Archives pour la catégorie CD / Divers

Roudoudou – Just a place in the Sun (2001)

pochette de ''Just a place in the sun''Le troisième album de Roudoudou est une nouvelle expérience rétro et kitsch-electronica de premier ordre. Roudoudou, alias Laurent Etienne (né en 1963), qui s’est lancé dans les albums longue durée avec Tout l’Univers, un prolongement de ses collages de musiques oubliées du monde entier diffusés sur Radio Nova. Le garçon, qui a décidé de ne pas grandir, ni de se prendre au sérieux, a tiré le pseudo d’une confiserie sertie dans un coquillage très populaire dans les années 60 et 70. C’est un comique autant qu’un comics si on en juge par les illustrations de lui-même qu’offre les pochettes de ses disques et ses clips.
C’est en effet sous les traits à peine déguisés d’Elroy Flintstone de la série américaine «The Flintstones» que se représente Laurent. Dans la foulée du voyage intersidéral du tube Peace and Tranquility on earth hydratonifié par la pub L’Oréal avec Virginie Ledoyen et de l’album du même nom (2001), Roudoudou récidive sur Delabel. Il fait atterrir son disque volant sur les plages nacrées de Tahiti, où l’on croise une myriade de jeunes vahinés aux formes aussi pulpeuses que cartoonesques signées Uncle Emile, en short à fleurs, tout en sirotant un cocktail sans alcool.

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Era – album éponyme (1997)

Pochette d'EraEra est le premier album fruit de la collaboration entre Eric Lévi et Guy Protheroe (comparse de longue date de Vangelis), Eric Lévi (à l’époque Eric Lewy) est un guitariste dans le groupe de hard-rock des années 70 Shakin’Street aux côtés des futurs « téléphones » Louis Bertignac et Corrine Marienneau, converti à la musique new age dans la foulée des groupes comme Enigma ou Enya. Lévi et Protheroe avaient travaillé ensemble aux musiques des films populaires de Jean-Marie Poirier, et notamment Operation Corned Beef (1991) et surtout Les Visiteurs (1993), qui leur a donné l’idée de cet album.

Le titre central Enae Volare Mezzo, popularisé par le film Les Visiteurs, est une envolée de guitare digne des Scorpions ou de Bon Jovi, qui reflète exactement l’esprit de l’album. Nappes de synthés et motifs répétitifs servent d’arrière-plan à un déploiement de chœurs grégoriens. La guitare incisive de Lévi donne à l’ensemble une touche rock.  L’album s’articule autour de trois langues, le latin (la langue naturelle du chant grégorien), une langue proto-latine indéfinie, et une dernière, l’anglais (Mother, Ameno).

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Boards of Canada – Music has the right to children (1998)

Music has the right to Children - disque de Boards of CanadaLes frères écossais Michael (né en 1970) et Marcus Eoin (né en 1971) Sandison a fait une entrée en fanfare avec ce premier album complet (si l’on met de côté l’obscur album Boc Maxima) de toute beauté. Même si la moitié des titres de l’album sont issus de titres précédemment publiés, la cohésion et de cette oeuvre est frappante.

Ces deux spécialistes de la découpe musicale ont eu le temps de perfectionner leur style, depuis leurs débuts à la fin des années 80, avec leur arrière catalogue, un peu comme Jarre avant Oxygène, a été laissé dans l’ombre par le duo. L’acclamation critique dont ils furent l’objet, aux côtés des Selected ambient Works d’Aphex Twin, à une époque où le trip-hop prenait une dimension considérable, n’est pas usurpée. Le nom Boards of Canada est dérivé du nom anglophone de la branche de la télévision publique de Montréal, le National Film Board of Canada.Le Canada est le pays dans lequel les jeunes musiciens ont passé une partie de leur enfance dans les années 70. Des extraits d’émissions de cet organisme servent de fil conducteur à leurs albums avec des samples de films documentaires éducatifs, en plus de prises de son sur du matériel « cheap ».

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Mirwais – Production (2000)

Mirwais, pochette de Production (2000)Mirwais Ahmadzaï, 39 ans, est surtout connu pour avoir été appelé par Madonna pour être crédité sur Ray of Light et avoir coproduit son album Music. C’est ainsi qu’il s’est fait un prénom au niveau international. Mais la blonde égérie des médias n’est pas du tout connue pour avoir auparavant participé en tant que guest du premier album de Mirwais chez Naïve, sur le titre Paradise. Ce fils d’une mère italienne et d’un père afghan a le sens de l’économie de moyens, même si sa boite à outils lui permettrait une surabondance d’effets. Ayant démarré une série de groupe dans les années 80 underground, comme par exemple avec Daniel Darc pour Taxi Girl, cette année 2000 est celle de son changement de statut. SOn album cartonne dans toute l’Europe, notamment en Europe du Nord.

La passion des années disco inspirent le titre du morceau phare Disco Science. C’est aussi ce single qui a décidé Madonna a travaillé avec lui. Il fait usage de salves de bips et de rythmes cut, en plus d’un sample astucieux de Cannonball, des Breeders. Ailleurs ce sont les lignes de basses enivrantes qui font preuve d’efficacité. Mirwais promène son élégant sens de la production sur les rivages folk, techno, acid et même hip-hop (Junkie’s prayer).

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Benjamin Diamond – Strange attitude (2000)

Strange Attitude de Benjamin DiamondNombreux sont ceux qui auront été impressionné par le tube de l’été « Music sounds better with you » par l’effort solo de Benjamin Diamond. Benjamin Cohen, la voix derrière ce tube mondial de Stardust avec Thomas Bangalter (Daft Punk) et Alan Braxe explore le concept un peu plus loin en proposant une collection de titres clinquants comme son nom d’artiste le suggère. Il sort Strange attitude le 19 septembre 2000, à la tête de Diamond Traxx. Benjamin cristallise le souvenir de ses mélodies accrocheuses dès les deux titres d’ouverture (Little Scare et le très 80′s 18 and Over). Benjamin joue des claviers pleurnichards, de la guitare (ou plutôt des riffs de guitare), pendant que la basse électrique hoquetante de Cello secoue la piste de danse en saluant à chaque moment Peter Hook (bassiste de New Order).

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Schiller – Prologue (2005)

Prologue de SchillerCet album de Schiller (le groupe de Christopher Von Deylen, fondé en 1998) est certainement le moins représentatif de son style habituel, qui navigue entre new age avec des collaborations vocales et instrumentales de première main (si je puis dire), et orfèvreries trance/pop. C’est également son premier disque complet 100% instrumental. La maison de disque américaine de Schiller, Radikal Records, basée à New Jersey, celle notamment de Tiesto et Scooter, assure une diffusion assez large du disque à l’export. Il me semble qu’en 2008, la société 4 West a réédité l’album, avec tout le catalogue Schiller. Le disque a été le premier créé par Von Deylen en dolby surround.

Ce concept-album regroupe sept parties indépendantes les unes des autres, même si des structures mélodiques sont communes. En réalité, il ne s’agit pas d’un album studio comme les autres, mais plutôt une sorte de bande-annonce de sa tournée de Day and Light (Tag und Nacht en Allemagne) de l’automne 2005 en Allemagne. La galette était uniquement en vente à cet endroit. Cette musique tournait avant ses concerts pour plonger le public dans une « transe apaisante », selon sa propre expression. C’est le même principe que celui qu’utilisait Jarre pour ces avant-concerts avec le titre ambient En attendant Cousteau.

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Daft Punk – Homework (1997)

Pochette de Homework de Daft PunkInutile de limiter l’essentiel de l’analyse du carton Homework à son titre emblématique, Around the World, puisque nous l’analysons ici dans un article séparé. Il est acquis que c’est avec ce groupe et quelques autres (Etienne de Crécy, Motorbass, Laurent Garnier et Air) que la presse anglaise (à laquelle ils avaient « piqué » leur nom paradoxal, «punk crétin») a créée l’expression « French Touch ».

La genèse de Homework remonte à celle du premier single « Alive», puis du maxi « Da Funk », en pair avec Rollin’ and Scratchin’ sorti en 1995 sur le label écossais Soma. À l’époque les deux jeunes versaillais, qui se sont rencontrés en 1987, au lycée Carnot à Paris, ont à peine vingt ans.  Issus de la culture rave et fascinés par l’Angleterre, les Daft ont mélangé habilement des ingrédients de techno, de rock et d’acid housepour produire, dans une dénotation toute personnelle, le P ou (Da)-Funk. Il a été fait mention du minimalisme de la structure des morceaux, avec une science précise de l’entrée en scène des sons, plus une part d’imprévus dans la restitution de certaines fréquences, pour qualifier le «son Homework».

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