Archives pour la catégorie CD et Vinyles

Tangerine Dream – Underwater Sunlight (1986)

Underwater Sunlight..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. 21ème ( !!!) album du groupe allemand, « Underwater Sunlight » est publié en 1986 par Jive Records. Pour cet album, le line-up du groupe change une fois de plus : Johannes Schmoelling, arrivé en 1980 et parti pour poursuivre une carrière solo, est remplacé par Paul Haslinger, un musicien autrichien de 24 ans. Aidé de Christian Gstettner pour toute la partie « informatique », le trio Froese-Franke-Haslinger propose avec cet album un savoureux mélange de musique électronique et de rock.

Côté son, si le groupe semble utiliser les mêmes instruments électroniques que sur leurs précédentes productions du début des années 80 (PPG, Dx7, Jupiter, sampleurs Emulator), la grosse nouveauté vient de l’utilisation plus appuyée de la guitare électrique – une orientation à laquelle Haslinger n’est pas étranger – et même de grosses guitares saturées noyées dans l’écho, des sonorités très proches d’un certain Hard Rock FM très en vogue depuis le début des années 80 (cf. Scorpions, Foreigner…). C’est la seule contribution d’Haslinger sur les six morceaux de l’album, tous composés par le seul duo Froese – Franke.

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Berlin Wall of Sound 61/89 (compil, 2009)

Pochette de Berlin, Wall of Sound 61-89..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Le récent anniversaire de la chute du mur de Berlin est à l’origine de la sortie de ce double CD regroupant ce que la scène allemande a produit de mieux entre 1961 et 1989, à quelques exceptions notoires comme Kraftwerk, Tangerine Dream ou DAF (qui refuse toute publication de ses morceaux dans des compilations).

Dès la fin des années 60, mais essentiellement dans les années 70 / début 80, la scène allemande a été le théâtre d’un bouillonnement musical qui a donné parmi les plus belles et les plus originales plages musicales produites en Europe dans cette période.

On trouve dans cette double compilation des groupes (comme Can, Neu !, Cluster, Faust ou Einstürzende Neubaten, Amon Düül II) et personnalités (comme Edgar Froese, Nina Hagen, Nico ou Irmin Schmidt) archi-connus à côté de formations moins illustres.

« Berlin Wall of Sound » donne un échantillon large, franchement bluffant, et très bien conçu dans l’enchainement des morceaux de ce que cette scène allemande (stupidement qualifiée de « rock choucroute ») a pu produire.

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Brian Eno – Nerve Net (1992)

Pochette de Nerve Net de Brian Eno (1992)..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Brian Eno a toujours été à l’avant-garde de la musique électronique. Que ce soit au sein de Roxy Music au sein duquel il faisait passer tous les instruments du groupe à la moulinette de son VCS3, en duo avec Robert Fripp, Cluster, Harold Budd ou David Byrne ou en solo, comme musicien ou comme producteur, Eno a toujours chercher à avancer, aller là où les autres ne pensaient pas (ou n’osaient pas) aller. L’influence de ses travaux sur la musique électronique (et bien au-delà) est énorme, de l’ambient jusqu’aux délires sonores du «Achtung baby» de U2. Pourtant, jamais Eno ne s’est reposé sur ses lauriers ou, contrairement d’un Phil Spector ou, à une certaine époque, de Trevor Horn (Art Of Noise, Frankie Goes To Holywood, Yes…), il ne s’est enfermé dans sa tour d’ivoire.

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John Foxx – Metamatic (1980)

Pochette de Metamatic, de John Foxx (1980)Metamatic est le Premier album solo de John Foxx, un an après son départ du groupe Ultravox, lassé des tournées. C’est l’attrait des synthétiseurs qui forge le nouveau son de Gary Numan. A quelques mois d’intervalles près (janvier 1980 contre septembre 1979) avec Gary Numan, ce disque chez Virgin n’est le premier du courant synthpop (ou pop électronique) publié en Angleterre, mais bien le deuxième, même si monsieur Foxx clame le contraire sur son site web. Mais à l’instar de The Pleasure Principe, les thèmes développés sont très gémellaires. Ils traitent l’un comme l’autre de la déshumanisation du monde (le « passage à l’état liquide par la pression de l’extérieur ») et l’entrée dans l’ère de l’électronique, massivement influencé en cela par la philosophie de The Man-Machine (le clip de « He’s a liquid » avec ses looks androgynes et cravatés) et les sons tranchants de Trans-Europe Express de Kraftwerk. Le nom de l’album fait référence à une sculpture éponyme de l’artiste français Jean Tinguely.

Les lectures de Foxx – et notamment celles de John Ballard et son roman Crash (1973) – l’amène à développer une fixette morbide sur les fantasmes sexuels autour de la vitesse en voiture et les accidents automobiles. Plusieurs chansons épouse d’ailleurs ce thème particulier. La voix de Foxx est toujours détachée et le plus souvent débarrassée de tout affect. C’est un style qui sera pérenne pendant toutes les années 80.

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Larry Fast (a.k.a Synergy) / Cords (1978)

Cords de Larry Fast..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Larry Fast est au départ un ingénieur en électronique passionné de musique. Au début des années 70, il commence par se faire remarquer en mettant au point des modules additionnels pour les synthétiseurs modulaires Moog, au point d’attirer l’attention de Rick Wakeman, le « monsieur synthé » de Yes. De fil en aiguille, il se retrouve à devenir un collaborateur régulier en studio et su scène de Peter Gabriel, quand celui-ci se lance dans une carrière solo après on départ de Genesis. C’est notamment avec Fast que Gabriel expérimente à tout va avec le fameux Fairlight CMI dont il fut le premier acquéreur. Les deux hommes cessent de collaborer au moment de l’enregistrement de «So», quand la musique de Gabriel prend une orientation «world» qui ne correspond pas aux attentes de Fast.

Parallèlement à ses activités avec Peter Gabriel, Larry Fast a, dès le milieu des années70, monté son propre groupe, Synergy. Un groupe dans lequel il est… tout seul, une démarche motivée par une phrase de Robert Fripp qui, en 1974, après avoir dissout (temporairement) King Crimson, avait déclaré que l’époque des groupes était révolue et que l’avenir était aux « petites unités mobiles et intelligentes ». Le « groupe » Synergy de Larry Fast dépassait au départ le simple cadre de la musique, puisqu’il voulait en faire un véritable projet multimédia (musique, vidéo, fabrication d’instruments et de logiciels, etc).

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Thierry Fervant – Univers (1980)

Pochette d'Univers de Thierry FervantAncien chargé de relations publiques dans la maison de disques Barclay, Thierry Fervant, né en Suisse en 1945, a étudié le piano et l’harmonie au Conservatoire de Genève. Il a  travaillé pour des artistes de variétés dans les années 70, avec à la clé pas moins de 300 chansons.

Entre 1980 et 1988, une série quatre concept-albums à large diffusion [Seasons of Life (1981), Blue Planet (1984), Legends of Avalon (1988)] qu’Univers vient inaugurer le fait grimper en bonne place dans les compositeurs de musique électronique reconnus en France. C’est la période où, dans de nombreux pays, ce qui porte l’étiquette synthétiseur se vend extrêmement bien. Aujourd’hui, malheureusement, ses œuvres ont eu une vie limitée. Et Univers restera à jamais comme son meilleur album instrumental. En effet, Thierry Fervant lancera par la suite son studio d’édition musicale, puis œuvrera par la suite beaucoup pour la télévision et le cinéma avec les dernières technologies du son et de l’image haute-définition.

La pochette d’Univers reflète assez bien ce qu’on trouve sur ses deux faces: Un « univers » bien ordonné, selon des critères classiques, répondant à un désir de symétrie et d’équilibre. Tel est, à mon sens, le projet musical du suisse, qui, en alternant morceaux dynamiques et cinémascopiques, veut faire du synthétiseur non un ornement mais une pierre de taille avec laquelle il édifie un projet néo-classique.

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Robert Fripp – A Blessing of Tears (1995 Soundscapes Volume 2)

Pochette de ''A blessing of Tears'' de Robert Fripp..::Critique rédigée par Frank Boisgontier::.. Robert Fripp est un guitariste britannique né en 1946 et principalement connu pour être le fondateur du groupe de rock progressif King Crimson. Il a aussi joué le rôle de producteur (notamment pour Peter Gabriel) et fondé sa propre académie de guitare destinée à enseigner la méthode qu’il a lui-même mise au point.
Les activités musicales de Fripp, basées sur l’utilisation de la guitare, reposent aussi sur l’utilisation de tout un tas de dispositifs électroniques destinés à complètement modifier le son de son instrument. Ainsi, dans les années 70, il publie, avec Brian Eno, des albums de musique électronique très expérimentale basée un système d’écho infini (basé sur deux magnétophones s’enregistrant mutuellement) mis au point par Eno et le son de guitare traité. Ces œuvres posent les bases de ce que l’on appellera l’ambient dont Eno sera le maître à penser et le chantre durant des années. Fripp développe alors un style de musique improvisée très personnelle qu’il base sur un système d’écho à bande et de traitements sonores électroniques qu’il baptise « frippertronics » (contraction de « fripp » et « electronics »). Ces «frippertronics» peuvent notamment être entendus sur le premier album solo de Fripp, « Exposure » qui date de 1979.

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