Archives pour la catégorie CD et Vinyles

Tangerine Dream – Sorcerer (B.O. de film, 1977)

Pochette de Sorcerer de Tangerine Dream:: Article rédigé par Etiennefroes :: Voici la première musique de film de Tangerine dream parue en disque : que ce soit par  Edgar Froese seul, ou  par son groupe, d’autres B.O.F. ont été composées sans faire l’objet d’édition  officielle. Il est possible  de trouver ces compositions sur des disques pirates, comme par exemple, la très bonne série intitulée « cinema lost cinema found » qui comprend 14 CD.

Sorcerer est une resucée du film « le salaire de la peur » réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1953, lui-même inspiré du roman de Georges Arnaud. Cette nouvelle version sorti en France sous le tire « le convoi de la peur » est loin de valoir le film original.

William Friedkin avait été impressionné par la musique du groupe allemand et c’est donc naturellement qu’il proposa à Tangerine dream de composer la bande originale de sa nouvelle production. Il ne leur remit qu’un script. La formation allemande composa sans avoir vu la moindre image du film. Tangerine dream écrivit près de 90 minutes de musique. Il a été question que les 47 minutes absentes non retenues par Friedkin pour illustrer son film et inconnues des fans, fassent l’objet d’un CD. Cette éventualité est resté pour l’instant à l’état de projet.

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Tangerine Dream – Summer in Nagasaki (2007)

Summer in Nagasaki de Tangerine Dream:: Article rédigé par etiennefroes :: Après la bonne surprise de Springtime in Nagasaki, les fans attendaient avec impatience le deuxième volet des cinq saisons atomiques tout en se demandant si Edgar Froese n’allait pas une fois de plus surprendre tout son monde.

Summer in Nagasaki est uniquement composé par Edgar Froese qui joue d’ailleurs tous les instruments de ce cd. 

De facture classique, ce disque est dans la droite ligne du précédent. Pour beaucoup de fans, il est le meilleur de la série des cinq saisons atomiques paru à ce jour : soit 4 disques.

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Kraftwerk – The Catalogue (2009)

Kraftwerk - The Catalogue (2009)Kraftwerk a sorti cette année pour Noël un coffret de ses huit derniers albums, intitulé The Catalogue. Il s’agit d’un remastering digital des albums les plus emblématiques du quatuor de Düsseldörf.

Ce projet de rétrospective a – parait-il – mis six ans à se réaliser, ce qui conduirait à dire que les six années écoulées depuis Tour de France soundtracks (devenu pour les besoins de ce coffret Tour de France tout court) ont été fort laborieuses. Car ici, toute la difficulté est de retransmettre les son d’origine des seventies -les quatre premiers disques) en lui donnant un aspect moderne et y ajouter quelques effets stéréo. Car pour Tour de France, le travail a dû être des plus limités.

Au programme, pas de bonus audio, pas de version alternative des chansons (si, si, Ralf, elles existent forcément), que du connu de chez connu – et pour cause – même les premiers albums (Ralf et Florian et Kraftwerk 1 et 2) ne sont pas au catalogue. Mais cela pourrait arriver dans un deuxième temps – si j’en crois ma source unique – Ralf Hütter (celui qui fait coucou sur la pochette).

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M/A/R/R/S – Pump up the volume (1987)

MARRS Pump up the volume« Pump up the volume »: Voici une des contributions anglaises les plus emblématiques des débuts de la technique du sampling appliqué à la dance music.

En 1987, dans la compagnie de disques 4AD, un groupe indépendant, les groupes Colourbox (fondé par les frères Young, Martyn et Steven) et le duo AR Kane (Alex Ayuli et Rudy Tambala à la base) travaillent chacun de leur côté pour créer le single « ultime » d’un genre initié par Coldcut, sous la surveillance de John Fryer, le producteur aguerri du studio Blackwing sur London Bridge.

L’acronyme M/A/R/R/S provient donc des initiales des noms des musiciens associés au sein du projet à un coup : Martyn Young (coproducteur), Alex Ayuli, Rudy Tambala, Russell Smith (les trois membres d’AR Kane à l’époque), et enfin Steve Young (de Colourbox).

Colourbox tire le nom de son single à succés d’un sample du titre a capella d’Eric B. & Rakim, « I know you got soul« . Avec des samples de DJ Dave Dorell et des scratches de Chris Macintosh, le morceau trouvait toute sa dimension. Et les deux compères repartaient des studios Blackwing, avec 200 malheureuses livres en poche sans savoir qu’ils venaient de participer à l’acte de naissance de la house music minimale avec sévère retour sur investissement. Quant au trio d’AR Kane, simple supplétifs, il assureront ce qui sera la face B du premier disque, Anitina (The First Time I See She Dance), avec Steve Young à la programmation rythmique, mais qui restera aux portes de l’histoire de la musique. AR Kane toutefois, apporta quelques retouches au travail de Colourbox (en incorporant un riff de guitare), et vice versa, ce qui posera des problèmes financiers par la suite.

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Daniel Miller – T.V.O.D. (1978)

The Normal TVODVenu d’une école d’art, l’anglais Daniel Miller s’intéresse à la musique électronique au milieu des années 70. Après avoir exercé la profession de DJ, il revient en Angleterre. Guitariste dans des micro-groupes, il baigne dans l’énergie « no future » de cette époque. Mais, rapidement, la vague punk ne trouve plus grâce à ses yeux, pas assez expérimentale. Ses références sont toutes d’outre-rhin : Can, Neu!, Faust et Kraftwerk. Il dit lui-même qu’à cette époque il n’achetait que des disques en provenance d’Allemagne.

Ses études en cinéma (il fait du montage vidéo) lui permettent de faire quelques économies. Si bien qu’en 1977, il acquière un synthétiseur Korg 700S et un magnétophone 4 pistes. Il se met à composer à son domicile un certain nombre de musique, parmi lesquels on trouve T.V.O.D. et Warm Leatherette.

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Conrad Schnitzler – Con Repetizione (1994)

Pochette de Con Repetizione de Conrad Schnitzler::Critique rédigée par Frank Boisgontier:: La carrière de Conrad Schnitzler est dès plus impressionnante. Que ce soit au sein de Tangerine Dream, de Kluster ou en solo, ce musicien né en 1937 n’a jamais cessé, depuis le milieu des années 60, de créer une musique toujours très expérimentale et souvent basée sur l’utilisation d’instrument électroniques.

« Con Repetizione », paru en 1994, comporte deux pistes de trente minutes chacune, sobrement appelées « Part 1 » et « Part 2 », dans cette grande tradition initiée par la musique électronique (au sens très large) des années 70.

Avec cette œuvre, Conrad Schnitzler s’inscrit très nettement dans la mouvance « répétitive » dont les pionniers s’appellent La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass ou Steve Reich. « Con Repetizione » est même très proche des expérimentations des années 70 de ce dernier: à l’instar de « Six Pianos », un chef d’œuvre de Reich, les deux morceaux se composent d’une superposition de motifs mélodiques qui se superposent, s’intercalent et se répondent.

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Tangerine Dream – Livemiles (1988)

livemiles.jpg..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Cet album est historique : c’est le dernier sur lequel apparaît Chris Franke, membre du groupe depuis 1971 et l’album « Alpha Centauri ». En effet, c’est épuisé par le rythme infernal des enregistrements (albums studio, live, et les nombreuses bandes originales de film) imposé par Edgar Froese, et sans doute lassé de voir la machine Tangerine Dream tourner en rond, que Franke décide de se lancer en solo. Edgar Froese verra dans se départ une véritable trahison qu’il n’a pas encore pardonné à son ex-complice. Franke partira s’installer à Los Angeles et travaillera essentiellement pour Hollywood (notamment la musique de la série « Babylon V » pour laquelle il a eu, me semble-t-il, un prix). Mais ceci est une autre histoire.

Sur la forme, on pourrait dire que Tangerine Dream revient une vieille formule : « Livemiles » se compose de deux pistes seulement de presque trente minutes chacune. La première partie est censée avoir été enregistrée à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, et la seconde à Berlin. Je dis bien « est censée », car il existe une polémique à propos de ce disque qui ne serait en fait pas du tout un enregistrement en concert, mais un réenregistrement en studio (comme le fit Jarre pour certaines parties des «Concerts en Chine»). Ceci se base sur des témoignages de spectateurs ayant assisté à ces concerts et qui ont rapporté que les morceaux joués alors n’avaient pas grand-chose à voir avec ce qui est proposé sur le disque…

En écoutant ce disque, on peut effectivement douter du réel caractère « live » de l’enregistrement. Hormis quelques bruits de spectateurs, un speaker néo-mexicain annonçant le groupe, rien ne semble indiquer d’une foule de fans assiste à l’enregistrement. On est loin de l’ambiance surchauffée qu’on entend sur le live « Encore » de 1977. Les mauvaises langues diront que les spectateurs qui ont assisté aux concerts d’Albuquerque et Berlin se sont peut être endormis.

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