Archives pour la catégorie Disques 90′s

You My Baby & I d’Alex Gopher (1999)

Pochette de You, my baby and IDans la musique ambient made in France, on ne peut éviter d’évoquer le cas d’Alex Gopher. Cofondateur avec Etienne de Crécy et Pierre-Michel Levallois du label Solid en 1994, Alex Gopher a commencé sa carrière au milieu des années 85 en tant qu’ingénieur du son. Il a collaboré avec les futurs membres d’Air et Xavier Jameaux dans le collectif Orange (on se souvient tous de sa « tubesque » prestation sur la compil Superdiscount), et fait pas mal de remixes aussi bien pour des artistes pop (Teri Moïse, Héléna Noguerra et Jean-Louis Aubert) que dance (Bob Sinclar, ancien de Solid) et aletrnatif (Nouvelle Vague). Il a depuis travaillé avec Demon, pour le projet Wuz à l’initiative duquel se trouve le grand couturier Yves Saint-Laurent. Alex Gopher a sorti un album éponyme en 2007.

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Vangelis – 1492, Christophe Colomb (1992)

Pochette de l'album '1492, Christophe Colomb'En 1992, pour les cinq-cent ans de la découverte de l’Amérique, Ridley Scott tourne le long-métrage 1492, Christophe Colomb, avec Gérard Depardieu et Sigourney Weaver. C’est donc Vangelis qui va une nouvelle fois être chargé de la mise en musique, eux, qui ont déjà collaboré sur Blade Runner. Il a été nominé aux Golden Globes de 1993 pour la meilleure musique de film. Le disque a été enregistré à Paris sous la houlette de Philippe Colonna (Mixage et enregistrement)  et de Frederick Rousseau (coproducteur de l’album). Il faut également noter que deux autres collaborateurs de jarre sont de la partie. Il s’agit de Xavier Belanger, l’ethnologue qui a présidé aux sons ethniques de Zoolook, et Denis Vanzetto, l’ingénieur du son sur Rendez-vous et Revolutions.

Dans le livret, Ridley Scott déclare qu’il a d’office voulu une musique qui fasse le pont entre le quinzième siècle et l’époque d’aujourd’hui. Nombre d’instruments traditionnels viennent compléter les synthétiseurs fétiches de Vangelis : guitare andalouse (sur Deliverance et Moxica…), mandoline, flûtes et violons. Avec ce disque, Vangelis a signé son plus gros succès commercial, et son thème le plus universellement mémorisé (Conquest of Paradise).

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Eric Serra – Nikita (1990)

Pochette de NikitaDeux ans après le succès du Grand Bleu, Eric Serra et Luc Besson consolident leur fructueuse collaboration avec la bande originale du film Nikita. Le film, qui met en scène Anne Parillaud (qui épousera Jean Michel Jarre en 2005) dans le rôle d’une femme tueuse à gages, est propice à de nombreuses illustrations sonores. Avec la reconnaissance du Grand Bleu (trois millions d’albums bleus écoulés), Serra fonde son studio d’enregistrement, X-plore, et sa propre compagnie de production, the X-Plorians. Cette B.O. récoltera un César de meilleure musique de film en 1989, et une nomination aux Victoire de la musique variétés. Le style, même si la partie rythmique et basse a beaucoup de similitudes avec le Grand Bleu, est plus sombre. L’aspect synthétique est nettement plus poussé que dans les travaux précédents. Les titres en exergue de cet album sont Learning Time, ЛPOKMOP et The Dark Side of Time.

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Decksanddrumsandrocknroll -Propellerheads (1998)

Pochette de l'album 'Decksanddrumsandrocknroll'Dommages et désintérêt. Ayant apprecié leur collaboration avec Shirley Bassey (sur l’excellent et soft History repeating), je pensai que ce disque avait un réel potentiel extatique, et que le single en donnait couleur, et non pas seulement l’illusion. Mais il faut dépasser les mythes (fut-ce-t-il James Bondien) pour s’approcher de la réalité quelque peu exténuante de l’écoute prolongée de ce disque. L’alchimie entre le claviériste Alex Gifford et le programmeur / batteur Will White n’opére que par instants. Certes, j’ai passé de bons moments, comme sur « Take California » quand ça joue pour de vrai, et que les samples apportent un vrai plus.

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Future sound of London – Cascade (1997)

Pochette de 'Cascade'Voici un disque très singulier, qui fait partie de mes coups de cœur en musique électronique expérimentale. The Future sound of London est un groupe que l’on peut qualifier de techno ambient ou « no beat ». Garry Cobain et Brian Dougans, les deux anglais du duo, se sont fait une spécialité d’enrober son auditeur dans une atmosphère singulière, étalée sur la durée de longues plages escarpées. Cascade est une suite électronique en six parties, qui sont reliées entre elles par de courtes transitions.

Une trame initiale de bruitages électroniques est soutenue par deux longues nappes. Puis, de digressions en distorsions, on retrouve le son de flute et le koto qui en caractérise les seules mélodies apparentes. Mais les choses ne font que commencer.

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Air – Moon Safari (1998)

Pochette de l'album 'Moon Safari'.Air commence à enregistrer les premiers morceaux de Moon Safari en 1997, sous le patronage de Jean-Jacques Perrey, avec lequel il signent le titre Remember. Le duo versaillais Air a contribué à mettre sur orbite l’expression « French Touch », qui désigne dans le monde entier la fibre émotionelle de la musique électro française et cette capacité des artistes électroniques français à faire de bien plus gros cartons à l’étranger qu’à l’intérieur de l’hexagone. Le gros de l’album est enregistré à Paris. Jean-Benoit Dunckel (synthétiseurs) et Nicolas Godin (basse électrique et acoustique, guitare et synthétiseur). Les synthétiseurs les plus utilisés sont des vieux analogiques (des années 70 et 80) au son monophonique : korg MS20, et mini moog pour les mélodies, clavier solina pour les cordes. Une partie de l’album est enregistré pour la parties cordes symphoniques dans les mythiques studios d’Abbey Road, à Londres par David Whitaker. Le disque sort en janvier 1998, et ils empochent l’année suivante une Victoire de la musique dans la catégorie « Techno / dance » (sic) bien méritée.  

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Mike Oldfield – Amarok (1990)

Pochette d'AmarokPeut-on faire une critique d’Amarok, de Mike Oldfield ? Honnêtement, quand on regarde les faits, on peut légitimement baisser les bras. Une piste d’une heure et quelques poignées de secondes de musique, sans structure apparente. Une gamme d’instruments joués par Mike Oldfield aussi longue que le bras : de toutes les guitares possibles et imaginables à la cornemuse en allant jusqu’à l’improbable : la brosse à dents, le sceau d’eau frappé par un marteau, des pétards, des jouets et des cuillères. Je crois qu’il doit y en avoir une soixantaine au total. Une distribution qui relève de l’inventaire à la Jacques Prévert. Il y a quatre musiciens additionnels, ont tous participé à l’enregistrement d’Ommadawn, en 1975, notamment Paddy Maloney, qui a travaillé sur On horseback. Disque Inuit (enfin le titre seulement, qui signifie « le loup » dans cette langue du grand nord) euh… devrai-je dire inouï, Amarok a une place particulière dans la carrière de Mike. Version anarchiste d’Ommadawn, Amarok était projeté de s’appeler Ommadawn II, pour avoir un impact commercial maximum.

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