Archives pour la catégorie CD / Vangelis

Vangelis – Blade Runner (1982 / 1994)

La pochette de Blade Runner5etoiles.gif Musique vers le Futur. Vangelis et Ridley Scott travaillent ensemble en 1982 à ce qui va devenir un des chefs d’oeuvre du genre Science-fiction : Blade Runner. Pour la musique, Vangelis nous introduit dans une ambiance oppressante, avec des longues nappes de synthétiseurs, sur lesquelles se greffent des mélodies vives et des sonorités déccélérantes très caractéristiques. 

Que vous ayez ou non vu le film, de toute façon, la musique vous transporte dans un autre monde. un monde étrange où les androïdes font des rêves, et les humains des cauchemars du sentiment de se perdre eux-mêmes.

(suite…)

Vangelis – The City – 1990

Pochette du disque 2etoiles.gif Un « moins bien » dans la ville. Le manque d’inspiration est saisissant sur ce concept-album. Surtout quand on a écouté, et souvent apprécié, les albums de Vangelis tout au long des années, comme c’est mon cas. Aussi ne vais-je pas m’étendre trop longtemps sur ce coup à l’eau. La structure des morceaux est le plus souvent bancale. Le son, sans être désagréable, verse parfois dans le gadget (boucles rythmiques anodines) ou l’imitation stricte (le son de guitare électrique de « Nerve Centre », l’affreux violoncelle synthétique de « Side Streets »). Les phrases musicales sont plus bavardes que réellement enrichissantes. Très peu d’émotions se dégage de ses machines. Un sentiment de déjà entendu (le poussif « Good to see you ») domine, les deux rhapsodies convoqués d’urgence sur les deux derniers titres, pour invoquer les succès passés, ne sauveront pas les apparences. Seul le méditatif « Twilight », qui assume la lenteur que le reste du disque refoule, vaut d’être salué.

Mon conseil : Allez plutôt déguster « Voices » ou un des Vangelis antérieurs. 

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

Vangelis – Mask – 1985

Pochette de Mask par Vangelis et Adam ClaydenDu synthé « monacal ». Jamais Vangelis n’est allé aussi loin dans la rencontre du chant baroque et du synthétiseur. Rien à voir avec le film du même nom, ce disque est très peu hollywoodien. Cette symphonie électrique en 6 mouvements fonctionne comme un labyrinthe avec de multiples thèmes musicaux. Voici une ébauche succincte de chaque morceau.
N°1 : Arpégiateur et choeurs classiques, très amples, avec un moment de calme à une voix entourée de deux montées très brutales.

N°2 : Lente procession de synthé, puis psalmodies, pas désagréable.

N°3 : Le morceau le plus disparate, qui démarre un peu comme un « Chariots de feu » aux sonorités plus inquiétantes. Il se développe avec de multiples rebondissements, sorte de « rhapsody in dark », entendue au sens plus Queen que Gerschwin.

N°4 : Cela devient « space » : interminable séance de psalmodies en latin (8’46), soutenue un motif répétitif et une basse acoustique. Qu’est-ce que les moines ont à voir avec le thème du masque ? C’est l’origine du titre de ce commentaire.

N°5 : commence comme le mouvement N°1 accéléré, mais ses arpèges se concluent dans un magma synthétique véritablement délirant. Il reprend au milieu un rythme plus carré et un chant soprano très agréable à l’oreille.

N°6 : Le CS80 de Vangelis effectue un crescendo auquel répond un choeur masculin, pour finalement réatterir en douceur sur le thème du mouvement N°1. C’est un des Vangelis les plus hermétiques.

Je conseille Mask aux amateurs de musique classique qui voudrait goûter au moins une fois à de la bonne musique électronique.

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

Vangelis – Spiral – 1977

Pochette de l'album par Michael PlomerDroit vers le coeur. 1977. Le prolifique Vangelis réunit comme son talent l’y amènera régulièrement par la suite ici deux mélodies (3 et 4) imparables qui feront le tour du monde. Larges improvisations, belle spatialisation des sons, rythmiques dépouillés, c’est du bon.
1) »Spiral »: une sorte de brouillon pour le thème de « Blade Runner », mélodieusement un peu court par rapport à la suite de l’album. 2) »Ballad »: Lent début processionnel, puis accélération aux sons de cloches et cymbales. Vangelis se promène du côté de la musette, ce qui contrebalance ce démarrage un peu austère. Excellent.
3) »Dervish D »: boucle rythmique efficace, d’un semblant de batterie, et larges solos qui fleurent bon l’harmonica. Bon « single ». 4) »To the unknown man »: l’archétype du tube du Grec : procession de sons bien chorégraphiée, un thème qui tient en quelques notes, une basse immuable, et un son planant aux reflets cuivrés immédiatement reconnaissable. Ce sublime morceau ne serait pas original s’il n’intégrait pas ses tambours militaires. Cette version a été raccourcie à 4-5 minutes sur la plupart de ses best of. 5) »3+3″: morceau linéaire avec arpégiateur à gogo et tambourin. Divertissant mais sans plus.
Au total, malgré quelques facilités et effets exagérément psyché, ce Vangelis-ci vaut largement le coup. Notez bien ce disque dans vos cahiers (à spirales) d’achats.

Lire aussi : Article sur Vangelis et le synthétiseur

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