Archives pour la catégorie Disques 70′s

Dominique Perrrier parle de Cosmic Machine (2013) sur France Inter


Il s’agit de la compilation de la musique électronique française des années 70.

The Residents – « Eskimo » (1979)

The Residents - Eskimo..::Article rédigé par Frank Boisgontier::.. Il n’y a pas, dans l’histoire du rock, de groupe plus énigmatique que The Residents.

Pour commencer, on ne sait pas exactement quand et où ils se sont formés. Sans doute dans les années 60, probablement en Louisiane. Qui compose le groupe ? Personne n’en sait rien. Les seuls noms dont on dispose sont ceux d’un certain « FingerSnake » (qui s’appellerait Phil Litman) et d’un N. Senada dont l’existence même n’est pas sûre. Et ne comptez pas sur les photos du groupe ou leurs prestations scéniques pour en savoir plus : ils n’apparaissent que masqués et ont opté depuis trente ans, pour un costume scénique unique : costume noir en queue de pie, haut de forme, et tête entièrement cachée dans un globe oculaire. Côté mystère, des groupes comme Space et Daft Punk peuvent donc aller se rhabiller…

Quand le groupe envoie ses premières bandes enregistrées au début des années soixante dix à la Warner, la firme les refuse poliment, puis se rend compte que l’expéditeur n’a pas donné de nom, ce qui les oblige à retourner les bandes « aux résidents » de l’adresse fournie… Le nom du groupe vient de là.

The Residents ont été parmi les premiers à faire des clips (ce qui leur valut d’être aussi parmi les premiers artistes à être diffusés sur MTV) et à publier des CR-ROM musicaux. La musique elle-même est à l’image du reste : hors-norme, avant-gardiste, expérimentale, osée, provocatrice (l’un de leurs premiers albums s’appelait « Third Reich Rock’n roll » et affichait des croix gammées sur la pochette), novatrice, jamais évidente mais néanmoins toujours audible. Citons « The Commercial Album », fait de 40 morceaux d’1 minute chacun, comme autant de spots publicitaires imaginaires, « Cube E », une rétrospective de l’histoire de la musique américaine, ou « Eskimo » qui fait l’objet du présent focus.

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Tangerine Dream – Sorcerer (B.O. de film, 1977)

Pochette de Sorcerer de Tangerine Dream:: Article rédigé par Etiennefroes :: Voici la première musique de film de Tangerine dream parue en disque : que ce soit par  Edgar Froese seul, ou  par son groupe, d’autres B.O.F. ont été composées sans faire l’objet d’édition  officielle. Il est possible  de trouver ces compositions sur des disques pirates, comme par exemple, la très bonne série intitulée « cinema lost cinema found » qui comprend 14 CD.

Sorcerer est une resucée du film « le salaire de la peur » réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1953, lui-même inspiré du roman de Georges Arnaud. Cette nouvelle version sorti en France sous le tire « le convoi de la peur » est loin de valoir le film original.

William Friedkin avait été impressionné par la musique du groupe allemand et c’est donc naturellement qu’il proposa à Tangerine dream de composer la bande originale de sa nouvelle production. Il ne leur remit qu’un script. La formation allemande composa sans avoir vu la moindre image du film. Tangerine dream écrivit près de 90 minutes de musique. Il a été question que les 47 minutes absentes non retenues par Friedkin pour illustrer son film et inconnues des fans, fassent l’objet d’un CD. Cette éventualité est resté pour l’instant à l’état de projet.

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Daniel Miller – T.V.O.D. (1978)

The Normal TVODVenu d’une école d’art, l’anglais Daniel Miller s’intéresse à la musique électronique au milieu des années 70. Après avoir exercé la profession de DJ, il revient en Angleterre. Guitariste dans des micro-groupes, il baigne dans l’énergie « no future » de cette époque. Mais, rapidement, la vague punk ne trouve plus grâce à ses yeux, pas assez expérimentale. Ses références sont toutes d’outre-rhin : Can, Neu!, Faust et Kraftwerk. Il dit lui-même qu’à cette époque il n’achetait que des disques en provenance d’Allemagne.

Ses études en cinéma (il fait du montage vidéo) lui permettent de faire quelques économies. Si bien qu’en 1977, il acquière un synthétiseur Korg 700S et un magnétophone 4 pistes. Il se met à composer à son domicile un certain nombre de musique, parmi lesquels on trouve T.V.O.D. et Warm Leatherette.

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Larry Fast (a.k.a Synergy) / Cords (1978)

Cords de Larry Fast..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Larry Fast est au départ un ingénieur en électronique passionné de musique. Au début des années 70, il commence par se faire remarquer en mettant au point des modules additionnels pour les synthétiseurs modulaires Moog, au point d’attirer l’attention de Rick Wakeman, le « monsieur synthé » de Yes. De fil en aiguille, il se retrouve à devenir un collaborateur régulier en studio et su scène de Peter Gabriel, quand celui-ci se lance dans une carrière solo après on départ de Genesis. C’est notamment avec Fast que Gabriel expérimente à tout va avec le fameux Fairlight CMI dont il fut le premier acquéreur. Les deux hommes cessent de collaborer au moment de l’enregistrement de «So», quand la musique de Gabriel prend une orientation «world» qui ne correspond pas aux attentes de Fast.

Parallèlement à ses activités avec Peter Gabriel, Larry Fast a, dès le milieu des années70, monté son propre groupe, Synergy. Un groupe dans lequel il est… tout seul, une démarche motivée par une phrase de Robert Fripp qui, en 1974, après avoir dissout (temporairement) King Crimson, avait déclaré que l’époque des groupes était révolue et que l’avenir était aux « petites unités mobiles et intelligentes ». Le « groupe » Synergy de Larry Fast dépassait au départ le simple cadre de la musique, puisqu’il voulait en faire un véritable projet multimédia (musique, vidéo, fabrication d’instruments et de logiciels, etc).

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La Planète Sauvage (BO du film) Alain Goraguer – 1973

B.O. de la Planète Sauvage par Alain GorageurLa Planète Sauvage est un film d’animation de René Laloux (1929-2004), basé sur un roman d’anticipation étrange de Stefan Wul, Oms en série, qui décrit un pays peuplé de Gullivers nommés Draags et d’homme lilliputiens nommés Om, regroupés sur la planète Ygam. Tout ce beau monde (même si les Draags et leurs yeux rouge sang ne sont pas de la beauté la plus évidente) va se bagarrer, les uns pour l’émancipation, les autres pour conserver leur domination intellectuelle et spirituelle. Le long métrage de 72 minutes (un des premiers faits par un français), basé sur des esquisses de Roland Topor, coscénariste, a été réalisé à Prague. Ce film a obtenu le Prix spécial du Jury à Cannes en 1973 et est pour beaucoup, devenu culte, en raison de sa dimension satirique. C’est le pianiste de jazz Alain Goraguer (né en 1931), accompagnateur de Boris Vian et un des arrangeurs, entre autres, de Serge Gainsbourg, France Gall, Jean Ferrat, ainsi que de très nombreuses musiques de film, qui en signe la partition que je vous présente maintenant.

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David Bowie – Low (1977)

Pochette de Low de David BowiePremier article de la Trilogie Berlinoise. Quand Bowie quitte Los Angeles et les plateaux de cinéma pour retrouver les vrais gens et se mettre au pied au mur (de Berlin) de la réalité, c’est un peu l’europe du rock’n’roll qui tient sa revanche. Nous sommes en effet en pleine vague punk en Angleterre, et Alice Cooper et autre rockeur sans sensibilité dans son genre fait de l’ombre au Thin White Duke Outre-Atlantique. Même si la drogue (notamment la cocaïne) est toujours une tentation pour le natif de Brixton à Berlin-Ouest, il y croit trouvé un oasis de sérénité. Une fois terminé de camper l’E.T. dans L’homme qui venait d’ailleurs, un certain nombre de musiques non retenues pour la bande-originale du film vont servir de base pour cet album. C’est d’ailleurs une photographie issue du tournage (comme l’album précédent, Station to Station) qui sert pour orner l’album.

Low est le premier album de ce qu’on a appelé par convention la trilogie berlinoise, avec Iggy Pop dans les valises et sous intense infusion de Can et de Kraftwerk. Et pourtant, une grande partie de l’album a été enregistré sur le chemin, dans les studios d’Hérouville en France. Bowie a cosigné la production de Low avec Tony Visconti. Le titre de l’album semblerait correspondre aux descentes dû à la cocaïne du chanteur trentenaire.

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