Archives pour la catégorie CD / Divers

Röyksopp – Junior (2009)

Pochette de l'album Junior du groupe norvegien Rôyksopp (2009)Les norvégiens Torbjørn Brundtland et Svein Berge se sont galantement entourés pour leur troisième album (si l’on excepte le live « Röyksopp’s night out”), puisqu’une pléiade de chanteuses apparaissent sur l’album Junior. Les suédoises Robyn, Lykke Li et Karim Dreijer (du groupe The Knife) participent à l’ode juvénile du duo. C’est aussi l’occasion de retrouver sur cinq chansons la chanteuse Anneli Drecker, du groupe norvégien Bel Canto, qui a déjà œuvrée sur le premier effort studio, Melody A.M (Sparks), avant de tourner avec eux. Restait à trouver les atmosphères pour servir en musique ses femmes de caractère avec élégance.

Junior, sorti mondialement en mars 2009, est annoncé comme le premier opus « énergique » d’une série de deux albums complémentaires, puisque Senior devrait sortir d’ici à la fin de l’année, et devrait être, selon eux, l’album le plus instrumental du groupe.

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Robert Rich – Rainforest (1989)

Pochatte de Rainforest de Robert RichRainforest est un album bien moins figuratif que le dessin qui orne sa pochette ne le laisse entendre. D’ailleurs Robert Rich regrette toujours l’esprit de cette pochette, même si elle a permis de faire vendre plus d’albums qu’un design austère ou chamanique. Premier album de Rich sur le label californien Hearts of space (fondé en 1984 par son ami producteur de radio Stephen Hill), ce sera le plus grand succès commercial de l’artiste. Rainforest est donc un album personnel à plus d’un titre puisque Robert est surtout connu de nos jours pour ses collaborations avec divers artistes de la scène ambient.

L’inspiration pour Rainforest (la forêt vierge) est venue à Rich de composer cette musique en contemplant la forêt voisine du comté de Big Sur, Los Padres National Park, dans le nord-est pacifique des États-Unis. Plus singulièrement, il réagissait à la surexploitation des forêts et leur destruction à des fins mercantiles, notamment en Indonésie et au Brésil. Une partie de l’argent réunie par la vente du disque est reversée à l’organisation écologiste américaine Rainforest Action Network, fondée en 1985, soit quatre ans avant que le chanteur britannique Sting ne se fasse le porte-voix du chef de tribu amazonien Raoni.

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Depeche Mode – Violator (1990)

Pochette de Violator de Depeche ModeViolator est l’album qui m’a fait découvrir Depeche Mode, et je dois à la vérité de dire que même si l’on peut reconnaitre une certaine constance au groupe anglais, il n’a pas égalé cet album depuis. Avec Violator, Martin Gore (le compositeur du groupe) a mis un peu de côté son propre égo et le côté parfois alambiqué des compositions précédentes du groupe (Black Celebration et Music for the masses) de plein gré pour donner davantage davantage de liberté de création à ses compagnons Dave Gahan, Andrew Fletcher  et Alan Wilder. Tentant de capturer l’esprit rock de Joy Division en distillant la guitare avec parcimonie, il faut dire que Depeche Mode a su s’échapper du style  »catchy » et des contraintes formelles qu’il avait élaboré. Seuls subsistent réellement du Depeche Mode des années 80 (même si l’enregistrement de l’album commence en 1989, avant de se poursuivre dans plusieurs capitales européennes) les mini-morceaux de transition incorporés comme Interlude 2/Crucified (dans Enjoy the silence) et Interlude 3 (dans Blue Dress). Ainsie public rebuté par les boucles lancinante de People are people trouvait matière avec Violator a lui donner un tout autre crédit.

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The Chemical Brothers – Come with us (2002)

Pochette de Come with us, des Chemical Brothers Après avoir réconcilié fans de techno et de rock et réalisé leur meilleur combo avec Surrender (1999), les Chemical avaient un défi de taille à relever avec Come with us : ne pas décevoir. J’ai découvert l’album au travers du clip de Michel Gondry Star Guitar, premier single, qui capture bien la décoction de la répétition (les heures du duo à travailler telle ou telle rythmique) et le traitement vintage (noir et blanc) qu’il semble vouloir donner à leur musique. Le titre de l’album est une invitation à une sorte de quête spirituelle et temporelle, au travers de beats cathartiques, même s’il s’ouvre sur staccato de cordes dignes d’un film d’horreur : «Come with us and let everything behind» (Venez avec nous et laissez tout derrière vous), nous ordonne une voix capiteuse.

La production des albums Dustbowl est donc majoritairement instrumentale, et suffisamment complexe pour nécessiter plusieurs écoutes pour détecter des effets (de l’EMS VCS-3) savamment distillés ici et là. Le minimalisme des compos en fait des exercices de style où les mots de Queneau seraient remplacés par des samples et les autobus par des mélodies ingénues. Il faut dire que, contrairement aux trois précédents, les maquettes ont été conçus sur l’interface Mac Logic Audio et la guitare MIDI Parker, avant d’avoir les sons patchés dessus par la suite. De guitare, les jeunes gens sont visiblement accroc, puisqu’ils vouent un culte à la Fender Telecaster(qui donne son nom à Star Guitar).

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Tosca – Suzuki (2000)

La pochette de Suzuki, du groupe Tosca, par LittasyVoici le deuxième album du binôme viennois Richard Hubert et Richard Dorfmeister, Suzuki. L’album porte le nom de la grande figure du bouddhisme aux États-Unis, le japonais Shunryu Suzuki, auquel l’album est dédié. Suzuki est sorti sur le l’étiquette G-Stone, label créé en 1993. Richard Dorfmeister, du duo à succès Kruder & Dorfmeister, et son ami d’enfance Rupert Huber vont aboutir avec cet album à concrétiser le concept amorcé avec le précédent album, Opera (1997), dans une veine encore plus atmosphérique.

Suzuki se compose d’une heure de musique ininterrompue sur les rives du funk conventionnel (Suzuki), du jazz (The Key), de l’ambient (John Tomes) et de la bossa-nova (Honey), découpée en 10 longs titres (la première et la dernière étant plutôt une intro et un outro).

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Daft Punk – Alive (2007)

Pochette de daft Punk, Alive 2007, live à BercyVoici le disque live de Daft Punk au Palais Omnisports de Bercy, le 14 juin 2007. C’est seulement le deuxième album live de Daft Punk, après Alive 1997 (sorti en 2001). Cet enregistrement d’1h15 intervient après une tournée de plus d’un an around the world Alive 06, était leur deuxième concert de 2007. En plus de la version simple, il existe une version collector (double album) avec un mini-livre de 54 pages rempli de photos sympathiques, et le rappel en tenue phosphorescente qui évoque « Tron ». Les fans japonais ont, quant à eux, eu droit à deux figurines à l’effigie Be@rbricks du groupe. Avec l’aide d’une campagne de pub massive un ou deux millions d’euros), il décroche la première place des ventes en France, et accroche le top 20 un peu partout en Europe.

Le deuxième disque bonus rassemblent des morceaux des autres groupes de Thomas Bangalter, deux  »bis ». Une version (disponible en single) du clip de « Harder, Better, Stronger« , tournée par les caméras de 250 fans du groupe lors d’un concert à Brooklyn, New York et assemblée par Olivier Gondry (le frère de Michel Gondry) est accessible pour les heureux possesseurs de lecteur CD-ROM. L’idée d’avoir une version DVD a été quand à elle mise de côté par le groupe.

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Sébastien Tellier – Sexuality (2008)

Sexuality par Sébastien TellierSexuality est le troisième véritable album de Sébastien Tellier (si l’on excepte sa compilation Sessions, de 2006), paru chez Record makers, le label de Air. C’est le premier où il a mené le projet à deux, avec la deuxième (ou première, je ne sais pas trop) moitié de Daft Punk, Guy-Manuel de Homem Christo, en tant que producteur. Après avoir collaboré au projet Daft Punk’s Electroma en prétant sa chanson L’Univers, l’envie de travailler ensemble a été réciproque, l’un (Guy-Man) considérant l’autre (Seb) comme le plus grand chanteur français actuel, et Tellier ne tarrissant pas d’éloge sur le « blanc africain » qui a le don des rythmiques justes et qui est « très sexuel » (cette dernière considération nous éloignant du sujet initial).

Tellier, après abordé successivement les thème de la famille (L’incroyable vérité) et de la politique (Politics) dans ces deux premiers albums, s’attaque maintenant à ce qu’il considère comme le niveau supérieur de la subordination : la sexualité (demandez donc à Bill Clinton ce qu’il en dit), dédié à sa copine actrice. Le but de Sébastien : créer un monde, et baigner dedans… D’où peut-être aussi les larges lunettes noires qu’il arbore comme pour mieux s’isoler. Bon, alors ne tournons pas autour du pot, il y a deux écoles pour parler de Sexuality : certains crient au disque de l’année, d’autres à la fumisterie pure et simple.

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