Archives pour la catégorie CD / Vangelis

Jon and Vangelis – The friends of Mr. Cairo

Pochette de la deuxième version de The Friends of Mr. Cairo de Jon and VangelisThe friends of Mr. Cairo est le deuxième album du tandem Jon Anderson (chant), Vangelis (synthétiseur). À l’époque de sa sortie chez Polydor, deux versions du 33 tours ont été publiées à quelques semaines d’intervalle (sauf semble-t-il au Japon), suite au succès de la bande originale des Chariots de feu de Vangelis. La différence entre les deux albums, outre une pochette et l’inversion des deux faces (la B se retrouvant en A sur chacun des deux), est l’adjonction du titre  I’ll find my way home en ouverture de la deuxième mouture de l’album (celle avec une photo du clip vidéo éponyme sur la pochette). L’album a été enregistré entre les studios Davout à paris et le studio Nemo de Londres.

L’épique titre d’ouverture (12 minutes au compteur), The friends of Mister Cairo, est émaillé de bruitages agressifs et entrecoupé de reproduction de dialogues (assurés par les narrateurs officiels de l’album, David Cocker et Sally Grace) inspiré des films américains des années 30 à 40. Il s’agit des fameux « films noirs » classiques hollywoodiens, en tête duquel se trouve « le Faucon Maltais » (1941) de John Huston avec Humphrey Bogart, qui est cité à la fin de la chanson. On retrouve aussi cette évocation dans le clip du morceau-titre, ramené à 4 minutes, qui met en scène Jon et Vangelis, en complets vestons, au milieu de gangsters en plein méfaits. Mais, en dehors de ce gros calibre en durée et en sifflements de revolvers, le reste des chansons est plutôt calme et fraternel.

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Vangelis – Direct (1988)

Pochette de l'album Direct (1988) de VangelisDirect est l’un des albums phares de Vangelis, même s’il est peu cité par les gens extérieurs à son univers qui se cantonnent aux albums 1492, Christophe Colomb ou à Blade Runner. Le nom Direct correspond à la méthode envisagée pour la composition de l’album, et à l’annonce d’une série d’album interconnecté (qui n’eut jamais vu le jour) dans la même exploration musicale et le refus de la « pré-programmation ». Direct correspond à l’époque où Vangelis s’installe en Grèce dans un studio flambant neuf, quittant la maison de disques Polydor pour rejoindre le label Arista, et part de Londres. A partir d’une seule commande, le Zyklus MIDI Performance Sytem, mise au point par l’ingénieur Bill Marshall, Vangelis peut actionner huit synthétiseurs. C’est un album instrumental à 100%, avec instruments électroniques à foison (claviers, séquenceurs et boîtes à rythmes) à part l’intervention du mezzo-soprano Markella Hatziano sur le titre opéra-électro Glorianna et quelques voix d’enfants comme contrepoints. Conformément au titre de l’album, Vangelis a fait de cet album un vaste champ d’expérimentation dans divers sous-catégorie de la musique new age ainsi que de néo-classique et de rock n’roll, avec une plus grande sobriété dans la partie orchestrale. Les mélodies sont comme d’habitude, fulgurantes, et les atmosphères sont chaleureuses. Les voix de l’album typiquement « Vangelis » sont non intelligibles, à part deux « monologues » dits par un technicien de studio qui sont des reminiscences d’Albedo 0.39 et Blade Runner.

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Vangelis – Les chariots de feu (B.O., 1981)

La pochette de Chariots of fireAvant les Chariots de feu (titre original : Chariots of Fire, en anglais), Vangelis a produit nombre d’albums, mais ce qui est sûr, c’est qu’après cet album, plus rien ne sera jamais plus comme avant pour le grec autodidacte. En effet, ce disque enlève l’Oscar de la meilleure bande originale de film.
Ce film présente l’histoire vraie de deux sprinteurs britanniques, qui s’affronte sur la discipline reine du 100 mètres lors des jeux olympiques de 1924 à Paris. À cette époque, Vangelis a un pied en Angleterre, puisqu’il compose cette bande originale dans ses studios Nemo à Londres, et le cœur en France, puisqu’il a une fiancée française. L’album est dédicacé au père de Vangelis, qui était lui-même sprinteur, et qui est décédé peu de temps avant la parution de cet album référant.
C’est le producteur du film, David Puttnam, qui, impressionné par les albums Opéra Sauvage(composé pour Fréderic Rossif) et China, pense à Vangelis pour réaliser la musique de ce long-métrage. C’est la première fois que tant de synthétiseurs enjambent cinquante ans d’histoire (l’époque où se passe le film) pour créer une bande-son si technologique, comparativement.

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Vangelis – Voices (1995)

Voices de VangelisL’album Voices de Vangelis renvoie au désir de son créateur d’incorporer les voix au synthétiseur. Pour ce faire, il a convoqué les chanteurs Caroline Lavelle, Stina Nordenstam, Paul Young, pour qu’ils écrivent les paroles et interprètent leurs propres titres. Sur cet album, il y a deux français pour épauler le grec : Philippe Colonna, au mixage, et Frederick Rousseau, qui coproduit, plus un coup de pouce de John Martin. C’est un des albums les plus doux de Vangelis. Le morceau-titre, Voices, est un puissant « hymne », qui rappelle beaucoup la recette de l’ouverture de 1492, Christophe Colomb. Pour ce titre de sept minutes, Vangelis a demandé à la troupe de l’Opéra d’Athènes de lui donner une piste d’envol idéal pour ses élans cuivrés. Sa mélodie immédiatement mémorisable et son tempo militaire donne au disque une ouverture martiale.

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Vangelis – Mythodea (2001)

Mythodea de VangelisLe 28 juin 2001, Vangelis se produit au sein de l’antique temple de Zeus à Athènes. Ce concert a eu lieu dans le cadre prestigieux des Olympiades grecques, où Jarre était aussi invité pour un autre événement. Il avait pour point de départ le projet d’exploration martienne de la NASA (mission de recherche d’eau et de volcanisme sur la planète rouge), qui avait quitté la terre le 7 avril 2001. Durant la représentation, nimbée dans une sublime lumière bleue-violette, des images de la planète Mars et du cosmos alternaient avec des sculptures grecques.

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Vangelis – China (1979)

Pochette de l'album 'China'Avec China, Vangelis nous livre un album dont l’objet est d’illustrer les grands moments de l’histoire de la Chine (comme la Grande Marche) ainsi que quelques-uns des poèmes et préceptes de la religion taoïste. Ce concept-album a été créé dans les studios Nemo de Londres, et une vidéo permet d’ailleurs de voir ce qu’il s’y passe. Mais comme les aspects techniques des machines reste pour moi du chinois (Hi hi), le mieux est de prendre connaissance de la musique en elle-même, piste par piste :

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Vangelis – Opera Sauvage (1979)

Pochette de l'album Opéra Sauvage'Cet album est la parfaite application de la science mélodique de Vangelis : dépouillé, mélange de thèmes lumineux et de passages plus tourmentés.  D’un aspect plus reposant que la moyenne des disques de Vangelis, Opera Sauvage a une palette large de couleurs musicales. Toujours enregistré aux studios Nemo, il illustre les émissions documentaires éponymes de Frédéric Rossif (22 films en tout, à ne pas confondre avec Sauvage et Beau). D’Opéra, Vangelis a les ressources électroniques pour faire, de sujet aussi (un voyage ethnographique et animalier à travers le monde), de sauvage enfin, il a la lutte forcené avec ses claviers, et dont il tire souvent des sons magnifiques. Prenons donc les pistes (en évitant les fausses) les unes après les autres :

L’hymne (qui n’est pas son hymne pour la Coupe du Monde de football de 2002) de Vangelis est une mélodie très simple et espacée qui se promène de longues trainées de synthétiseurs, conclue par une reprise en canon avec une orchestration appuyée sur les premières mesures. C’est une mise en bouche emphatique et universelle qui célèbre l’humanité. Rien à dire, c’est huilé, efficace. On trouve ce morceau sur de nombreux best-of, et il est facile à fredonner.

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