Fairlight CM-I (qu’on peut apprécier pleinement dans «Very, very Hungry»), pour restituer des sons – le plus souvent, des voix – dans divers désordres et tonalités. On trouve donc, outre des speakers de radio, des chanteurs libanais, égyptiens, et même des prédicateurs évangélistes sur le même album ! Ou comment jeter un pont entre l’Amérique et l’Afrique… Juxtaposition totalement inédite pour ce début des années 80. Si diverses voix se chevauchent sur des rythmes tribaux, c’est que la part rythmique est prépondérante pour Byrne, qui a convié un certain nombre de musiciens blacks pour assurer les percussions. La World music, si elle n’existe pas encore à cette époque, est certainement sur les rails de l’audacieux duo.  
Le morceau le plus déjanté de l’album est sans doute « Come with us », un collage de sons à la lisière de la musique concrète.
Un album qu’il serait absurde de réduire à sa dimension expérimentale, tant il déborde sur bien de genres différents, bien commerciaux, ceux-là.

Pour les 25 ans de ce disque, une version remasterisée avec sept pistes supplémentaires a été éditée.

Brian Eno – Music for airports (1978)

Brian Eno - Music for airports (1978) dans Brian Eno 10musicforairportsPlanant. Il faut savoir que ce disque est le premier 100% Eno, et que le titre de l’album sert à définir ce que ce musicien nomme ambient music (premier opus d’une série de quatre). Eno a conçu initialement ce disque pour être diffusé en boucle dans les salles d’attente des aéroports, afin d’y installer une « ambiance » apaisée. Robert Wyatt et lui ont enregistré à Londres et à Cologne (Deux hauts lieux de la musique de cette époque). Eno récidive puisqu’il avait déjà imaginé une bande-son pour des films qui n’existent pas encore sous le titre « Music for films ».
Le cœur de l’album est donc de faire apparaitre puis disparaître diverses boucles musicales (pianos, synthétiseur ARP, voix féminines) sur un total d’une cinquantaine de minutes. Mais évidemment, pour que ces boucles forment une expérience passionnante pour l’auditeur, les boucles sont décalées dans le temps, en général de quelques secondes.


Nous en venons à l’explication du concept. Brian Eno, qui se définit comme non-musicien, a reproduit quatre histogrammes sur la pochette de l’album, qui représente les quatre pistes de l’album, et chaque son qui y figure. C’est une sorte de carnet de bord à l’usage (ou non) de l’auditeur. L’ensemble est très lent, très planant (quoi de plus normal, me direz-vous, pour un aéroport), et d’une richesse de plus en plus claire à mesure que les morceaux progressent. Une véritable expérience sensorielle à reproduire à la maison ! Brian Eno s’affranchit du carcan de la musique commerciale pour nous livrer quelque chose qui repose sur l’aléatoire et le poétique. La terme ambient, vous l’aurez compris, ne peut pas s’appliquer à n’importe quoi !


> Tracklisting


  1. « 1/1″ – 17:21
  2. « 2/1″ – 8:54
  3. « 1/2″ – 12:07
  4. « 2/2″ – 9:38

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