Archives pour la catégorie CD / Divers

Constance Demby – Novus Magnificat (1986)

Novus Maginificat« Novus Maginificat » est le quatrième album de Constance Demby, et son premier sur le label new-age de Stephen Hill, Heart of space. Cette californienne multi-instrumentiste a aussi pour autre passions la sculpture et la peinture, et, à ce titre, la toile céleste est son lieu naturel de l’expression. Le nom de l’album, qui veut dire « Nouveau maginificat », est sous-titré « Through the stargate », ce qu’on pourrait traduire par « À travers la porte [ou barrière] des étoiles ». Cette composition de 1985, publiée en 1986 en cassette, est la suite directe de l’album Sacred Space Music, composé en 1982 et paru deux ans plus tôt sur son propre label. Demby a d’autant plus soigné son enregistrement qu’elle voulait en faire un chef d’œuvre ésotérique en vue de la date symbolique du 16 août 1987 dit de « Convergence harmonique », rassemblement new age autour d’un obscur rite astrologique. La pochette de l’album est signée Geoffrey Chandler et elle a été réalisée au moment de l’explosion de la navette Challenger.

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Lightwave – Nachtmusik (1990)

Pochette de Nachtmusik de Lightwave..::Article rédigé par Frank Boisgontier::.. Lightwave est un groupe français fondé en 1985 par Christoph HARBONNIER et Christian WITMAN, auxquels se joindrons plus tard Paul HASLINGER (ex-Tangerine Dream) et le violoniste Jacques DEREGNAUCOURT.

« Nachtmusik » est leur premier album, publié en 1990. Il se compose de deux morceaux, « Nachtmusik » et « Just Another Dream« , chacun faisant aux alentours de 20 minutes.

Avec Lightwave, on plonge dans une musique électronique qui ne fait ni dans l’esbrouffe ni dans la facilité, mais qui emmène l’auditeur dans des paysages électroniques inédits, qui font penser parfois à Ligetti. La musique de Lightwave s’écoute avec attention, et si elle paraît exigente, l’effort qu’elle demande est toujours récompensé. On sort grandit d’une musique pareille.

Composés et interprétés sur un set-up assez éclectique (synthétiseurs ARP, RSF, Korg, sampleurs Akai), enregistrés de main de maître par Michel Geiss lui-même (aux côtés de Mireille Landmann), « Nachtmusik » et « Just Another Dream » s’affranchissent des mélodies simples et tissent une atmosphère unique. Un voyage rare et unique dans la musique électronique.

L’album a été enregistré en direct au studio Malibu (Parmain, France) entre mai et juillet. Mixé à Digital Services (Paris) en mai 1990.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site web officiel de Lightwave.

 


> Track-list 


 

  1. Nachtmusik (23:30)
  2. Just another dream (32:29)

The Orb – Orbus Terranum (1995)

Pochette d'Orbus Terranum de The OrbOrbus Terranum est le troisième album de The Orb. C’est aussi le dernier album d’un de ses anciens membres, Kris Weston. Alex Paterson est en cours d’élaboration de cet album, au moment où il est rejoint par le producteur allemand Thomas Fehlmann qui rejoint, de fait, l’effectif du groupe et la tournée mondiale qui suit. Après deux disques très tournés vers la science-fiction et le psychédélisme échevelé, cet album des pionniers des raves est très peu rythmé en comparaison. Il en conserve toutefois tous les traits bizarres (par ses morceaux évolutifs et complexes) et ironiques (par ses nombreux samples) des précédents efforts studios du duo.

Cet album est le premier à s’inscrire dans une continuité sonore et stylistique, dans la veine de la musique de Brian Eno. Les rythmes dub des deux premiers albums ont été considérablement atténués pour laisser place à des longues (parfois même très longues : 16 minutes !) et nombreuses pistes ambient. Pas moins de 48 pistes audio sont utilisées pour la confection de l’album. La pochette de l’album, inspirée par les dessins de M.C. Escher, superpose deux réalités qui n’en sont pas vraiment : une figure géométrique impossible et une représentation cartographique de la Renaissance.

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The Chemical Brothers – Exit Planet Dust (1995)

Pochette d'Exit Planet Dust des Chamical BrothersExit Planet Dust est le premier album des Chemical Brothers, sorti en 1995. Le titre de l’album est une référence ironique au premier nom de la formation composée de Tom Rowlands and Ed Simons, qui leur a été retiré à la suite d’une plainte d’une formation californienne éponyme proche des Beastie Boys.

Le son de cet album se caractérise par son utilisation de crissements et de bruits étouffés de guitare électrique, et de nombreux breaks de batterie. Cet album, l’un des premiers du genre big beat, tournera massivement sur les platines des sets des DJ à travers le monde.

Le titre Song to the Siren a été le premier single des Dust Brothers (tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement), et il comprend un sample de la voix de Lisa Gerrard de la chanson Song of Sophia de Dead Can Dance. C’est une nouvelle version mixée en live un an plus tôt, avec des samples des groupes Meat Beat Manifesto et This Mortal Coil, qui figure sur l’album. Autre titre de la même époque acid des Dust Brothers, Chemical Beats, qui est une démo assez efficace de la machine centrale de l’album, la Roland TB-303. 

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Manuel Göttsching – E2-E4 (1981, 1984)

Pochette de l'album E2-E4 de Manuel GöttschingVoici un album particulièrement important dans l’histoire de la musique électronique. E2-E4 est une pièce de musique enregistrée le 12 décembre 1981 au studio Roma de Berlin au cours d’une heure de session d’enregistrement avec des séquenceurs, une guitare électrique, une boîte à rythmes et divers effets électroniques. Il se compose d’une seule piste, entièrement live, sans retouches, divisée en 9 morceaux. Son nom et le visuel de son pochette font référence à un mouvement d’ouverture dans le jeu d’échecs, dont Göttsching était friand. Certains critiques ont aussi pu assimiler le titre à une ligne de programme d’ordinateur (Göttsching ayant une formation en informatique) ou un clin d’œil au célèbre robot de la Guerre des Etoiles, R2-D2. Ce disque, premier sous son nom et consécutif au démantèlement d’AshRa, en parfait représentant de la musique électronique minimaliste, ne comporte que deux accords, par-dessus lesquels vient se greffer ce qui ressemble fort aux premiers pas de la musique house. Et de fait, quand on écoute l’album aujourd’hui, impossible de dater de… 1981.

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The Prodigy : The Fat of the Land (1997)

Pochette de The Prodigy, The Fat of the Land (1997)The Fat of the Land est le troisième album de « The Prodigy » (même si leur logo ne contient le « The », il faut le mentionner), et celui qui a connu le plus grand succès dans le monde. Il a placé au pinacle le big beat en tournant le dos à la scène dance pour toucher plus au son rock, plus accessible et universel. C’est aussi leur disque le plus subversif.  Le son de Prodigy oscille entre composantes trance et rock aux riffs de guitare électrique saturés. Derrière l’ordinateur, Liam Howlett manie l’art du sample avec dextérité. En tant que producteur et que compositeur de l’ensemble des titres de l’album, c’est à lui (et dans son ombre, Matt Cameron de Soundgarden) que revient tout le mérite d’avoir fait un album « générationnel », plus encore que l’album pour la « jilted generation« . Et puis les médias aiment bien les choses générationnelles, n’est-ce pas ?

La présence de Kool Keith, du groupe pionnier hip-hop Ultramagnetic MCs sur le titre Diesel Power, donne du corps aux textes assez secs et répétitifs (écoutez les 9 minutes de Narayan pour vous en convaincre) qui caractérisent l’album. C’est aussi des Ultramagnetic MCs que provient le sample principal de « Smack my bitch up » dont nous reparlerons plus loin. Parmi les titres les plus faibles de l’album, citons Climbatize mais surtout Funky Shit. Funky Shit contient un sample d’une chanson de leurs alter-ego, les Beastie Boys, « Root down », avec des bruitages de scie sauteuse et de jeu vidéo. Avec «Serial Thrilla», Prodigy ne craint pas de se caricaturer lui-même sur le thème: «Sample de guitare électrique au kilomètre». L’album se conclue sur Fuel my fire, une reprise du groupe grunge californien L7, au son bien agressif.

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Automat (1978)

Automat, de Romano Musumarra et Claudio Gizzi.Automat est l’album éponyme du tandem de musiciens italiens Romano Musumarra et Claudio Gizzi. Il a été réalisé en quatre mois seulement, fin 1977. La musique devait à cette fin être prête pour le salon de la musique de Frankfort début 1978. L’objet principal d’Automat était de faire découvrir les possibilités du nouveau synthétiseur conçu par Mario Maggi, le MCS70, qui fournit la majorité des sons de l’album. Le sigle MCS70 correspond à «Memory Controled Synthetizer». Il s’agit d’un synthétiseur monophonique qui peut intègrer jusqu’à 64 bancs de mémoire. Malheureusement, un seul modèle de cet instrument ne fut jamais produit, surpassé presque immédiatement par les synthétiseurs polyphoniques (notamment le Prophet 5). Le désir initial de Mario Maggi de voir le MCS70 fournir tous les sons qu’il créera pour Automat sur le disque a été contrarié.
La branche italienne de la maison de disque EMI accepta de financer le projet «futuriste et technologique» du spécialiste de la variété (créateur de Bottega dell’arte) Musumarra, à la condition expresse d’impliquer leur poulain, le compositeur de facture  »musique classique » Claudio Gizzi dans le projet.

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