Archives pour la catégorie Disques 90′s

Rick Wright – Broken China (1996)

Pochette de Broken China de Rick WrightBroken China est le deuxième album solo de Richard Wright, douze ans après le premier, le claviériste et membre le plus discret du grand groupe Pink Floyd, qui est malencontreusement décédé en 2008 d’un cancer.

Il est né de la collaboration de Rick Wright à la composition et d’Anthony Moore aux paroles et aux arrangements. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour la tournée de Division Bell. C’est dans le studio Harmonie, le studio personnel de Richard en France, que l’album a été conçu.

La pochette de l’album est réalisée par un habitué des visuels des Floyd, Storm Thorgerson. Sur le recto, une femme se désintègre en carreaux de céramique, au bout d’un plongeon dans l’eau. Cette allégorie correspond à l’instrumental qui démarre l’album « Breaking Water ».

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Cassius – Cassius 1999 (1999)

Pochette de Cassius 1999Cassius est né de la rencontre de Philippe Zdar d’une part, et de Boom bass (Hubert-Blanc-Francard), « produit détachable » d’Etienne de Crécy, et accessoirement frère du soulman Sinclair, d’autre part. Mais ces deux complices sévissaient déjà sous le nom de La Funk Mob. Avec le tube Cassius 1999, ces anciens complices de MC Solaar (sur ses trois premiers albums qui, malheureusement, n’ont plus de place dans les rayons des gros disquaires) explosent sur la scène de la French Touch.

Avec le remix (ou devrait-on dire son démix) de « Cassius 1999 », son sample extensif de Donna Summer (Love is just a breath away) et ses râles de plaisir féminin et sa litanie de  »Cassius is in the house », Cassius fait résonner ses décibels sur les discothèques du monde entier.

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Aphex Twin – Richard D. James Album (1996)

Pochette du Richard D. James album d'Aphex TwinVoici l’album qui est le joyau du label Warp Records de Sheffield. Il est difficile de ne pas définir le terme « Intelligent Techno », courant que Richard James a popularisé en Angleterre et au-delà. Musique relativement inadaptée au pistes de danse, l’I.E. (ça fait classe d’utiliser les abréviations), émerge au début des années 90 avec un groupe comme The Future Sound of London, et donc, le label Warp. Il s’agit de l’album le plus salué par la critique de Richard D. James, alias Aphex Twin (alias aussi Polygon Window ou The Dice man), ainsi que le plus court (32’57), sans être pour autant nerveux. Ou quand la transpiration se fait à la fabrication du disque et non pas à son écoute.

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Moby – Play (1999)

Play de MobyPlay est l’album qui apportera le succès international à Moby. Il est classé numéro un en Angleterre. Son heure et quelque de pop ambigüe s’est vendu à deux millions d’exemplaires à travers le monde.

En guise de commentaire écrit à sa musique, Moby se contente de présenter une nouvelle fois sa cause végétalienne, déjà explicité dans Animal Rights, et son dégoût de la violence en général.  Il a la prévenance de s’excuser de cet aparté dans la même foulée, souhaitant qu’on adhère à son discours et à sa musique dans les mêmes proportions. En redoutable homme d’affaires, il met sa musique sous License commerciale pour de grandes marques à travers le monde, pour que la publicité amplifie sa propre notoriété. En France, ce sera une marque automobile qui s’emparera des droits de Porcelain, avant que le trouble venu des émissions de Gaz à effet de serre n’amène Moby à réviser ses positions. Pour les amateurs de sens, mieux vaut jeter un œil aux photos intérieures d’Yzabel Zu Innhausen, qui présente Richard en énergumène désarticulé. En 1999, Moby est le symbole de la jeunesse new-yorkaise (la ville qui ne dort jamais) branchée, aux deux sens du terme.

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Björk – Debut (1995)

Pochette de Debut de Björk Debut est le premier album de Björk Gudmunsdottir, alias Björk. La fantasque islandaise pose sur la pochette pour Jean-Baptiste Mondino avec l’air recueilli qui cache toute sa force de caractère.
À l’origine de « Debut », il y a la rencontre de la jeune femme avec le producteur de Soul II Soul, Nellee Hooper. Dans le texte de la jaquette, Nellee affirme avoir réécouté chacune des 12 chansons de l’album plus d’une centaine de fois. Le complice de « debut » cosigne la moitié des chansons. Björk, qui vient de sortir du groupe « Sugarcubes », quitte l’Islande pour trouver dans la scène de Bristol (Tricky, Talvin Singh [qui signe la direction des cordes], Massive Attack) l’inspiration et l’aide qui feront de son monde conte de fées une « success story » au sein du label One Little indian d’Island Records.

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…I care because you do – Aphex Twin (1995)

Pochette d'''...I care because you do''Difficile de cerner Richard D. James. Tout d’abord en raison du nombre de pseudonymes qu’il a utilisé, se dédoublant sous une autre identité mystérieuse à chaque fois qu’il collaborait avec un autre artiste de la scène techno et électro. Ensuite, comment interpréter le sourire carnassier qui orne la pochette de son quatrième album, un autoportrait au regard inquiétant ? Le natif d’une famille modeste de Cornouailles a la particularité d’avoir perdu son jumeau avant sa naissance, d’où le pseudonyme Aphex Twin (jumeau en anglais).

Nous sommes en 1995. Depuis son premier enregistrement Analogue Bubblebath, Aphex Twin (AFX pour les initiés) n’a cessé de multiplier les expérimentations avec les échantillonneurs et le son chaud des synthétiseurs analogiques. Sa passion du synthétiseur ne date pas hier : à l’age de seulement 14 ans, Richard avait déjà bricolé le sien. Après le succès critique de ses Selected Ambient Works 85-92, vient le succès tout court.

« …I care because I do » décroche le titre d’album indépendant le plus vendu en Angleterre. L’album est découpé en quatre parties de trois morceaux ; Side A, B, 3 et 4) et ses titres s’étalent de 1990 (il a alors 29 ans) à 1994. Les titres de l’album sont pour moitié des anagrammes de « The Aphex Twin » ou « Aphex Twin ».

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Portishead – Dummy (1994)

Portishead - Dummy (1994) dans CD / Divers 41u7h-mHy3L._SL500_AA240_

Dummy est un disque envoutant, et cela est dû en grande part à la voix ténébreuse de Beth Gibbons. Elle partage l’affiche de Portishead avec le DJ et programmeur Geoff Barrows, qu’elle a croisé à Bristol. Mais il ne faut pas pour autant minimiser l’apport essentiel de la guitare très rhythm’n’blues de Adrian Butley, qui coproduit l’album et cosigne la musique de la plupart des titres. Il joue même du theremin sur le titre d’ouverture, Mysterons. On navigue dans les soubresauts de la platine de Barrows, qui est soutenu par le jeu de batterie disloqué de Clive Deamer. Les éclats de voix de Gibbons l’entraîne sur le territoire de Billie Hollyday. Parmi les grands noms qui sont samplés, on peut citer Lalo Schifrin (le compositeur du thème de Mission : impossible), les jazz-rockeurs de Weather Report, ou bien encore Isaac Hayes. On ne répétera jamais assez combien le choix d’un sample dépasse le cadre étroit de sa musicalité intrinsèque.

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