Archives pour la catégorie CD / Jarre

Rendez-vous – Album studio – 1986

Rendez-vous - Pochette signée Michel Granger Trop futuriste ? Retour aux fondamentaux pour Jean-Michel Jarre : mélodies évidentes (rendez-vous IV), et compositions ambitieuses, comme la II, qui vous scotche à votre siège dès la première écoute. En fait, il s’agit d’une composition à la John Williams, qui n’est pas sans évoquer «La Guerre des Étoiles», par ses bruitages homériques. On peut détester ses chœurs numériques, mais cet album est un concept, rappelons-le. Le reste manque un peu de profondeur. C’est une chanson de Gérard Lenorman qui a été recyclé par Jarre parolier pour Jarre roi de synthé. Quand j’étais enfant et que j’écoutai la II, je m’imaginai courant dans les couloirs d’un vaisseau spatial, poursuivi par des cyborgs armés de pistolet laser. À mon humble avis, le son ne vieillira pas aussi bien que le reste des albums de J.-M.J. En revanche, Rendez-vous VI est un de mes morceaux préférés tout court : De généreuses nappes de synthés mises en valeur par une partition de saxophone impeccable, servie par Pierre Gossez. Une superbe alchimie.


> Un album bouclé en deux mois


Pas le meilleur album donc, mais de belles idées au service d‘une musique «visuelle».La partie III, après plusieurs écoutes, laisse un peu sur sa faim. Ce morceau est indescriptible, il faut l’écouter pour se faire sa propre opinion, mais il a surtout le mérite scénique de présenter la fameuse harpe laser qui a beaucoup fait pour l’image de Monsieur Jarre. La partie IV est une mélodie universelle, exécutée avec beaucoup d’intelligence. C’est un morceau qui semble avoir été conçu pour la scène, et qui accroche le public dès ses premières notes quel que soit le continent.
Une fois n’est pas coutume, les deux dernières pistes de cet opus ne sont pas les plus mauvais : Je trouve dans Rendez-vous V une certaine forme d’auto-dérision, un son un peu enfantin (comme une crécelle). Disons que ça se laisse écouter. Rendez-vous VI est un de mes morceaux préférés chez Jarre : Quelques nappes de synthés mises en valeur par un saxophone du plus bel effet. Une franche réussite.
Donc, à part les parties I et III, on ne boude pas son plaisir avec ce bon cru de J.-M.J. !

 

 


> Track-listing de Rendez-Vous


1. First Rendez-Vous (2:53)
2. Second Rendez-Vous, Part 1 (2:35) – Part 2 (3:17) -Part 3 (2:18) – Part 4 (2.42) 5 sur 5
3. Third Rendez-Vous (3:30) 4 sur 5
4. Fourth Rendez-Vous (4:02) 2 sur 5
5. Fifth Rendez-Vous, Part 1 (2:58) – Part 2 (1:12) – Part 3 (3:45) 3 sur 5
6. Last Rendez-Vous (5:47) 5 sur 5 *Connu sous le nom de Ron’s Piece

 

 


 > Le saviez vous ?

 

  • Le quatrième rendez-vous est l’air le plus connu de Jarre. Certains critiques ont formulé l’idée que sa mélodie soit inspirée de la chanson populaire « La chenille », du groupe frnaçais La Bande à Basile.
  • Rendez-vous est l’album le plus populaire de Jarre à ce jour dans le monde angloi-saxon : 20 semaines de présence continue dans les charts américains et 38 dans les charts britanniques.

Le son le plus bizzare : Il y a du choix dans cet album. Mais je pense que la tonalité extra-grave qui émerge dans le deuxième Rendez-vous remporte la palme. Il s’agit d’un son qui m’évoque une sorte de ronflement puissant d’une sorte d’ogre ou de dragon dans un conte de fées. Mais vous êtes libre d’imaginer autre chose…


> Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif     pictodominiqueperrier.gifClaviers : Jean Michel Jarre / Michel GeissDominique Perrier. Détail des instruments utilisés

  • Jean Michel Jarre : ARP 2600 – Casio CZ-5000 – Sequencial Circuits Prophet 5 - Elka SynthexEminent 310 U – EMS Synthi AKS – E-MU Emulator II – Fairlight CMI-II  – Fairlight CMI-III – Geiss Matrisequencer 250 – Harpe LASER – Linn 9000 – Moog Memorymoog - Oberheim OBX – RMI Harmonic Synthesizer – Roland JX8P – Roland TR-808 – Seiko DS 250 – Seiko DS 320 – Yamaha DX100
  • Michel Geiss : ARP 2600 – Eminent 310 U – Geiss Matrisequencer 250 – Roland TR-808
  • Dominique Perrier : claviers - Memorymoog
  • Joe Hammer : drums - E-MU Drumulator
  • Percussions – David Jarre : claviers - Korg SAS-20 Personnal Keyboard
  • Pierre Gossez : saxophone
  • Chœur de Radio France : chœurs (sous la direction de Sylvain Durand)
  • Denis Vanzetto : enregistrement et mixage des parties 1, 2, 3, 5 et 6
  • Michel Geiss et Claude Ermelin : enregistrement et mixage de la partie 4

 


> Ressources pour cet album 


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Zoolook – Album studio – 1984

Zoolook - Pochette par Mark Fisher et Kate HepburnStéréo-ethnique. Il faut se souvenir que Jean Michel a commencé la musique avec le pionnier de la musique de la musique électro-acoustique, Pierre Schaeffer dans les années 70. Nous sommes en 1985. Pour ce disque, Jean Michel s’entoure de très bons musiciens comme le bassiste Marcus Miller et la chanteuse expérimentale Laurie Anderson. Il sample des voix et des chants du monde entier, pour truffer ses morceaux de gimmicks et d’effets vocaux époustouflants. Xavier Bellenger, un ethnologue, en compagnie de l’ingénieur du son Denis Vanzetto, lui ont enregistré des heures de chants et de voix du monde entier (Australie, Amazonie, Afrique, etc.). Le hip-hop vient de sortir de terre. C’est donc la rencontre d’une musique dansante avec une musique intellectuelle.

 


 > Enfin des vrais noms de morceaux !


Le morceau phare de cet album, Zoolookologie (avec un nom pareil, il ne pouvait pas faire une carrière en radio), à cet égard, est un diamant. Les voix sont passés à l’échantillonneur en avant et en arrière, jusqu’à obtenir un effet singulier. François Kerkovian a supervisé le mixage de ce titre. C’est aussi une utilisation complète du spectre musical (stéréophonie), qui requière une écoute attentive et un matériel d’écoute à la hauteur. De quoi décourager de nombreux novices en musique électronique. Ceux avec qui peut se comparer ce bidouillage musical génial pour l’époque, c’est Brian Eno, qui a fait un travail sur le retraitement du sons ethniques qui est passé injustement inaperçu. ‘My Life in a bush of ghosts‘ est sorti en 1981. On pourrait, pour faire bonne mesure, ajouter Peter Gabriel, ou bien encore le jazzman éclectique Herbie Hancock.


 

 > Rien que pour la piste 1

 


La plupart des gens qui n’ont pas pardonné à Jean-Michel Jarre son utilisation jusqu’au-boutiste du sampling sont en revanche d’accord pour dire qu’Ethnicolor, le titre d’ouverture, est une œuvre magistrale (11’41), pleine d’emphase et emprunte d’une grande poésie. Jarre déclare à propos de ce chez d’oeuvre de poésie :

Ethnicolor est quelque chose que j’assume totalement par rapport au résultat, par rapport à ce mélange de langues, syllabes, hauteurs, sons gutturaux, qui donne à l’ensemble quelque chose d’organique. 

La face B de cet album comporte une série de petits morceaux qui vont de l’insipide (Ethnicolor II) au stimulant (Zoolookologie), en passant par le divertissant (Blah Blah Café, Wooloomoolo, Zoolook). Il y a aussi une certaine dose dramatique dans l’utilisation de notes très graves, alors que Jarre n’utilise jusqu’alors des notes guillerettes, souvent hautes perchées. C’est un album où les rythmiques sont moins carrées que sur les chants magnétiques, où la basse a une puissance motrice dans les compositions (notamment sur le plaisant Diva).

 


 > New-York, Jarre, et sa tour de babel électronique


Jean-Michel a passé un temps infini en studio aux États-Unis à fabriquer cet album, un échec commercial pour lui, malgré sa sortie simultanée dans 40 pays, mais un album qui fera date dans l’histoire de la musique, tant il est avant-gardiste. Ce disque est une sorte d’OSNI (Objet Sonore Non Identifié), Jean-Michel nous enlève dans une sorte de soucoupe volante, de là-haut, on voit les hommes du monde entier, et quand il nous ramène sur terre, on a oublié qu‘on l‘a écouté, et à chaque fois qu’on le réécoute, il se passe des choses différentes. Voici ce que dit Jean Michel au sujet de l’intégration des instrumentistes américains dans son travail :

J’ai eu un problème pour intégrer, dans un univers entièrement fait d’emprunts comme celui de Zoolook, la basse de Marcus Miller qui apportait un élément beaucoup trop brut. Nous avons dû, avec Frederick Rousseau, sampler la basse de Marcus, la retraiter avec le Fairlight pour avoir une évocation de basse, au lieu d’une basse réaliste. Les fréquences des sons de synthé sont bien plus pauvres que les fréquences acoustiques. Le collage des deux produit souvent un décalage qui ne fonctionne pas.

Extrait de « Synthélégrammes » : Zoolook, le dernier album de JMJ tranche avec ses précédentes productions »:

Au départ, j’ai travaillé sur les voix, que j’ai manipulées des tas de façons différentes avec des noise gates, le Fairlight, le vocoder. Ensuite, j’ai rajouté les basses rythmiques, et j’ai commencé à travailler rythmiquement sur les voix, et à composer les morceaux mélodiquement, harmoniquement. Ensuite, j’ai demandé à Frederic Rousseau de sélectionner des studios à NY et à Londres pour l’enregistrement et le mixage. J’avais rencontré un an auparavant l’ingénieur du son Daniel Lazerus, qui a produit Donald Fagen et c’est lui qui m’a aidé à contacter les musiciens à NY . On a principalement travaillé au Kinton Studio qui est probablement un des meilleurs studios actuels. Les musiciens ont joué sur les maquettes ou les bases rythmiques existaient déjà, avec la Linn. J’ai mixé le tout avec David Lord, qui est le producteur du dernier Peter Gabriel, et qui connait bien le Fairlight. A NY on a rajouté des tas d’éléments, certains acoustiques pour doubler les parties de synthé. Le mixage définitif a été commencé à Londres au studio Trident, mais ça ne s’est pas trop bien passé pour des raisons techniques. Finalement, on est retourné à Paris avec David et on a pratiquement tout remixé dans mon studio de Croissy,qui s’est avéré être un des meilleurs studios, en particulier sur le plan de l’écoute ; il a été conçu par Jean-Pierre Lafont.

Réaction au disque aux États-Unis : Extrait de Guitare et Claviers n°59 :

Ton collègue américain, Keyboard Magazine, considérant  » Zoolook » comme le meilleur album instrumental de l’année, ne me laisse pas indifférent. Les réactions d’artistes que je ne connaissais pas m’ont conforté. Cyndi Lauper, Mick Jones de Foreigner, Mick Jagger, Toto notamment François Kervakian, I’ingénieur du son de Jagger, d’Eurythmics, de Thompson Twins, a appelé le bureau en demandant la permission de remixer I’album ! II voulait remixer certains passages pour lui. En fait, les professionnels ont réagi à ce disque. Et leur avis m’a beaucoup touché. 


> Titres de Zoolook  


 

1. Ethnicolor (11:41) 5 sur 5
2. Diva (7:33) 3 sur 5
3. Zoolook (3:50) 3 sur 5(videoclip) Le clip le plus réussi de Jarre, à mon goût, réalisé par le tandem français Caro et Jeunet. Des robots bien moins angoissants que ceux de Kraftwerk. Un chef d’oeuvre définitif ! Notez l’allusion à Tintin dans la courte séquence qui présente Jarre sur le pont d’un cargo.
Image de prévisualisation YouTube
4. Woolloomooloo (3:20) 4 sur 5
5. Zoolookologie (4:20) 3 sur 5
6. Blah Blah Café (3:22) 4 sur 5
7. Ethnicolor II (3:52) 2 sur 5


 Le saviez vous ?


 

  • Pour enregistrer un des sons dans le titre « Blah Blah Café », Jarre a plongé ses mains dans une bassine d’eau et un de ses assistants enregistre le remous ainsi provoqué grâce au Fairlight.
  • Ce disque a obtenu, comme Oxygène, le grand prix de l’académie Charles Cros, et également la Victoire de la musique du meilleur album instrumental, remis des mains de Daniel Balavoine, en 1985.


 

 

Le son le plus bizzare : Ce disque est une collection de sons étranges et pourtant, j’ai bien mon préféré. C’est l’ouverture de l’album, avec cette voix humaine ralentie et démultipliée numériquement. Elle colle exactement à l’esprit de la pochette.


> Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif     pictofrederickrousseau.gifJean Michel Jarre : tous instruments / Michel Geiss : Enregistrements, collaboration artistique / Frederick Rousseau : claviers. Instruments utilisésARP 2600Eminent 310 U – EMS Synthi AKS – EMS Vocoder 1000 - E-MU Emulator – Fairlight CMI-II – Garfield Electronics Doctor Click – Geiss Matrisequencer 250 – Linn LinnDrum – Linn LM-1 – Moog 55 – Oberheim OB-Xa – Sequential Circuits Prophet 5 – Simmons SDS V – Yamaha DX7


> Ressources sur cet album 


 

 

 

Les chants magnétiques – Album studio – 1981

Les chants magnétiques - Pochette par Rémy Magron Les chants magnétiques est souvent présenté comme la troisième partie de la trilogie air (Oxygène) – mer (Équinoxe) – terre. Il arrive peut-être un moment où les machines prennent un peu le dessus sur la créativité, et c’est vrai que ce disque-ci manque de panache et d’innovations. Ce qu’on peut reprocher à Jean-Michel Jarre, c’est de délaisser les mélodies au profit de bruitages et de sonorités parfois antipathiques. Certains titres sont crispants, comme la partie III, qui donne l’impression de faire du surplace alors qu’ Équinoxe était dans un mouvement de flux et de reflux. La partie I (18 minutes) est beaucoup plus intéressante sur les live qui vont suivre que sur cet album. C’est en tous cas le titre le plus compact et varié de cet ensemble. Après une introduction psychédélique qui résulte d’une maîtrise extraordinaire des séquenceurs, Jarre pose sur des nappes toutes sortes de bruitages issus du Fairlight (premières utilisations de cet instrument qui permet de sampler des sons naturels et de les restituer sur un clavier), jusqu’au passage d’un avion qui amène à un morceau dans le morceau, qui dispute au côté aérien de son refrain l’aspect carré de ses couplets.

 


 > Un côté mécanique

 


À partir de maintenant, la basse et, dans une moindre mesure, la batterie, vont commencer à occuper une place proéminente dans le cosmos jarrien. Après le succès du concert de la Place de la Concorde en 1979, les méga-concerts à venir vont en effet requérir encore plus de musiciens pour les performances live des futurs albums. La partie II m’évoque aujourd’hui plus une musique de machine à sous qu’une œuvre originale et élaborée. Il n’en reste pas moins que ce standard jarrien va prendre de multiples greffons au fil des années, et l’adjonction d’un solo sur scène va densifier l’original, qui peine à se renouveller au-delà de la deuxième minute. D’autres moments à l’intérieur des morceaux sauvent le reste, comme certains moments de la partie IV, mais l’un dans l’autre, ce disque n’est pas de la qualité de ses deux prédécesseurs. Seuls ceux qui s’accrocheront jusqu’au bout danserons sur une rumba à peine modernisée. À ne se procurer que si vous êtes un inconditionnel.Michel Geiss

raconte la dernière phase du disque, qui a été épique :

J’avais pu entendre le disque terminé au studio de gravure de Dyam Music et j’ai trouvé que le mixage du premier morceau de la face A n’était pas réussi du tout. Jean Michel s’en était rendu compte aussi. Il a demandé à Jean-Pierre Janiaud s’il pouvait refaire cela immédiatement mais Jean-Pierre avait déjà passé plusieurs nuits blanches de suite avec Jean-Michel. Il a baissé les bras et dit : « Non, je ne peux vraiment plus, je suis trop épuisé ! » Jean-Michel s’est alors tourné vers moi : « On dort deux heures et on s’y met. » Je suis donc allé dormir chez lui. Pendant ce temps, il avait fait réparer la console qui avait un problème d’automation ! On s’est mis devant les faders vers deux heures du matin, juste avant d’apporter le master au studio de gravure. C’est ce mixage qui est resté sur le disque.

 


 > Titres de Les Chants Magnétiques


  1. Les Chants Magnétiques part 1 (17:49) 4 sur 5
  2. Les Chants Magnétiques part 2 (3:59) 3 sur 5(videoclip) L’instrumentation a été légérement étoffé par rapport à la version album. Une fois de plus, ce clip est extrêmement original et amusant. Il a été réalisé par Julian Temple, qui a ultérieurement réalisé le clip d’Enigma, The return to innocence.Image de prévisualisation YouTube
  3. Les Chants Magnétiques part 3 (4:15) 2 sur 5
  4. Les Chants Magnétiques part 4 (6:18) 4 sur 5
  5. Les Chants Magnétiques part 5, la dernière rumba (3:30) 1 sur 5

 

 


 > Le saviez vous ?


  • Le titre de l’album est l’homophone d’un livre de Philippe Soupault, et d’André Breton, « les champs magnétiques ». Raison pour laquelle mon professeur de lettres à la faculté, et nombre d’amis du livre vouent Jean Michel Jarre aux gémonies.
  • L’album Les chants magnétiques est aussi le titre d’un album de bernard Parmegiani datant de 1974 et publié par le Groupe de recherches Musicales (GRM), qui fut professeur de Jean-Michel Jarre au GRM en 1969.
  • Les chants magnétiques entrèrent aux Etats-Unis dans les charts Pop, Jazz et classique. (Source : John Tobler, 1997)

Le son le plus bizzare : Je ne saurai pas les départager. Jarre enregistre un son de train dont les roues crissent, et celui d’un avion-jet qui passe de gauche à droite de l’écouteur. En quelques instants, on a basculé du monde de la musique populaire à celui de la musique concrète. Jean Michel Jarre a toujours soutenu que dans sa musique, un son fabriqué en laboratoire était plus poétique qu’un enregistrement brut, fut-ce des chants d’oiseaux.

 


 > Les musiciens :pictojeanmicheljarre.gif   pictomichelgeiss.gif  Jean Michel Jarre : tous instruments / Michel Geiss : développement de certains instruments. Instruments utilisés ARP 2600 - Electro-Harmonix Echoflanger - Elka 707 – Eminent 310 U – EMS Synthi AKS – EMS VCS 3 – EMS Vocoder 1000 - Fairlight CMI-I - Korg KR 55 – Korg VC-10 – MDB Polysequencer – Moog Taurus Pedal Synthesizer – Oberheim OB-X


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> Lire aussi


 

Équinoxe – Album studio – 1978

Équinoxe - Pochette par Michel Granger La marée électronique. Équinoxe, deux ans après Oxygène, est la confirmation du talent du compositeur-interprète Jean-Michel Jarre. Homme-Orchestre sous la pluie des louanges, Jarre récidive.
Pour moi, c’est son chef d’œuvre. Plus homogène qu’Oxygène, mais distillant une multitude d’ambiances et de sensations. D’ailleurs l’intéressé préconise de l’écouter à différents moments de la journée. L’expérience est aisée : Equinoxe est l’un des seuls albums qu’on ne peut écouter que du début jusqu’à la fin, pour ne pas se priver de la beauté de ses contrastes. Techniquement, c’est une superbe maitrise de la programmation et des effets d’entrée et de sortie des sons.
Fascinant aussi les changements d’humeurs dans ce disque : tour à tour mélancolique, survolté, lunaire.
Ce sont pourtant, en dépit de leurs ressemblances, deux disques bien différents. Cet album est suffisamment bon pour que j’encourage ceux qui possèdent déjà Oxygène à acheter celui-ci. Je conseille même d’écouter les deux l’un derrière l’autre pour apprécier la consistance du second, et ces disques sont suffisamment courts pour ce faire. Rentrons dans la Musique, si vous le voulez bien.

 

(suite…)

Oxygène – Album studio – 1976

Oxygène Un bol de son pur. Oxygène sort du lot par rapport à tous ses prédécesseurs des premiers temps de la musique totalement électronique. Ici, il n’y a pas d’instrument qui se mette plus en avant l’un que l’autre. Les synthétiseurs analogiques utilisés ici ont été combinés à des trésors de programmation, séquences et transitions qui sont la patte de Jean-Michel Jarre. Les transitions entre chaque morceau sont elles, extrêmement habiles (la partie I vers la II est ma préférée). Toutes ces raisons font de ce disque une référence aujourd’hui encore incontournable pour tous les musiciens électroniques.

 

 


> La musique comme une cuisine


Jean Michel Jarre en studio, en 1976 À l’époque, la technologie vinyle limitait à la fois la durée des morceaux et la spatialisation des sons. Pour avoir acheter ce disque sur 33 tours (j’ai gardé une grande admiration pour sa superbe pochette), il faut dire qu’écouter ultérieurement Oxygène d’un seul tenant m’a permet d’en saisir toute la profondeur et l’émotion avec des systèmes audio de plus en plus perfectionnés. Aérien à souhait, la musique prend le temps de prendre son envol (Parties I et II) avant de ralentir dans un tourbillon d’effets sonores saisissants. La partie III est une sorte de mélange de chant baroque et de sons planants. C’est celle qui est la plus faible de l’album. Vient rapidement la partie IV, le classique de la musique électronique. Périodiquement, et succès commercial aidant, Jarre réédite Oxygène partie IV avec des sons un peu différents, mais à chaque fois, on regrette un peu plus l’enregistrement initial. La partie V est une des œuvres qui a inspiré la musique «techno» (ce avec 15 ans d’avance, tout de même !) – mais qui n’a rien d’ «upperbeat» , pourtant. C’est une sorte de condensé de tous les albums du groupe allemand Kraftwerk, le côté répétitif en moins. La partie VI est à proprement parler plus relaxante, elle termine le disque en douceur.Ce qui fait donc 5 très bons morceaux en tout !


> Naturalisme


Hommage à Oxygène, pour les trente ans de l'album de l'album de Jarre.Il n’y pas d’imitation de la nature dans ce disque, il n’y a que des sons organiques qui évoquent au choix cascades, geysers ou légers clapotis. Vous trouvez que je vais loin ? Le producteur qui a eu l’audace d’accepter le projet Oxygène, Francis Dreyfus, le définit comme «entendre le reflet de la lune sur une eau calme». À l’arrivée, «l’eau calme» s’écoulera à plus de 10 millions d’exemplaires, jusqu’en Chine ! C’est dire si la poésie n’a pas de frontières.


> Mélodie galactique


L’imaginaire autour de ce disque est renforcé par la qualité musicale de ses belles mélodies. Propice à la rêverie comme aucun autre de ses disques, il n’y a pas de meilleure entrée en matière pour l’univers de la musique de Jean-Michel Jarre. Quoique, l’arbitrage entre ce disque-ci et son successeur, Équinoxe, difficile. Mais c’est déjà une autre histoire.

Une vague de nouveautés sur En 1997, Jarre publie la suite d’Oxygène, sous le nom Oxygène 7-13, un album très réussi. En 2007, Jarre publie un DVD d’une réinterprétation de l’original de 1976, filmé par des caméras haute définition en 3D, intititulé Oxygène 3D, un projet très ambitieux.

 


> Succès mondial sans précédent pour un français


Extrait d’un article de VSD (Source) :

Incroyable ! Pour la première fois dans l’histoire du microsillon français, un disque est classé numéro un dans les hit-parades de ventes en Grande-Bretagne. De plus, il s’agit d’un.album 33 tours. Il a été plus demandé chez les disquaires que les albums historiques d’Elvis PresIey le jour de sa mort. On n’avait jamais vu cela depuis le Phénomène Beatles. Le Daily Mirror, un quotidien qui tire à plus de trois millions d’exemplaires, titrait à la une : « French Revolution to rock the world » (sous-entendu, la musique française sort enfin du ghetto) . Le nom de cette oeuvre déjà vendue à près de deux millions d’exemplaires : « Oxygène », sous le label Motors. distribué par Polydor . Le compositeur s’appelle Jean-Michel Jarre. Il est N° 1 en France, Suisse, Belgique, Hollande et Allemagne. 

 


> Ressources sur le blog 


 

  • Jean-Michel Jarre explique la construction de l’album Oxygène au micro d’une radio en 2008.
  • Jarre a interprété l’intégralité de l’album en 2007 et 2008.
  • Analyse musicologique des parties 4, 5 et 6 d’Oxygène par Pierre Malle.
  • Élements biographiques pour cet album. 
  • Album suivant : Equinoxe (1978)
  • Jarre parlant d’Oxygène en 1990 : « Dans chaque disque il y a des choses qui tiennent la route, que j’aime bien. Dans Oxygène, la face A est assez aboutie sur le plan de la structure, comporte une unité rarement atteinte du début à la fin. Ce n’est pas de l’autosatisfaction mais j’en suis content parce que cela correspond à ce que j’avais envie de faire à ce moment-là ».

 


 > Titres de Oxygène 


1. Oxygene part 1 (7:40) 4 sur 5
2. Oxygene part 2 (8:08) 5 sur 5 

3. Oxygene part 3 (2:54) 2 sur 5
4. Oxygene part 4 (4:14) 5 sur 5(vidéoclip) Dernière version en date de ce clip avec les pingouins, mais en papier, cette-fois-ci. (Source : Youtube officiel de Jean-Michel Jarre)
Image de prévisualisation YouTube
5. Oxygene part 5 (10:23) 4 sur 5
6. Oxygene part 6 (6:20) 5 sur 5


 Le saviez vous ?


 

  • Jean-Michel Jarre a composé son album entièrement dans son appartement parisien avec un enregistreur 8 pistes. Oxygène a été composé dans le même appartement que l’album « magic fly » du groupe Français « Space » dont le leader n’est autre que le compositeur Français Didier Marouani. On peut parler d’un minimum de matériel pour un résultat fracassant : 12 millions de copies vendues !
  • Le disque Oxygène fut mis à la disposition des magasins de hi-fi pour faire la démonstration de leur matériel. Au bout de quelques jours, ils se sont mis à vendre eux-même des disques. 50.000 albums se sont vendus rien que par ce canal !
  • Le single Oxygène IV fut le générique d’une publicité pour l’autoroute A4, avant de devenir celui de l’émission « Basket », sur Europe 1.
  • Le disque Oxygène a décroché le grand prix du meilleur disque de l’Académie Charles Cros, comme Zoolook. Récemment, Oxygène a été nominé parmi les 1.001 meilleurs albums de tous les temps par un panel de journalistes musicaux du monde entier.
  • En 1976, Jean Michel Jarre fut désigné personnalité de l’année, par le magazine américain People.


    Le son le plus bizzare : Il n’y en a pas, tout est dans une même belle couleur musicale du début à la fin.

 

 

 


 Les musiciens :Jean Michel Jarre   Michel Geiss  Jean Michel Jarre : tous instruments / Michel Geiss : développement de certains instruments. Instruments utilisésARP 2500 – ARP 2600Eminent 310 U – EMS Synthi AKS – EMS VCS 3 - Farfisa Professional – Korg Mini Pops 7 (Rhythmin’ Computer) – Mellotron 400MS – RMI Harmonic Synthesizer 


À vous la parole !

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 > Lire aussi


 Lire ailleurs : la fiche très complète d’Oxygène sur Aerozone.

 

 

 

 

 

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