Archives pour la catégorie CD / Klaus Schulze

Klaus Schulze – Trancefer (1981)

Pochette de Trancefer de Klaus SchulzeTrancefer est le premier album de Klaus Schulze sur le label IC. Il est sorti le 1er Octobre 1981. Pour les besoins de ce disque, singulièrement très court pour le Berlinois, 37 minutes seulement, Schulze s’est entouré de deux autres musiciens, qui auront de la place ultérieurement dans sa carrière, Wolfgang Tiepold au violoncelle et de Michael Shrieve aux percussions. Le son tranché et digital de Schulze (c’est son deuxième album avec des instruments numériques après Dig it, qui a une pochette presque similaire) correspond à une vraie mutation par rapport à sa production des années 70 (même si celle-ci est loin d’être hétérogène). Les sons métalliques tissent une structure d’acier autour des deux autres protagonistes. Klaus Schulze joue sur un séquenceur digital. Les amateurs de musique minimaliste seront ravis jusqu’aux oreilles par cette « drone » de musique.

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Klaus Schulze et Lisa Gerrard : Live at Loreley (18/07/2008)

Rheingold, double CD avec Klaus Schulze et Lisa Gerrard.Le jour de la Saint-Valentin on ne pouvait attendre autre chose de ma part que de vous raconter une belle histoire d’amour entre un homme et une femme… Sauf qu’ici, il s’agit d’amour de la musique. Je vais vous parler à la fois du concert du Loreley et de la captation qui a été publiée dans la foulée.

Après s’être rencontrés en novembre 2007 dans le studio du claviériste allemand, l’australienne Lisa Gerrard (Dead can dance) et Klaus Schulze ont unis leur talents pour réaliser Farscape, à la mi-2008, un double album de collaboration. Le vendredi 18 juilllet, pour accompagner la sortie de Farscape, les deux sommités se sont donnés rendez-vous au Festival Night of the Prog, à Loreley en Allemagne. Les vétérans de Tangerine Dream était à l’affiche le même soir. D’autres rescapés des années 70, entre autres, étaient également en piste : les mellotonesques Barclay James Harvest et Roger Hodson (ex-voix de Supertramp), pour complèter la programmation du week-end. La santé de Klaus lui permettant de monter sur scène à ce moment-là (il avait annulé plusieurs concerts au mois de mars et d’avril), c’était un moment rare de pouvoir admirer, moyennant 65 euros minimum, l’aisance du Berlinois derrière une pile de claviers, rejoint au cours de la soirée par Lisa Gerrard, pour interpréter deux titres. Quant au titre de l’album, l’or du Rhin, c’est un nouveau clin d’oeil de Schulze à sa passion pour Richard Wagner.

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Klaus Schulze – Irrlicht (1972)

Pochette de IrrlichtIrrlicht parait en 1972. Après avoir cosigné des disques avec Tangerine Dream et sa formation Ash Ra Tempel, c’est le premier d’une très longue série d’albums personnels de Klaus Schulze. Sa pochette est le reflet d’une des grandes passions de l’époque, à savoir celle de la communication humaine avec les civilisations extra-terrestre (une parabole tournée vers une planète qui ressemble à Saturne).

D’ailleurs, avec Irrlicht, la musique de Schulze semble très extra-terrestre, côté planant oblige !
Il est sous-titré « Quadrophonische Symphonie für Orchester und E-Maschinen », ce qu’on pourrait traduire par « Symphonie quadriphonique pour orchestre et machines électroniques ».
Le disque se compose d’une première face, majestueuse, « Ebene » (29 :00), qui comprend une sous-partie « Gewitter energy rise energy-collaps », et d’une deuxième face, qui s’intitule « Exil Sils Maria ». La musique cosmique voulue par le berlinois se dessine en transparence de cette pastorale électronique à plusieurs instruments.
La version remasterisé sortie chez Revisited Records contient une piste bonus, Dongeon, que je n’ai pas pu écouter.

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Klaus Schulze – Moondawn (1976)

Moondawn de Klaus SchulzeJanvier 1976. Après le disque Timewind, Schulze s’associe au batteur Harald Grosskopf (membre du groupe rock progressif allemand de Jürgen  Dollase, Wallenstein) pour composer deux longues pistes atmosphériques de quasiment une demi-heure chacune.

Enregistré au studio Panne-Paulsen à Frankfort pour le label Brain, Moondawn parfait l’art séquentiel et cathartique de Klaus Schulze (KS). Ce sera le premier succès commercial pour le berlinois (400.000 disques vendus), qui avait acquis une certaine popularité par le biais de ses concerts. Le disque avec ses trois morceaux (dont un bonus) sera réédité en 1995 pour Manikin Records et en 2005, dans le cadre de l’inventaire discographique de Revisited Records. Il faut savoir qu’une version retouchée à la marge par KS (depuis le master) circule à sa petite échelle de passionnés.
Du fait de l’apport de Grosskopf, ce disque a un impact aussi bien rock que cosmique. Le nom de l’album, « l’aube de la lune », oblige d’emblée à prendre la hauteur nécessaire à la contemplation du paysage qu’a composé le peintre Schulze. Il est d’ailleurs considéré comme un de ses tous meilleurs albums (voir le sondage d’En attendant Jarre à ce sujet)

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Klaus Schulze – Timewind (1975)

Klaus Schulze - Timewind (1975) dans CD / Klaus Schulze 515T53V5GQL._AA240_Timewind est une promenade d’environ une heure formée de deux escales d’une demi-heure chacune. Comme l’explique Schulze dans le livret, un morceau de (sa) musique a besoin de temps pour « prendre vie ». Cet album marque un approfondissement de ses œuvres précédentes, notamment Blackdance (1974), avec un mouvement interne subtil. En 1975, il reçu le Grand prix de l’Académie Charles Cros. Les spectaculaires éléments de sa pochette, qui emprunte ses physionomies spectaculaire aux peintres Dali (l’ami intime d’Edgar Froese) ou Di Chirico, alimentent beaucoup d’interprétations ésotériques ou morbides. À l’arrière-plan, un paysage désertique est parsemé de reliefs rocheux improbables qui semblent dessiner une clé (on pourrait également envisager des ruines). Devant, trois silhouettes fantomatiques décharnées tournent le dos au spectateur. Le regard est ensuite interpellé, de haut en bas, par la représentation d’un crâne posé sur un carrelage en forme de damier. Au dos de l’album, un joli croquis de Schulze donne à voir des indications iconiques l’emplacement des différentes couches successives de Wahnfried.

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Klaus Schulze – Mirage (1977)

La pochette de l'album 'Mirage'Mirage, sorti en 1977, est sous-titré dans la pochette intérieure « un paysage d’hiver ». Et effectivement, Klaus Schulze a conçu un disque qui marrie le fantomatique de la forme avec le glacé du fond (à moins que cela ne soit l’inverse. Chaque face du vinyle d’origine comprend un titre, qui s’articule en six sous-parties. Le disque a été enregistré pendant l’hiver où son grand frère Hans-Dieter (qui lui apprit la batterie) mourrait. La pochette de l’album, qui représente K.S. les yeux détournés, y trouve un reflet singulier. Scintillants ou planants, le nombre de synthétiseurs est impressionnant : une armada de synthétiseurs EMS, ARP et Moog, d’orgues Farfisa sont crédités, soit une quinzaine au bas mot. Impossible pour le néophyte de remettre chacun à sa place. Mais le résultat de ces accumulations démultiplie l’admiration pour l’habileté technique du berlinois. Ceci dit, il faudra plusieurs écoutes pour pouvoir accéder à la profondeur de l’album, et en ce qu’il installe d’ambiance et de sentiment de « densité sonore » que l’intellect a tendance souvent à barrer sur la durée. Après des albums assez rythmés (Moondawn, Body Love), vient un album où la rythmique est comme recouverte de neige, c’est-à-dire… figée.

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Klaus Schulze – Kontinuum – 2007

Pochette de Kontinuum, de Klaus Schulze Klaus Schulze - Kontinuum - 2007 dans CD / Klaus Schulze 5etoiles Résumé des épisodes précédents. Un nouveau voyage dans le monde obscur de Klaus Schulze où se mêlent des séquences réverbérées sur les murs sombres de son studio de Hambühren.

Le premier morceau nous fait une sorte de sommaire de sa discographie des années 70 aux années ’07. Le second morceau est composé de nappes obscures auxquelles s’ajoute une voix féminine lointaine puis au milieu du morceau vient se greffer la marque de fabrique de Klaus, la séquence Schulzienne, le son unique qui donne de la puissance au morceau et fait de cet album un chef d’œuvre.

Le troisième et dernier morceau enfin est un vrai retour aux sources, un retour à cette atmosphère Schulzienne caractérisée par des nappes profondes, une séquence à la mélodie répétitive mais à la texture du son variable, passant d’une profondeur extrême à une explosion acide, le tout saupoudré avec une batterie jouée à la main (rappelons que Klaus est à l’origine un batteur).

Servi avec une forte réverbération, vous avez ici la crème des albums de Klaus, un magnifique retour aux sources auquel on ne peut pas échapper, c’est l’album à avoir pour se faire une idée de qui est ce bonhomme ! Malgré la maladie qui l’a extrêmement diminué, il revient nous faire rêver, merci Klaus !
Critique signée Nico Noyau.

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