Archives pour la catégorie Disques 80′s

M/A/R/R/S – Pump up the volume (1987)

MARRS Pump up the volume« Pump up the volume »: Voici une des contributions anglaises les plus emblématiques des débuts de la technique du sampling appliqué à la dance music.

En 1987, dans la compagnie de disques 4AD, un groupe indépendant, les groupes Colourbox (fondé par les frères Young, Martyn et Steven) et le duo AR Kane (Alex Ayuli et Rudy Tambala à la base) travaillent chacun de leur côté pour créer le single « ultime » d’un genre initié par Coldcut, sous la surveillance de John Fryer, le producteur aguerri du studio Blackwing sur London Bridge.

L’acronyme M/A/R/R/S provient donc des initiales des noms des musiciens associés au sein du projet à un coup : Martyn Young (coproducteur), Alex Ayuli, Rudy Tambala, Russell Smith (les trois membres d’AR Kane à l’époque), et enfin Steve Young (de Colourbox).

Colourbox tire le nom de son single à succés d’un sample du titre a capella d’Eric B. & Rakim, « I know you got soul« . Avec des samples de DJ Dave Dorell et des scratches de Chris Macintosh, le morceau trouvait toute sa dimension. Et les deux compères repartaient des studios Blackwing, avec 200 malheureuses livres en poche sans savoir qu’ils venaient de participer à l’acte de naissance de la house music minimale avec sévère retour sur investissement. Quant au trio d’AR Kane, simple supplétifs, il assureront ce qui sera la face B du premier disque, Anitina (The First Time I See She Dance), avec Steve Young à la programmation rythmique, mais qui restera aux portes de l’histoire de la musique. AR Kane toutefois, apporta quelques retouches au travail de Colourbox (en incorporant un riff de guitare), et vice versa, ce qui posera des problèmes financiers par la suite.

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Tangerine Dream – Livemiles (1988)

livemiles.jpg..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Cet album est historique : c’est le dernier sur lequel apparaît Chris Franke, membre du groupe depuis 1971 et l’album « Alpha Centauri ». En effet, c’est épuisé par le rythme infernal des enregistrements (albums studio, live, et les nombreuses bandes originales de film) imposé par Edgar Froese, et sans doute lassé de voir la machine Tangerine Dream tourner en rond, que Franke décide de se lancer en solo. Edgar Froese verra dans se départ une véritable trahison qu’il n’a pas encore pardonné à son ex-complice. Franke partira s’installer à Los Angeles et travaillera essentiellement pour Hollywood (notamment la musique de la série « Babylon V » pour laquelle il a eu, me semble-t-il, un prix). Mais ceci est une autre histoire.

Sur la forme, on pourrait dire que Tangerine Dream revient une vieille formule : « Livemiles » se compose de deux pistes seulement de presque trente minutes chacune. La première partie est censée avoir été enregistrée à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, et la seconde à Berlin. Je dis bien « est censée », car il existe une polémique à propos de ce disque qui ne serait en fait pas du tout un enregistrement en concert, mais un réenregistrement en studio (comme le fit Jarre pour certaines parties des «Concerts en Chine»). Ceci se base sur des témoignages de spectateurs ayant assisté à ces concerts et qui ont rapporté que les morceaux joués alors n’avaient pas grand-chose à voir avec ce qui est proposé sur le disque…

En écoutant ce disque, on peut effectivement douter du réel caractère « live » de l’enregistrement. Hormis quelques bruits de spectateurs, un speaker néo-mexicain annonçant le groupe, rien ne semble indiquer d’une foule de fans assiste à l’enregistrement. On est loin de l’ambiance surchauffée qu’on entend sur le live « Encore » de 1977. Les mauvaises langues diront que les spectateurs qui ont assisté aux concerts d’Albuquerque et Berlin se sont peut être endormis.

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Tangerine Dream – Underwater Sunlight (1986)

Underwater Sunlight..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. 21ème ( !!!) album du groupe allemand, « Underwater Sunlight » est publié en 1986 par Jive Records. Pour cet album, le line-up du groupe change une fois de plus : Johannes Schmoelling, arrivé en 1980 et parti pour poursuivre une carrière solo, est remplacé par Paul Haslinger, un musicien autrichien de 24 ans. Aidé de Christian Gstettner pour toute la partie « informatique », le trio Froese-Franke-Haslinger propose avec cet album un savoureux mélange de musique électronique et de rock.

Côté son, si le groupe semble utiliser les mêmes instruments électroniques que sur leurs précédentes productions du début des années 80 (PPG, Dx7, Jupiter, sampleurs Emulator), la grosse nouveauté vient de l’utilisation plus appuyée de la guitare électrique – une orientation à laquelle Haslinger n’est pas étranger – et même de grosses guitares saturées noyées dans l’écho, des sonorités très proches d’un certain Hard Rock FM très en vogue depuis le début des années 80 (cf. Scorpions, Foreigner…). C’est la seule contribution d’Haslinger sur les six morceaux de l’album, tous composés par le seul duo Froese – Franke.

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John Foxx – Metamatic (1980)

Pochette de Metamatic, de John Foxx (1980)Metamatic est le Premier album solo de John Foxx, un an après son départ du groupe Ultravox, lassé des tournées. C’est l’attrait des synthétiseurs qui forge le nouveau son de Gary Numan. A quelques mois d’intervalles près (janvier 1980 contre septembre 1979) avec Gary Numan, ce disque chez Virgin n’est le premier du courant synthpop (ou pop électronique) publié en Angleterre, mais bien le deuxième, même si monsieur Foxx clame le contraire sur son site web. Mais à l’instar de The Pleasure Principe, les thèmes développés sont très gémellaires. Ils traitent l’un comme l’autre de la déshumanisation du monde (le « passage à l’état liquide par la pression de l’extérieur ») et l’entrée dans l’ère de l’électronique, massivement influencé en cela par la philosophie de The Man-Machine (le clip de « He’s a liquid » avec ses looks androgynes et cravatés) et les sons tranchants de Trans-Europe Express de Kraftwerk. Le nom de l’album fait référence à une sculpture éponyme de l’artiste français Jean Tinguely.

Les lectures de Foxx – et notamment celles de John Ballard et son roman Crash (1973) – l’amène à développer une fixette morbide sur les fantasmes sexuels autour de la vitesse en voiture et les accidents automobiles. Plusieurs chansons épouse d’ailleurs ce thème particulier. La voix de Foxx est toujours détachée et le plus souvent débarrassée de tout affect. C’est un style qui sera pérenne pendant toutes les années 80.

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Thierry Fervant – Univers (1980)

Pochette d'Univers de Thierry FervantAncien chargé de relations publiques dans la maison de disques Barclay, Thierry Fervant, né en Suisse en 1945, a étudié le piano et l’harmonie au Conservatoire de Genève. Il a  travaillé pour des artistes de variétés dans les années 70, avec à la clé pas moins de 300 chansons.

Entre 1980 et 1988, une série quatre concept-albums à large diffusion [Seasons of Life (1981), Blue Planet (1984), Legends of Avalon (1988)] qu’Univers vient inaugurer le fait grimper en bonne place dans les compositeurs de musique électronique reconnus en France. C’est la période où, dans de nombreux pays, ce qui porte l’étiquette synthétiseur se vend extrêmement bien. Aujourd’hui, malheureusement, ses œuvres ont eu une vie limitée. Et Univers restera à jamais comme son meilleur album instrumental. En effet, Thierry Fervant lancera par la suite son studio d’édition musicale, puis œuvrera par la suite beaucoup pour la télévision et le cinéma avec les dernières technologies du son et de l’image haute-définition.

La pochette d’Univers reflète assez bien ce qu’on trouve sur ses deux faces: Un « univers » bien ordonné, selon des critères classiques, répondant à un désir de symétrie et d’équilibre. Tel est, à mon sens, le projet musical du suisse, qui, en alternant morceaux dynamiques et cinémascopiques, veut faire du synthétiseur non un ornement mais une pierre de taille avec laquelle il édifie un projet néo-classique.

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Constance Demby – Novus Magnificat (1986)

Novus Maginificat« Novus Maginificat » est le quatrième album de Constance Demby, et son premier sur le label new-age de Stephen Hill, Heart of space. Cette californienne multi-instrumentiste a aussi pour autre passions la sculpture et la peinture, et, à ce titre, la toile céleste est son lieu naturel de l’expression. Le nom de l’album, qui veut dire « Nouveau maginificat », est sous-titré « Through the stargate », ce qu’on pourrait traduire par « À travers la porte [ou barrière] des étoiles ». Cette composition de 1985, publiée en 1986 en cassette, est la suite directe de l’album Sacred Space Music, composé en 1982 et paru deux ans plus tôt sur son propre label. Demby a d’autant plus soigné son enregistrement qu’elle voulait en faire un chef d’œuvre ésotérique en vue de la date symbolique du 16 août 1987 dit de « Convergence harmonique », rassemblement new age autour d’un obscur rite astrologique. La pochette de l’album est signée Geoffrey Chandler et elle a été réalisée au moment de l’explosion de la navette Challenger.

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Klaus Schulze – Trancefer (1981)

Pochette de Trancefer de Klaus SchulzeTrancefer est le premier album de Klaus Schulze sur le label IC. Il est sorti le 1er Octobre 1981. Pour les besoins de ce disque, singulièrement très court pour le Berlinois, 37 minutes seulement, Schulze s’est entouré de deux autres musiciens, qui auront de la place ultérieurement dans sa carrière, Wolfgang Tiepold au violoncelle et de Michael Shrieve aux percussions. Le son tranché et digital de Schulze (c’est son deuxième album avec des instruments numériques après Dig it, qui a une pochette presque similaire) correspond à une vraie mutation par rapport à sa production des années 70 (même si celle-ci est loin d’être hétérogène). Les sons métalliques tissent une structure d’acier autour des deux autres protagonistes. Klaus Schulze joue sur un séquenceur digital. Les amateurs de musique minimaliste seront ravis jusqu’aux oreilles par cette « drone » de musique.

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