Archives pour la catégorie B.O. de films

Tangerine Dream – Sorcerer (B.O. de film, 1977)

Pochette de Sorcerer de Tangerine Dream:: Article rédigé par Etiennefroes :: Voici la première musique de film de Tangerine dream parue en disque : que ce soit par  Edgar Froese seul, ou  par son groupe, d’autres B.O.F. ont été composées sans faire l’objet d’édition  officielle. Il est possible  de trouver ces compositions sur des disques pirates, comme par exemple, la très bonne série intitulée « cinema lost cinema found » qui comprend 14 CD.

Sorcerer est une resucée du film « le salaire de la peur » réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1953, lui-même inspiré du roman de Georges Arnaud. Cette nouvelle version sorti en France sous le tire « le convoi de la peur » est loin de valoir le film original.

William Friedkin avait été impressionné par la musique du groupe allemand et c’est donc naturellement qu’il proposa à Tangerine dream de composer la bande originale de sa nouvelle production. Il ne leur remit qu’un script. La formation allemande composa sans avoir vu la moindre image du film. Tangerine dream écrivit près de 90 minutes de musique. Il a été question que les 47 minutes absentes non retenues par Friedkin pour illustrer son film et inconnues des fans, fassent l’objet d’un CD. Cette éventualité est resté pour l’instant à l’état de projet.

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La Planète Sauvage (BO du film) Alain Goraguer – 1973

B.O. de la Planète Sauvage par Alain GorageurLa Planète Sauvage est un film d’animation de René Laloux (1929-2004), basé sur un roman d’anticipation étrange de Stefan Wul, Oms en série, qui décrit un pays peuplé de Gullivers nommés Draags et d’homme lilliputiens nommés Om, regroupés sur la planète Ygam. Tout ce beau monde (même si les Draags et leurs yeux rouge sang ne sont pas de la beauté la plus évidente) va se bagarrer, les uns pour l’émancipation, les autres pour conserver leur domination intellectuelle et spirituelle. Le long métrage de 72 minutes (un des premiers faits par un français), basé sur des esquisses de Roland Topor, coscénariste, a été réalisé à Prague. Ce film a obtenu le Prix spécial du Jury à Cannes en 1973 et est pour beaucoup, devenu culte, en raison de sa dimension satirique. C’est le pianiste de jazz Alain Goraguer (né en 1931), accompagnateur de Boris Vian et un des arrangeurs, entre autres, de Serge Gainsbourg, France Gall, Jean Ferrat, ainsi que de très nombreuses musiques de film, qui en signe la partition que je vous présente maintenant.

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Tangerine dream et le cinéma

Wavelength, BO de Tangerine Dream..::Article rédigé par Etiennefroes::.. Il est logique qu’une formation musicale créant des titres presque exclusivement instrumentaux soit appelée à créer des bandes sonores pour des films. Tangerine dream a donc fait de nombreuses musiques mais paradoxalement pour les disquaires, ce groupe ne fait pas partie des musiciens de films car il n’apparaît jamais dans les bacs de cette catégorie.

Tangerine dream fait assez vite des musiques de films avant même d’enregistrer un disque. Dès 1968 en la personne d’Edgar Froese, il compose la bande originale de «Der meteor», qui n’a rien à voir avec Jim und Pablo der meteor, produit bien plus tard par la formation allemande. En 1969, Edgar Froese joue dans le film «Underground» et naturellement Tangerine dream compose la musique de cette production cinématographique. Celle-ci, où l’on voit Edgar Froese en galante compagnie dans une baignoire, restera longtemps inconnue pour les fans. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard que l’un d’entre eux retrouvera par hasard une copie de ce film. Celui-ci et sa musique seront l’objet de productions pirates. En 1970, Tangerine dream sort son premier disque et se lance dans les années qui suivent dans de longues tournées. Très occupé, il ne compose plus de musique de film avant 1972, pour «Geradeaus bis zum morgen».

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Eric Serra – Main basse sur le cinéma

Eric SerraEric Serra est l’un des plus grands compositeurs de musiques de films contemporains. Il a pu exporter son talent et sa force de travail (15 heures de travail par jour, selon ses propres dires) jusqu’à Hollywood. Retour sur l’itinéraire d’un fou de musique et d’informatique.

Né en 1959 à Saint-Mandé en région parisienne, le jeune Eric est encouragé par son père Claude Serra à jouer de la musique, ce qu’il fait avec zèle, en passant successivement de la guitare à la basse, du piano à la batterie en passant par la guitare électrique. Son instrument préféré reste la guitare basse, dont le maître est Jaco Pastorius. Sa mère décède alors qu’il n’a que sept ans, ce qui l’affecte énormément. Il se réfugie dans la musique. Grâce à son oreille musicale hors du commun, il s’intègre à diverses formations rock à quinze ans. Il travaille les standards du rock et du R&B. Puis le jeune Eric fréquente dans les studios d’enregistrements des grands noms, où il fait des sessions de basse pour des artistes importants : Mory Kanté, Youssou N’Dour, Catherine Lara ou encore Didier Lockwood.

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Vangelis – Les chariots de feu (B.O., 1981)

La pochette de Chariots of fireAvant les Chariots de feu (titre original : Chariots of Fire, en anglais), Vangelis a produit nombre d’albums, mais ce qui est sûr, c’est qu’après cet album, plus rien ne sera jamais plus comme avant pour le grec autodidacte. En effet, ce disque enlève l’Oscar de la meilleure bande originale de film.
Ce film présente l’histoire vraie de deux sprinteurs britanniques, qui s’affronte sur la discipline reine du 100 mètres lors des jeux olympiques de 1924 à Paris. À cette époque, Vangelis a un pied en Angleterre, puisqu’il compose cette bande originale dans ses studios Nemo à Londres, et le cœur en France, puisqu’il a une fiancée française. L’album est dédicacé au père de Vangelis, qui était lui-même sprinteur, et qui est décédé peu de temps avant la parution de cet album référant.
C’est le producteur du film, David Puttnam, qui, impressionné par les albums Opéra Sauvage(composé pour Fréderic Rossif) et China, pense à Vangelis pour réaliser la musique de ce long-métrage. C’est la première fois que tant de synthétiseurs enjambent cinquante ans d’histoire (l’époque où se passe le film) pour créer une bande-son si technologique, comparativement.

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Vangelis – Opera Sauvage (1979)

Pochette de l'album Opéra Sauvage'Cet album est la parfaite application de la science mélodique de Vangelis : dépouillé, mélange de thèmes lumineux et de passages plus tourmentés.  D’un aspect plus reposant que la moyenne des disques de Vangelis, Opera Sauvage a une palette large de couleurs musicales. Toujours enregistré aux studios Nemo, il illustre les émissions documentaires éponymes de Frédéric Rossif (22 films en tout, à ne pas confondre avec Sauvage et Beau). D’Opéra, Vangelis a les ressources électroniques pour faire, de sujet aussi (un voyage ethnographique et animalier à travers le monde), de sauvage enfin, il a la lutte forcené avec ses claviers, et dont il tire souvent des sons magnifiques. Prenons donc les pistes (en évitant les fausses) les unes après les autres :

L’hymne (qui n’est pas son hymne pour la Coupe du Monde de football de 2002) de Vangelis est une mélodie très simple et espacée qui se promène de longues trainées de synthétiseurs, conclue par une reprise en canon avec une orchestration appuyée sur les premières mesures. C’est une mise en bouche emphatique et universelle qui célèbre l’humanité. Rien à dire, c’est huilé, efficace. On trouve ce morceau sur de nombreux best-of, et il est facile à fredonner.

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Air – Virgin Suicides (2000)

Pochette de l'album 'Virgin Suicides'En 2000, Sofia Coppola émerge comme un grand talent du cinéma américain. Son premier film, The Virgin Suicides, narre le mal de vivre et la fin tragique de cinq sœurs adolescentes dans une ville sans histoire du Michigan. Le rythme du film, très lent, est l’écrin idéal pour la musique évanescente du duo versaillais. Autopsions donc, si vous le voulez bien, le corps de cette bande originale de film, et la victoire de la musique qui repose à ces côtés.
Plus dépouillé et plus acoustique que le disque précédent (Moon Safari), cette musique a été composée en visionnant les images du film, ce qui est tout à la gloire de Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Gaudin, qui oproduisent celui-ci. Brian Reitzell peut exprimer au détour de ses crashs de cymbales toute la hargne de la forteresse intérieure des jeunes filles à l’écran. Reitzell (à l’origine pensionnaire d’un groupe de punk-rock), qui est aussi superviseur musical de l’album et il accompagnera plus tard Sofia Coppola sur ses films suivants, qui auront tous un succès critique.

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