Archives pour la catégorie Disques 90′s

Conrad Schnitzler – Con Repetizione (1994)

Pochette de Con Repetizione de Conrad Schnitzler::Critique rédigée par Frank Boisgontier:: La carrière de Conrad Schnitzler est dès plus impressionnante. Que ce soit au sein de Tangerine Dream, de Kluster ou en solo, ce musicien né en 1937 n’a jamais cessé, depuis le milieu des années 60, de créer une musique toujours très expérimentale et souvent basée sur l’utilisation d’instrument électroniques.

« Con Repetizione », paru en 1994, comporte deux pistes de trente minutes chacune, sobrement appelées « Part 1 » et « Part 2 », dans cette grande tradition initiée par la musique électronique (au sens très large) des années 70.

Avec cette œuvre, Conrad Schnitzler s’inscrit très nettement dans la mouvance « répétitive » dont les pionniers s’appellent La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass ou Steve Reich. « Con Repetizione » est même très proche des expérimentations des années 70 de ce dernier: à l’instar de « Six Pianos », un chef d’œuvre de Reich, les deux morceaux se composent d’une superposition de motifs mélodiques qui se superposent, s’intercalent et se répondent.

(suite…)

Brian Eno – Nerve Net (1992)

Pochette de Nerve Net de Brian Eno (1992)..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Brian Eno a toujours été à l’avant-garde de la musique électronique. Que ce soit au sein de Roxy Music au sein duquel il faisait passer tous les instruments du groupe à la moulinette de son VCS3, en duo avec Robert Fripp, Cluster, Harold Budd ou David Byrne ou en solo, comme musicien ou comme producteur, Eno a toujours chercher à avancer, aller là où les autres ne pensaient pas (ou n’osaient pas) aller. L’influence de ses travaux sur la musique électronique (et bien au-delà) est énorme, de l’ambient jusqu’aux délires sonores du «Achtung baby» de U2. Pourtant, jamais Eno ne s’est reposé sur ses lauriers ou, contrairement d’un Phil Spector ou, à une certaine époque, de Trevor Horn (Art Of Noise, Frankie Goes To Holywood, Yes…), il ne s’est enfermé dans sa tour d’ivoire.

(suite…)

Robert Fripp – A Blessing of Tears (1995 Soundscapes Volume 2)

Pochette de ''A blessing of Tears'' de Robert Fripp..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Robert Fripp est un guitariste britannique né en 1946 et principalement connu pour être le fondateur du groupe de rock progressif King Crimson. Il a aussi joué le rôle de producteur (notamment pour Peter Gabriel) et fondé sa propre académie de guitare destinée à enseigner la méthode qu’il a lui-même mise au point.
Les activités musicales de Fripp, basées sur l’utilisation de la guitare, reposent aussi sur l’utilisation de tout un tas de dispositifs électroniques destinés à complètement modifier le son de son instrument. Ainsi, dans les années 70, il publie, avec Brian Eno, des albums de musique électronique très expérimentale basée un système d’écho infini (basé sur deux magnétophones s’enregistrant mutuellement) mis au point par Eno et le son de guitare traité. Ces œuvres posent les bases de ce que l’on appellera l’ambient dont Eno sera le maître à penser et le chantre durant des années. Fripp développe alors un style de musique improvisée très personnelle qu’il base sur un système d’écho à bande et de traitements sonores électroniques qu’il baptise « frippertronics » (contraction de « fripp » et « electronics »). Ces «frippertronics» peuvent notamment être entendus sur le premier album solo de Fripp, « Exposure » qui date de 1979.

(suite…)

Lightwave – Nachtmusik (1990)

Pochette de Nachtmusik de Lightwave..::Article rédigé par Frank Boisgontier::.. Lightwave est un groupe français fondé en 1985 par Christoph HARBONNIER et Christian WITMAN, auxquels se joindrons plus tard Paul HASLINGER (ex-Tangerine Dream) et le violoniste Jacques DEREGNAUCOURT.

« Nachtmusik » est leur premier album, publié en 1990. Il se compose de deux morceaux, « Nachtmusik » et « Just Another Dream« , chacun faisant aux alentours de 20 minutes.

Avec Lightwave, on plonge dans une musique électronique qui ne fait ni dans l’esbrouffe ni dans la facilité, mais qui emmène l’auditeur dans des paysages électroniques inédits, qui font penser parfois à Ligetti. La musique de Lightwave s’écoute avec attention, et si elle paraît exigente, l’effort qu’elle demande est toujours récompensé. On sort grandit d’une musique pareille.

Composés et interprétés sur un set-up assez éclectique (synthétiseurs ARP, RSF, Korg, sampleurs Akai), enregistrés de main de maître par Michel Geiss lui-même (aux côtés de Mireille Landmann), « Nachtmusik » et « Just Another Dream » s’affranchissent des mélodies simples et tissent une atmosphère unique. Un voyage rare et unique dans la musique électronique.

L’album a été enregistré en direct au studio Malibu (Parmain, France) entre mai et juillet. Mixé à Digital Services (Paris) en mai 1990.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site web officiel de Lightwave.

 


> Track-list 


 

  1. Nachtmusik (23:30)
  2. Just another dream (32:29)

The Chemical Brothers – Exit Planet Dust (1995)

Pochette d'Exit Planet Dust des Chamical BrothersExit Planet Dust est le premier album des Chemical Brothers, sorti en 1995. Le titre de l’album est une référence ironique au premier nom de la formation composée de Tom Rowlands and Ed Simons, qui leur a été retiré à la suite d’une plainte d’une formation californienne éponyme proche des Beastie Boys.

Le son de cet album se caractérise par son utilisation de crissements et de bruits étouffés de guitare électrique, et de nombreux breaks de batterie. Cet album, l’un des premiers du genre big beat, tournera massivement sur les platines des sets des DJ à travers le monde.

Le titre Song to the Siren a été le premier single des Dust Brothers (tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement), et il comprend un sample de la voix de Lisa Gerrard de la chanson Song of Sophia de Dead Can Dance. C’est une nouvelle version mixée en live un an plus tôt, avec des samples des groupes Meat Beat Manifesto et This Mortal Coil, qui figure sur l’album. Autre titre de la même époque acid des Dust Brothers, Chemical Beats, qui est une démo assez efficace de la machine centrale de l’album, la Roland TB-303. 

(suite…)

The Prodigy : The Fat of the Land (1997)

Pochette de The Prodigy, The Fat of the Land (1997)The Fat of the Land est le troisième album de « The Prodigy » (même si leur logo ne contient le « The », il faut le mentionner), et celui qui a connu le plus grand succès dans le monde. Il a placé au pinacle le big beat en tournant le dos à la scène dance pour toucher plus au son rock, plus accessible et universel. C’est aussi leur disque le plus subversif.  Le son de Prodigy oscille entre composantes trance et rock aux riffs de guitare électrique saturés. Derrière l’ordinateur, Liam Howlett manie l’art du sample avec dextérité. En tant que producteur et que compositeur de l’ensemble des titres de l’album, c’est à lui (et dans son ombre, Matt Cameron de Soundgarden) que revient tout le mérite d’avoir fait un album « générationnel », plus encore que l’album pour la « jilted generation« . Et puis les médias aiment bien les choses générationnelles, n’est-ce pas ?

La présence de Kool Keith, du groupe pionnier hip-hop Ultramagnetic MCs sur le titre Diesel Power, donne du corps aux textes assez secs et répétitifs (écoutez les 9 minutes de Narayan pour vous en convaincre) qui caractérisent l’album. C’est aussi des Ultramagnetic MCs que provient le sample principal de « Smack my bitch up » dont nous reparlerons plus loin. Parmi les titres les plus faibles de l’album, citons Climbatize mais surtout Funky Shit. Funky Shit contient un sample d’une chanson de leurs alter-ego, les Beastie Boys, « Root down », avec des bruitages de scie sauteuse et de jeu vidéo. Avec «Serial Thrilla», Prodigy ne craint pas de se caricaturer lui-même sur le thème: «Sample de guitare électrique au kilomètre». L’album se conclue sur Fuel my fire, une reprise du groupe grunge californien L7, au son bien agressif.

(suite…)

Depeche Mode – Violator (1990)

Pochette de Violator de Depeche ModeViolator est l’album qui m’a fait découvrir Depeche Mode, et je dois à la vérité de dire que même si l’on peut reconnaitre une certaine constance au groupe anglais, il n’a pas égalé cet album depuis. Avec Violator, Martin Gore (le compositeur du groupe) a mis un peu de côté son propre égo et le côté parfois alambiqué des compositions précédentes du groupe (Black Celebration et Music for the masses) de plein gré pour donner davantage davantage de liberté de création à ses compagnons Dave Gahan, Andrew Fletcher  et Alan Wilder. Tentant de capturer l’esprit rock de Joy Division en distillant la guitare avec parcimonie, il faut dire que Depeche Mode a su s’échapper du style  »catchy » et des contraintes formelles qu’il avait élaboré. Seuls subsistent réellement du Depeche Mode des années 80 (même si l’enregistrement de l’album commence en 1989, avant de se poursuivre dans plusieurs capitales européennes) les mini-morceaux de transition incorporés comme Interlude 2/Crucified (dans Enjoy the silence) et Interlude 3 (dans Blue Dress). Ainsie public rebuté par les boucles lancinante de People are people trouvait matière avec Violator a lui donner un tout autre crédit.

(suite…)

12345...7

BLOG DES AMIS DE GEORGETTE ... |
impressionism |
lorie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Matt Pokora
| Clan d'estime
| blog de Nicolas Caumont