Archives pour la catégorie Disques 80′s

Manuel Göttsching – E2-E4 (1981, 1984)

Pochette de l'album E2-E4 de Manuel GöttschingVoici un album particulièrement important dans l’histoire de la musique électronique. E2-E4 est une pièce de musique enregistrée le 12 décembre 1981 au studio Roma de Berlin au cours d’une heure de session d’enregistrement avec des séquenceurs, une guitare électrique, une boîte à rythmes et divers effets électroniques. Il se compose d’une seule piste, entièrement live, sans retouches, divisée en 9 morceaux. Son nom et le visuel de son pochette font référence à un mouvement d’ouverture dans le jeu d’échecs, dont Göttsching était friand. Certains critiques ont aussi pu assimiler le titre à une ligne de programme d’ordinateur (Göttsching ayant une formation en informatique) ou un clin d’œil au célèbre robot de la Guerre des Etoiles, R2-D2. Ce disque, premier sous son nom et consécutif au démantèlement d’AshRa, en parfait représentant de la musique électronique minimaliste, ne comporte que deux accords, par-dessus lesquels vient se greffer ce qui ressemble fort aux premiers pas de la musique house. Et de fait, quand on écoute l’album aujourd’hui, impossible de dater de… 1981.

(suite…)

Jon and Vangelis – The friends of Mr. Cairo

Pochette de la deuxième version de The Friends of Mr. Cairo de Jon and VangelisThe friends of Mr. Cairo est le deuxième album du tandem Jon Anderson (chant), Vangelis (synthétiseur). À l’époque de sa sortie chez Polydor, deux versions du 33 tours ont été publiées à quelques semaines d’intervalle (sauf semble-t-il au Japon), suite au succès de la bande originale des Chariots de feu de Vangelis. La différence entre les deux albums, outre une pochette et l’inversion des deux faces (la B se retrouvant en A sur chacun des deux), est l’adjonction du titre  I’ll find my way home en ouverture de la deuxième mouture de l’album (celle avec une photo du clip vidéo éponyme sur la pochette). L’album a été enregistré entre les studios Davout à paris et le studio Nemo de Londres.

L’épique titre d’ouverture (12 minutes au compteur), The friends of Mister Cairo, est émaillé de bruitages agressifs et entrecoupé de reproduction de dialogues (assurés par les narrateurs officiels de l’album, David Cocker et Sally Grace) inspiré des films américains des années 30 à 40. Il s’agit des fameux « films noirs » classiques hollywoodiens, en tête duquel se trouve « le Faucon Maltais » (1941) de John Huston avec Humphrey Bogart, qui est cité à la fin de la chanson. On retrouve aussi cette évocation dans le clip du morceau-titre, ramené à 4 minutes, qui met en scène Jon et Vangelis, en complets vestons, au milieu de gangsters en plein méfaits. Mais, en dehors de ce gros calibre en durée et en sifflements de revolvers, le reste des chansons est plutôt calme et fraternel.

(suite…)

Robert Rich – Rainforest (1989)

Pochatte de Rainforest de Robert RichRainforest est un album bien moins figuratif que le dessin qui orne sa pochette ne le laisse entendre. D’ailleurs Robert Rich regrette toujours l’esprit de cette pochette, même si elle a permis de faire vendre plus d’albums qu’un design austère ou chamanique. Premier album de Rich sur le label californien Hearts of space (fondé en 1984 par son ami producteur de radio Stephen Hill), ce sera le plus grand succès commercial de l’artiste. Rainforest est donc un album personnel à plus d’un titre puisque Robert est surtout connu de nos jours pour ses collaborations avec divers artistes de la scène ambient.

L’inspiration pour Rainforest (la forêt vierge) est venue à Rich de composer cette musique en contemplant la forêt voisine du comté de Big Sur, Los Padres National Park, dans le nord-est pacifique des États-Unis. Plus singulièrement, il réagissait à la surexploitation des forêts et leur destruction à des fins mercantiles, notamment en Indonésie et au Brésil. Une partie de l’argent réunie par la vente du disque est reversée à l’organisation écologiste américaine Rainforest Action Network, fondée en 1985, soit quatre ans avant que le chanteur britannique Sting ne se fasse le porte-voix du chef de tribu amazonien Raoni.

(suite…)

Vangelis – Direct (1988)

Pochette de l'album Direct (1988) de VangelisDirect est l’un des albums phares de Vangelis, même s’il est peu cité par les gens extérieurs à son univers qui se cantonnent aux albums 1492, Christophe Colomb ou à Blade Runner. Le nom Direct correspond à la méthode envisagée pour la composition de l’album, et à l’annonce d’une série d’album interconnecté (qui n’eut jamais vu le jour) dans la même exploration musicale et le refus de la « pré-programmation ». Direct correspond à l’époque où Vangelis s’installe en Grèce dans un studio flambant neuf, quittant la maison de disques Polydor pour rejoindre le label Arista, et part de Londres. A partir d’une seule commande, le Zyklus MIDI Performance Sytem, mise au point par l’ingénieur Bill Marshall, Vangelis peut actionner huit synthétiseurs. C’est un album instrumental à 100%, avec instruments électroniques à foison (claviers, séquenceurs et boîtes à rythmes) à part l’intervention du mezzo-soprano Markella Hatziano sur le titre opéra-électro Glorianna et quelques voix d’enfants comme contrepoints. Conformément au titre de l’album, Vangelis a fait de cet album un vaste champ d’expérimentation dans divers sous-catégorie de la musique new age ainsi que de néo-classique et de rock n’roll, avec une plus grande sobriété dans la partie orchestrale. Les mélodies sont comme d’habitude, fulgurantes, et les atmosphères sont chaleureuses. Les voix de l’album typiquement « Vangelis » sont non intelligibles, à part deux « monologues » dits par un technicien de studio qui sont des reminiscences d’Albedo 0.39 et Blade Runner.

(suite…)

Vangelis – Les chariots de feu (B.O., 1981)

La pochette de Chariots of fireAvant les Chariots de feu (titre original : Chariots of Fire, en anglais), Vangelis a produit nombre d’albums, mais ce qui est sûr, c’est qu’après cet album, plus rien ne sera jamais plus comme avant pour le grec autodidacte. En effet, ce disque enlève l’Oscar de la meilleure bande originale de film.
Ce film présente l’histoire vraie de deux sprinteurs britanniques, qui s’affronte sur la discipline reine du 100 mètres lors des jeux olympiques de 1924 à Paris. À cette époque, Vangelis a un pied en Angleterre, puisqu’il compose cette bande originale dans ses studios Nemo à Londres, et le cœur en France, puisqu’il a une fiancée française. L’album est dédicacé au père de Vangelis, qui était lui-même sprinteur, et qui est décédé peu de temps avant la parution de cet album référant.
C’est le producteur du film, David Puttnam, qui, impressionné par les albums Opéra Sauvage(composé pour Fréderic Rossif) et China, pense à Vangelis pour réaliser la musique de ce long-métrage. C’est la première fois que tant de synthétiseurs enjambent cinquante ans d’histoire (l’époque où se passe le film) pour créer une bande-son si technologique, comparativement.

(suite…)

Wally Badarou – Words of a mountain (1989)

Wally Badarou – Words of a mountain (1989) dans CD / Divers 9ffe7220eca020c933cc4010._AA240_.LVoici le deuxième album solo du pariso-béninois de père diplomate, Wally Badarou. Né à Paris en 1955 mais ayant vécu toute son enfance au Bénin, Wally est un autodidacte du piano. Il cultive sa double identité comme d’autres, aussi candide que lui, cultivent leur jardin. En France, il est essentiellement connu pour avoir supervisé le programme musical du bicentenaire de la Révolution en 1989 (au grand dam de –vous savez qui-), aux côtés de Grace Jones et de Jean-Paul Goude. Il a également cofondé le groupe pop Level 42 et travaillé avec Robin Scott. Pourtant l’essentiel du succés international de Badarou est à mettre à l’actif de ses réalisations pour le cinéma.

(suite…)

Kraftwerk – Computer World (1981)

Pochette de Computer WorldComputer World est le fruit d’une réflexion approfondie (trois ans de gestation) sur les interactions croissantes de l’informatique sur la vie quotidienne. Alors que l’album précédent, The Man-machine, était une métaphore sur la mécanisation de leur musique, ce concept-album de 1981 fait une juxtaposition des avantages et inconvénients de l’ère de l’informatique, au-delà de la musique. La pochette de l’album fait figurer les profils stylisés des quatre musiciens dans la lucarne d’un (vieil) ordinateur, sur un fond jaune vif. Certes, si la pochette n’indique en rien la musique, les photos de la pochette intérieure sont plus parlantes avec des vues des mannequins de l’album précédents devant leurs consoles d’instruments.

Computer World est le disque le plus court de tous les albums des studios Kling Klang, moins de trente-cinq minutes, mais il est parmi les plus denses. En tous cas, c’est celui qui fera l’objet de nombreux samples, que ce soit à Chicago ou à Détroit.

Le morceau-titre, Computer World, égrène le nom d’officines de surveillance, telles Interpol, le FBI ou encore Scotland Yard. Il semblerait qu’après les robots d’Asimov et de Fritz Lang, Kraftwerk illustre à sa manière la société de l’espionnage numérique à la George Orwell.

Pocket Calculator est un titre plus léger, plus sautillant. C’est d’ailleurs ce titre qui sera utilisé comme single pour lancer la promotion de l’album. Il incorpore des bruitages de machines à calculer, qui sont commentés par Ralf, comme un enfant qui prend un jouet plus au sérieux qu’il ne devrait. En tous cas, on sent que la découverte de tout l’équipement miniature (stylophone, mini-clavier) qui a entouré la promotion de l’album a énormément diverti les membres du groupe, y compris les deux batteurs, qui jouent avec des pads rétrécis. Le couplet (à 0:30 et 1:10) et le chorus (de 2:50 jusqu’à la fin) de la chanson est une mélodie dodelinant sur deux notes, qui passe à juste titre pour une préfiguration de la « house music ».

(suite…)

1234

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont