Archives pour la catégorie CD / Vangelis

Vangelis – 1492, Christophe Colomb (1992)

Pochette de l'album '1492, Christophe Colomb'En 1992, pour les cinq-cent ans de la découverte de l’Amérique, Ridley Scott tourne le long-métrage 1492, Christophe Colomb, avec Gérard Depardieu et Sigourney Weaver. C’est donc Vangelis qui va une nouvelle fois être chargé de la mise en musique, eux, qui ont déjà collaboré sur Blade Runner. Il a été nominé aux Golden Globes de 1993 pour la meilleure musique de film. Le disque a été enregistré à Paris sous la houlette de Philippe Colonna (Mixage et enregistrement)  et de Frederick Rousseau (coproducteur de l’album). Il faut également noter que deux autres collaborateurs de jarre sont de la partie. Il s’agit de Xavier Belanger, l’ethnologue qui a présidé aux sons ethniques de Zoolook, et Denis Vanzetto, l’ingénieur du son sur Rendez-vous et Revolutions.

Dans le livret, Ridley Scott déclare qu’il a d’office voulu une musique qui fasse le pont entre le quinzième siècle et l’époque d’aujourd’hui. Nombre d’instruments traditionnels viennent compléter les synthétiseurs fétiches de Vangelis : guitare andalouse (sur Deliverance et Moxica…), mandoline, flûtes et violons. Avec ce disque, Vangelis a signé son plus gros succès commercial, et son thème le plus universellement mémorisé (Conquest of Paradise).

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Vangelis – L’Apocalypse des animaux (1973)

Vangelis – L’Apocalypse des animaux (1973) dans B.O. de films 61Y%2BuQPFdzL._AA240_Condensé de quelques-unes des illustrations sonores de Vangelis pour la série de Frédéric Rossif, l’Apocalypse des animaux, diffusée en 1970. La musique date donc de cette époque. Six épisodes de cette série animalière furent tournés, et la bande originale n’en restitue que les moments. À l’époque de la composition de l’album, 1970, Vangelis est encore membre du groupe Aphrodite’s Child. C’est le sixième album studio de Vangelis, qui avait inauguré ce décompte avec la bande-originale (déjà) d’un film : « Sex Power » d’Henry Chapier en 1969. Il est enregistré au studio Europa Sonor. C’est la première collaboration entre les deux hommes, qui culminera musicalement avec l’Opéra Sauvage, en 1979.

Au lieu de plages purement électroniques, Vangelis a intégré des chants et des mandolines et guitares acoustiques pour renforcer la chaleur de son propos.  L’album dégage une forte mélancolie, en dehors de deux pièces courtes et plus vives : le thème de la série, intitulée « Générique » et « l’ours musicien », ce sont des longues nappes de synthétiseurs qui incitent à la rêverie. Le générique de l’Apocalypse des Animaux est bâtit sur un atypique rythme à deux temps à l’africaine. C’est une mélodie qui tourne sur quatre notes qui connait des pauses et des démarrages successifs. La petite fille de la mer, l’un des, si ce n’est le premier(s) tube(s) de Vangelis, agit du charme paisible d’une mélodie qui évoque une berceuse. Un morceau un peu lisse à mon goût, mais dont les éléments s’assemblent avec une science assez stupéfiante pour cette époque (1973).

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Vangelis – Albedo 0.39 (1976)

Vangelis - Albedo 0.39 (1976) dans CD / Vangelis 41NNPGJAVHL._AA240_En cette année 1976, Vangelis se pose en astronome des sons synthétiques en proposant comme titre d’album l’indice de réflexion de la Terre (Albedo 39%). Le morceau-titre est plage planante, nécessairement planante, qui comprend une voix monocorde qui édicte les mesures spatiales de la planète bleue. « Freefall » est une promenade pastorale à travers différents timbres de synthétiseurs, qui se déroule sur une routine de percussions déglinguée. Le titre suivant, « Mare Tranquilitatis », est une courte bande-annonce digne de « 2001, l’Odysée de l’Espace », avec voix d’astronautes et sons circulaires qui forment une voute céleste imaginaire. La « Main Sequence » est une sorte de transposition du synthé dans le contexte du free-jazz, avec des grappes d’accords complexes qui se résolvent dans des leads survoltés. Le tempo du morceau baisse progressivement autour de la sixième minute de fracas de toms de batterie, jusqu’à se déliter dans un long thème majestueux, au son cuivré si caractéristique des classiques de Vangelis, qui augure du court morceau suivant, « Sword of Orion », et son romantisme échevelé.

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Vangelis – Heaven and Hell (1975)

Le coffret Albedo 0.39, Heaven and Hell et Spiral.J’ai eu la chance d’écouter ce disque que j’ai trouvé dans un coffret qui comprenait la quintessence ou presque de Vangelis dans les années 70, à savoir : Heaven and Hell, Albedo 0.39, et Spiral. Avoir écouté « So long, so clear » sur un des best-of de l’artiste ne permet pas de saisir l’esprit de ce disque, qui, s’il s’intitule « paradis et enfer », en contient certainement un sacré paquet. La pochette de l’album représente deux gants en caoutchouc ou vinyle munies d’ailes d’anges qui semblent descendre en piquet sur un clavier.

Composé de deux longues pistes (22’05 et 21’20), « Heaven and Hell » est le premier disque publié par le grec sous le label RCA. Il a été enregistré au studio Nemo de Londres en septembre 1975. Mais passons à la critique.

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Vangelis – Antarctica (1983/88)

La pochette du disque Antartica, de Vangelis (1983)En 1983, Vangelis signe la bande originale du film japonais de Koreyoshi Kurahara, Antarctica. C’est donc dans la foulée de Blade Runner que sort cette composition. Ce disque à la pochette blanche a été édité en 1988 par Polydor pour la France. Antarctica est l’histoire vraie (reprise depuis dans une version édulcorée par les studios Disney – Antarctica, prisonnier du froid) qui retraçe la survie de chiens de traineaux abandonnés dans l’immensité Antarctique, dans le cadre d’une expédition scientifique japonaise. Les pauvres animaux sont sans nourriture. N’ayant pas eu la chance de voir le film, je m’en remet uniquement à la musique du magicien grec du synthé, qui compose souvent directement devant les images des films auxquels il collabore.

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Vangelis – Oceanic (1996)

Vangelis - Oceanic (1996) dans CD / Vangelis 21WphAzBepL._AA130_2etoiles.gif Un homme à la mer ! Oui, c’est bien de Vangelis dont je parle. Oceanic est une évocation de la mer, au travers de neuf tableaux enchaînés, plus ou moins inspirés. La pochette signé Alwyn Clayden, avec des captures de films sentimentaux des années cinquante. Le disque commence par le grandiloquent Bon Voyage (2:33). Au début était le fracas de l’océan. Après un roulement de tambour, s’annonce une introduction symphonique, gorgée de chorus et de crash de cymbale. Je vais vous proposer un petit commentaire sur chacun des morceaux. Petit tour d’horizon :

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Jon and Vangelis – Page of Life (1991)

Pochette de page of LifeUne belle page. Le chanteur de Yes Jon Anderson et Vangelis signe le meilleur de leur collaboration artistique ici. La production est à la hauteur de ces deux talents : pléthore de synthétiseurs et de pianistes (4, rien que ça !). Jon donne du cœur sur chaque morceau, dans son registre romantique le plus cristallin. Le morceau phare « Is it Love » est une envolée étourdissante, (frôlement de harpe, cordes dithyrambiques, solo de guitare – tout est électrique, bien entendu -) représentative du panache des deux complices. Un petit côté psychédélique rôde ici (Garden of senses – avec le son cuivré associé à Vangelis) où la (Genevieve). « Journey to Ixtlan » est le moins enthousiasmant du lot. Le titre Wisdom Chain a été édité en version single. Aux États-Unis, le disque a été réduit à 9 morceaux : exit les trop « rock-prog » Journey to Ixtland, Be a good friend of mine et Jazzy Box. Une version allemande comprend outre Page of Life et Wisdom chain, un morceau inédit, Sing with your eyes (1986), qui est très recherché.

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