Archives pour la catégorie Disques 90′s

Fat Boy Slim – You’ve come a long way, baby (1998)

You've Come A Long Way, BabyUn homme seul et des centaines de vinyls, c’est le point de départ  du disque You’ve come a long way, baby. Norman Cook, le DJ qui se représente sous les traits d’un « américain moyen » aux corps joufflu et au visage poupon, nous entraine sur la trace de quelques-unes des fiertés de sa discothèque personnelle. Il sort de ses rayonnages des samples de The James Gang, des Just Brothers (Rockafeller Skank) ou encore le bluesman Camille Yarborough (Praise you) et John Barry. À la fin des années 90, Norman Cook est l’un des deux fondateurs du groupe d’acid jazz Freakpower (programmations, voix et même guitare), ainsi que des Housemartins (où il occupe le rôle de bassiste dans les années quatre-vingt) et de Beat international. Avec l’album Better Living Through Chemistry en 1997, il commence à mélanger les styles musicaux, et en profite pour fonder son propre label, Skint Records. L’année suivante, officie ici sous l’étendard « big beat », mouvement qu’il a contribué à faire émerger au plan international, et ce deuxième album est une sorte d’aboutissement pour lui. L’artiste systématise durant une heure environ les rythmiques lourdes à base de roulements accélérés de « caisses claires », et autre break de batterie, à l’image de ceux des Chemical Brothers, qui sont ses camarades et modèles revendiqués comme tels.

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Massive Attack – Blue Lines (1991)

Pochette de l'album

Le son de Bristol nait avec le premier album de Massive Attack, Blue lines. Plus précisément, l’album a été enregistré entre Londres (notamment dans les mythiques studios d’Abbey Road) et la Coach house de
Bristol. Le collectif Massive Attack se compose à l’époque principalement de 3d-delnaja, mushroom vowles, daddy g marshall, qui sont crédité aux samples. Tricky (qui fera la carrière solo que l’on sait), Shara Nelson et le jamaïcain Horace Andy assurent les parties vocales.
Le nom définitif du groupe corrrespond à son engagement anti-guerre (du Golfe à l’époque). Au départ, le groupe ne s’appelait que « Massive ».D’ailleurs ce n’est que dans une réédition que le nom complet apparaîtra.
Auparavant, l’embryon du groupe dans les années 80 se nommait « Wild bunch ».

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Groove armada – Vertigo (1999)

Pochette de Vertigo de Groove ArmadaLe second album de Groove Armada après Northern Star, Vertigo, a la pochette austère d’une image à colorier, et il est vrai qu’il faut une certaine imagination pour parvenir à catégoriser leur musique. Tom Findlay and Andy Cato sont des surdoués de la MAO, approchés par des pointures de la pop telles qu’Elton John.

Leur musique : Ambient ? Dance ? Downtempo ? Rap ? À vrai dire, un peu de tout cela. Mais le groove, bien sûr, fait le liant.
L’art du duo Groove Armada est de faire plus avec moins. Quelques samples, pas plus. Mais l’inspiration de ce « peu » permet toujours de « tout » faire tenir ensemble. De surcroît, les amis de Cambridge ont l’élégance de citer tous les auteurs des morceaux samplés dans les créateurs de leur musique. La musique est faussement facile d’accès, et l’on y prend plaisir même après plusieurs écoutes. Le succès du titre At the River et du remix d’If everybody looked the same définissent deux pôles clairement inverses de musique tantôt up tantôt downtempo.
 

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Vangelis – Voices (1995)

Voices de VangelisL’album Voices de Vangelis renvoie au désir de son créateur d’incorporer les voix au synthétiseur. Pour ce faire, il a convoqué les chanteurs Caroline Lavelle, Stina Nordenstam, Paul Young, pour qu’ils écrivent les paroles et interprètent leurs propres titres. Sur cet album, il y a deux français pour épauler le grec : Philippe Colonna, au mixage, et Frederick Rousseau, qui coproduit, plus un coup de pouce de John Martin. C’est un des albums les plus doux de Vangelis. Le morceau-titre, Voices, est un puissant « hymne », qui rappelle beaucoup la recette de l’ouverture de 1492, Christophe Colomb. Pour ce titre de sept minutes, Vangelis a demandé à la troupe de l’Opéra d’Athènes de lui donner une piste d’envol idéal pour ses élans cuivrés. Sa mélodie immédiatement mémorisable et son tempo militaire donne au disque une ouverture martiale.

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Deep Forest – Bohème (1995)

Pochette de l'album Bohème de Deep Forest4etoiles.gif Troisième voyage dans l’univers de Deep Forest, Bohème est la rencontre idyllique du synthétiseur, du sampling (car il y en a beaucoup à l’intérieur) et des chants du monde. Après le disque aquatique qu’était « Pacifique », c’est aux couleurs d’une forêt d’automne que nous convie les deux maestros français du courant New Age / Synth pop. À l’origine du disque, il y a la fascination exprimée par Eric Mouquet et Michel Sanchez pour les chants tsiganes (Hongrie et Transylvanie), auxquels il convient d’ajouter le chant folklorique russe, sud-asiatique et indien.

C’est aussi l’album de la consécration pour le groupe français. Non content d’avoir été le groupe ayant vendu le plus de disques cette année là en France, Bohème leur permet de décrocher un Grammy award (l’équivalent des victoires de la musique aux États-Unis) de meilleur album de musique du monde en 1996, et sont à nouveau nominés pour le titre de meilleur groupe de l’année aux Victoires de la musique 1996 (après 1993). Les publicités surfent sur le succès de nos petits frenchies, avant que le cinéma ne leur fasse à son tour les yeux doux. Le « genre Indien » marche très fort cette année là à l’international, puisque, coincidence, sort au même moment parait le premier disque d’Indians sacred spirit, qui cartonne également avec le single Yeha-Noha. Le talent des deux musiciens et leur appétit constant pour de nouveaux territoires musicaux est ainsi heureusement récompensé.

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Enigma – Le Roi est mort, vive le Roi ! (1996)

Enigma - Le Roi est mort, vive le Roi ! (1996) dans CD / Enigma 41CG1YJVWQL._AA240_Voici un des albums définissant le mieux, selon moi, Enigma. Reprenant tous les éléments du premier album mais cependant moins riche en chants grégoriens, Michael Cretu a sû fortement aménager l’espace avec des sonorités très planantes et riches, de ce fait le point négatif de la pauvreté des sonorités est comblé, à notre plus grand bonheur ! Un autre point à ne pas manquer, nitre homme à tout faire prête désormais sa voix sur la plupart des morceaux, sa voix hante les morceaux comme s’il chantait dans une Eglise ou dans une vallée. On peut s’imaginer sans difficulté Michael Cretu chanter, bras écartés, sur le haut s’une colline verdoyante.

Cet album est de plus beaucoup plus entraînant que MCMXC a.D. et beaucoup plus hypnotiques aussi, la voix de Michael Cretu y étant pour beaucoup… Cet album est beaucoup plus électronique que le premier.

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Enigma – MCMXC a.D. (1990)

Pochette de l'album MCMXCLe premier album d’Enigma est un choc visuel (du fait de la pochette qui met en scène la croix) et sonore (les gémissements du Sandra). L’univers Enigma s’ouvre à nous, une atmosphère aérienne, l’album s’ouvre sur une invitation au voyage que l’on s’apprête à faire. Après l’hypnotisme du premier morceau, on remarque que le mariage entre chants grégoriens, instruments acoustiques, voix sensuelle (sexuelle pour reprendre les termes de Michael Cretu) et le rythme très électronique se fait très naturellement, comme si cela coulait de source.

Cet album est très reposant reprenant les thèmes de Dieu et du diable, de la sexualité et donne vraiment une nouvelle vie aux chants grégoriens, les présentent sous une autre facette.

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