Archives pour la catégorie Chemical Brothers

The Chemical Brothers – Exit Planet Dust (1995)

Pochette d'Exit Planet Dust des Chamical BrothersExit Planet Dust est le premier album des Chemical Brothers, sorti en 1995. Le titre de l’album est une référence ironique au premier nom de la formation composée de Tom Rowlands and Ed Simons, qui leur a été retiré à la suite d’une plainte d’une formation californienne éponyme proche des Beastie Boys.

Le son de cet album se caractérise par son utilisation de crissements et de bruits étouffés de guitare électrique, et de nombreux breaks de batterie. Cet album, l’un des premiers du genre big beat, tournera massivement sur les platines des sets des DJ à travers le monde.

Le titre Song to the Siren a été le premier single des Dust Brothers (tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement), et il comprend un sample de la voix de Lisa Gerrard de la chanson Song of Sophia de Dead Can Dance. C’est une nouvelle version mixée en live un an plus tôt, avec des samples des groupes Meat Beat Manifesto et This Mortal Coil, qui figure sur l’album. Autre titre de la même époque acid des Dust Brothers, Chemical Beats, qui est une démo assez efficace de la machine centrale de l’album, la Roland TB-303. 

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The Chemical brothers – Surrender (1999)

Surrender, des Chemical BrothersLe troisième album original des Chemical Brothers marque le « décrochage » du style big beat, nonobstant les tubes « Hey Boy, hey girl » et « Let forever be » parus en singles, pour un public plus large. 

Donner un petit frère à Exit Planet Dust et Dig your own Hole n’est pas un défi très aisé. Après un disque de remixes au titre éloquent (Block Rocking Beats), Rowlands et Simons envisage la guérilla technologique avec un album au titre aux consonnances militaires radicalement différent. Au programme : mitraillette de beats et grenade lacrymogène de folk-songs extra-terrestres. Le tout pour achever sa mutation de groupe techno-choc en groupe techno-pop. On passe d’un style musical, d’une époque à une autre, sans coup férir.

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The Chemical Brothers – Come with us (2002)

Pochette de Come with us, des Chemical Brothers Après avoir réconcilié fans de techno et de rock et réalisé leur meilleur combo avec Surrender (1999), les Chemical avaient un défi de taille à relever avec Come with us : ne pas décevoir. J’ai découvert l’album au travers du clip de Michel Gondry Star Guitar, premier single, qui capture bien la décoction de la répétition (les heures du duo à travailler telle ou telle rythmique) et le traitement vintage (noir et blanc) qu’il semble vouloir donner à leur musique. Le titre de l’album est une invitation à une sorte de quête spirituelle et temporelle, au travers de beats cathartiques, même s’il s’ouvre sur staccato de cordes dignes d’un film d’horreur : «Come with us and let everything behind» (Venez avec nous et laissez tout derrière vous), nous ordonne une voix capiteuse.

La production des albums Dustbowl est donc majoritairement instrumentale, et suffisamment complexe pour nécessiter plusieurs écoutes pour détecter des effets (de l’EMS VCS-3) savamment distillés ici et là. Le minimalisme des compos en fait des exercices de style où les mots de Queneau seraient remplacés par des samples et les autobus par des mélodies ingénues. Il faut dire que, contrairement aux trois précédents, les maquettes ont été conçus sur l’interface Mac Logic Audio et la guitare MIDI Parker, avant d’avoir les sons patchés dessus par la suite. De guitare, les jeunes gens sont visiblement accroc, puisqu’ils vouent un culte à la Fender Telecaster(qui donne son nom à Star Guitar).

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The Chemical Brothers, manifeste de l’électro

The Chemical BrothersLe duo électronique The Chemical Brothers est composé de Tom Rowlands et d’Ed Simmons. Ils sont nés respectivement en 1971 et 1970. Ils étaient scolarisés dans le même établissement dans le sud de Londres, avant de déménager pour mieux se retrouver plus tard. Passionnés de musique, notamment de hip-hop et de New Order, ils fréquentent très tôt des boites de nuit branchées au milieu des années 80. Rowlands démarre une éphémère expérience en trio nommé Ariel. Ed et Tom deviennent DJ à Manchester, sous le nom de scène « 237 Turbo Nutters ». Gagnant les bancs de la fac d’histoire en 1989, ils deviennent « The Dust Brothers » et commencent à acheter du matériel à sampler. C’est de là que naît leur premier titre sous ce nom, Song to Siren, sous leur label confidentiel « Diamond records », morceau qui est basé sur un sample de Dead can dance. Le titre, au style très sombre, est remarqué par le DJ Andrew Weatherhall, qui le publie sous le label Junior Boy’s own en 1993. Les Dust brothers ont déjà leur méthode, décrite en ces termes par Simmons : « On enregistre, on mixe en direct et on voit comment réagit le public. »

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